jeudi 24 mai 2012
 


LE BLOG DE LA REDACTION DE L'INFORMATICIEN


Auteur: Date: 28/03/2006 RssIcon
Le Blog de la rédaction de l'Informaticien. Pour réagir aux articles parus dans le magazine, donner votre point de vue, apporter des informations complémentaires,...
Par Charlie Braume le 04/01/2012
Les résultats provisoires de notre sondage mis en ligne depuis le 30/12, sur plus de 350 réponses (une seule réponse retenue par participant), font ressortir quelques tendances assez significatives. Parmi les événements de l'année écoulée nos visiteurs pensent qu'il faudrait retenir :

- L'explosion du marché des tablettes

- L'attribution de la 4ème licence à Free Mobile

- Le stockage en ligne et le Cloud

- Le rôle des réseaux sociaux dans le printemps arabe

- La disparition de Steve Jobs

- L'adoption de HTML5 pour le développement web

- Apple iPhone 4S et son assistant vocal Siri

- Android 4.0, (Ice Cream sandwich)


Classement très provisoire... Et nous en avons certainement oublié... A vous de corriger le tir...

Par Charlie Braume le 28/12/2011
Fustigé par la Cour des Comptes, vilipendé par les syndicats, le chantier de la modernisation de l’État n’a pas que des amis. Hors de la polémique, L’Informaticien fait le point sur les buts et l’avancement de cette immense reconstruction en faisant le tour des principaux projets en cours liés à l’informatique, en rencontrant les principaux acteurs de cette rénovation qui a pour but à la fois de moderniser l’État en le rendant plus effi cace et moins cher, mais aussi de rendre plus simple la vie des usagers par une utilisation massive des nouvelles technologies. 

Un projet consensuel Si la modernisation de l’État suscite quelques discussions, le projet en lui-même est dès ses prémices un chantier politiquement consensuel, et tout le monde s’accorde à vouloir que l’État, dans toutes ses dimensions, soit plus efficace, coûte moins cher au contribuable et soit plus simple d’accès pour les usagers. Ceux-ci d’ailleurs ne sont pas les derniers à demander ces aménagements avec la diffusion de l’Internet et des environnements mobiles. 

L’année qui s’annonce ne va pas être un sommet de consensus politique dans notre pays, alors que la Loi Organique relatives aux Lois de finances (LOLF) a été portée sur les fonds baptismaux dans un magnifique accord droite-gauche. À l’époque, personne n’a discuté la nécessité de clarifi er comment l’État utilisait les deniers publics. L’idée de cette loi était de présenter différemment les comptes de l’État pour que les parlementaires puissent mieux contrôler l’action des pouvoirs publics. Avant ce texte, les parlementaires ne discutaient que des mesures nouvelles et reconduisaient sans discussion les dépenses en cours. Ils ne contrôlaient donc a priori que 6 % des dépenses de l’État. Aujourd’hui, les parlementaires peuvent discuter sur 100 % des dépenses engagées. Diplomatiquement, on va dire que les parlementaires utilisent parcimonieusement ce droit qui leur a été donné ! 

Une logique de performance La présentation par grandes politiques publiques avec de nombreux indicateurs a demandé aux différentes administrations de très gros efforts et a changé la gestion des administrations vers une logique de performance et une refonte des méthodes comptables en introduisant une analyse des coûts. Pour soutenir ce changement, l’outil informatique...
Par Charlie Braume le 13/12/2011
Pilier des infrastructures applicatives depuis plus de dix ans, SQL connaît ses limites avec l’émergence du modèle distribué en nuage et l’impatience des utilisateurs d’Internet. Au-delà de 4 secondes, l’internaute est déjà parti surfer sur un autre site avec autant de manques à gagner si vous êtes un marchand du Net. Créé pour structurer les données, SQL est aussi désarmé face à l’explosion du trafic de données non ou semi structurées. Pour remédier à ces lacunes, des éditeurs ont imaginé de nouvelles solutions en prenant le contre-pied de SQL et en refusant de structurer totalement la base. Ce mouvement, le No SQL, connaît déjà ses dissidents qui souhaitent combiner le meilleur des deux mondes. S’ils sont également «NO » SQL, ceux-ci s’accordent plus précisément sur le slogan « Not Only » SQL. Tour d’horizon et enjeux autour de ces technologies.  

Plus qu’une technologie, No SQL est devenu un phénomène. En l’espace de seulement quelques années, une simple plate-forme destinée à corriger certaines lacunes de SQL est devenue une application qui anime le marché avec une communauté de plus en plus importante d’entreprises