lundi 21 avril 2014
 
Les Dossiers de L'Informaticien
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Les NOUVEAUX MÉTIERS de l'informatique

par La rédaction - Dossier publié par le magazine L'Informaticien le 01/09/2011 Article Rating

Les jobs en pointe

Si la reconnaissance n’est pas au rendez-vous, cela n’empêche pas de nouvelles fonctions d’apparaître. Suivant la mixité des fonctions métier et techniques, les postes auront une orientation différente. Tour d’horizon des métiers stars dans l’IT new look.

Suivant l’évolution organisationnelle des services informatiques, la DSI devient la DOSI, avec un « o », pour organisation. De simple division en charge de l’informatique de l’entreprise, l’ex-DSI prend désormais en compte les aspects organisationnels. Le service informatique devient ainsi le garant de différents nouveaux éléments pour le métier de l’entreprise comme sa sécurité, la conformité de ses actions avec la législation ou les règles internes de l’entreprise, son image sur Internet… D’une certaine manière, c’est plutôt une bonne nouvelle puisque le défunt service informatique prend une place plus stratégique sur l’échiquier des divisions de l’entreprise.

Architectes et responsables de domaine
Son deuxième rôle reste très technique. Elle doit accompagner et aider les autres divisions dans leurs fonctions et leur proposer, au moins des solutions, au mieux leur apporter des innovations qui leur permet de faire la différence face à la concurrence. Si cela doit se faire en accord avec l’approche économique compatible avec la situation de l’entreprise, ce n’est pas non plus la seule coupe claire des ressources IT qui est donc au programme ! Cette réorganisation, tout du moins dans les grandes entreprises, a fait émerger de nouvelles fonctions qui sont désormais les profils les plus courus du moment.
Un des premiers exemples de cette évolution tient dans l’émergence du responsable de domaine dans les Dosi. Ce poste, présent dans les directions des études, prend en charge les différents composants qui permettent à un domaine d’activité de l’entreprise d’avoir à la fois les bons outils, mais aussi d’avoir un interlocuteur pour améliorer en continu le domaine d’activité par les demandes du métier vers les responsables des études. Ainsi, Pierre et Vacances a étendu son champ d’activités vers la promotion immobilière. Ce nouveau métier pour le loueur de solutions de vacances a été concrétisé par la mise en place de responsable pour chaque domaine d’activité dans l’entreprise.
Dans le même ordre d’idée, on voit l’apparition des directeurs de programme qui sont des « super directeurs de projet ». Eux aussi ajoutent une orientation métier à leurs prérogatives historiques de chef de projet. Conséquence première : si un directeur de projet pouvait toucher jusqu’à 120 000 € par an, le directeur de programme peut aller jusqu’à demander 200 000 € !
Autres stars du moment, les architectes ! Si leur rôle était bien connu et très technique lors de la vague d’urbanisation des systèmes d’information et le passage vers les architectures orientées services, ils évoluent aujourd’hui vers un rôle d’architecte fonctionnel. Celui-ci, en plus de sa connaissance technique précise sur telle ou telle technologie, doit connaître parfaitement le métier de l’entreprise pour concevoir une solution technique répondant au métier de l’entreprise. « Ces profils sont très recherchés et donc très chers », précise Mickaël Cambot du cabinet de recrutement spécialisé Robert-Walters.
Suivant la maturité de l’entreprise, les urbanistes ont toujours largement droit de cité et sont des personnes jalousement conservées par les entreprises. Selon la taille de l’entreprise et le secteur d’activité, la fourchette de leur salaire s’étale de 45 000 € à 90 000 €.

La sécurité, un vrai métier
Le recruteur chez Robert-Walters voit également pour l’avenir une évolution sur un poste d’architecture des postes de travail lorsque la virtualisation de ces postes aura été largement effectuée dans les entreprises. Encore hypothétique, cette vision n’est pas sans intérêt.
Avec une entreprise ouverte sur le monde via Internet, la sécurité a acquis un rôle important voire prépondérant dans les entreprises. Les attaques récentes n’ont fait que renforcer le phénomène et apporte une spécialisation accrue des personnes en charge de cette fonction. Il prend une dimension plus large avec une mission de prévention des risques et explique aux différents services de l’entreprise les impacts potentiels que peuvent avoir les dangers inhérents à une forte ouverture des systèmes d’information. Là encore, la rémunération dépend de la taille de l’entreprise et du secteur d’activité et de l’expérience de la personne, mais les salaires constatés oscillent entre 70 000 € et 90 000 € dans les grandes entreprises.
Certainement les plus médiatisés, les métiers en rapport avec les outils 2.0, comme les réseaux sociaux ou les outils collaboratifs sur Internet, sont cependant bien moins présents qu’affiché.

Internet ! Internet ! Suis-je toujours la plus belle ?
Ce phénomène tient à la complexité du sujet et les compétences très différentes que ces métiers demandent. Un animateur de communauté doit savoir rédiger, utiliser parfaitement les outils de veille et de recherche, vérifier auprès des équipes internes ce qu’il va mettre en ligne. Consommateur de temps et de ressources, ces différents éléments font que beaucoup d’entreprises ont choisi d’externaliser cette partie.
Alors, s’il existe de plus en plus de Community Managers ou de responsables du référencement internet, ils sont présents le plus souvent dans des agences de communication spécialisées, les héritières de nos bonnes vieilles Web Agency du début des années 2000. Contrairement à une idée reçue, les animateurs de communauté ont des salaires plutôt confortables pouvant aller jusqu’à 65 000 € avec de l’expérience – qui ne peut être que récente de toute façon ! – alors qu’un référenceur plafonnera à 40 000 €, selon nos informations.
Le responsable e-business, à forte connotation commerciale, est déjà un profil plus ancien mais toujours aussi couru et prend en charge l’ensemble des opérations de vente et de génération de leads par Internet. Il est le garant de la politique commerciale en ligne de l’entreprise et doit veiller sur tous les aspects de cette activité, dont le retour sur investissement. Sa rémunération aura une forte part de variable, d’où des salaires parfois spectaculaires. Ils s’étalent entre 45 000 € et 120 000 € par an.

Les champions de la performance
L’ouverture vers Internet a fait prendre conscience aux entreprises que la performance de leurs systèmes était essentielle pour soutenir leur activité. Éric K’Dual, manager associé chez Neoxia, entreprise spécialisée dans le conseil et l’intégration de systèmes, le constate chez ses clients : « entre la production et les études de vrais métiers apparaissent comme les métrologues ou les responsables de performance ». Ils interviennent donc dans l’optimisation des systèmes pour obtenir la performance maximale pour que le métier de l’entreprise ne pâtisse pas de l’informatique.
Encore à part de ses spécialistes de la performance, on peut ranger le responsable ou la personne en charge des aspects durables dans l’utilisation des technologies. Son poste est multi facette et demande des connaissances technologiques larges puisqu’il va intervenir sur des dossiers très différents comme la réduction des impressions papier, la gestion des postes de travail, la mise en œuvre du télétravail…  Ces postes sont récents et quasi inexistants voici quelque temps.

Les manques sur le marché
Malgré la pénurie affichée sur le marché de l’emploi informatique, il reste des niches d’emploi qui ne trouvent guère de preneurs. Ainsi, depuis quelques années, le secteur des ERP manque de consultants alors que ceux-ci gagnent très bien leur vie. Mickaël Cambot rappelle qu’un consultant sur SAP gagne autant en étant spécialisé sur un module de l’éditeur allemand qu’un spécialiste Windows avec quinze ans d’expérience ! Il en est de même dans les technologies de la virtualisation. Les certifiés sur les technologies de VMware sont des personnes très recherchées, car surtout présentes dans les sociétés de services ou chez les éditeurs, mais peu dans les entreprises pourtant grandes consommatrices de virtualisation dans leurs centres de données.
Autre secteur sensible, la Business Intelligence. Selon une étude récente menée pour le compte de Teradata, ils devraient manquer près de 60 % des ressources nécessaires dans ce secteur en 2018 aux États-Unis du fait de l’inadéquation de la formation aux besoins des entreprises. Rien que sur le marché américain, près de 190 000 spécialistes en analytique seront nécessaires en plus des analystes et managers – soit 1,5 million de personnes ! – en place sur le traitement des données.
Si dans notre pays, le phénomène de pénurie peut sembler contestable, il est évident que le recrutement ne se fait pas à l’échelle des ressources disponibles et que le manque sur certains postes, en particulier ceux demandant des compétences managériales, fait que les profils évoluent et que l’expertise technique n’est plus l’argument ultime pour des emplois dans l’informatique.
Mickaël Cambot souligne enfin que bon nombre des managers dans l’IT proviennent désormais des écoles de commerce et non plus uniquement des écoles d’ingénieurs… 


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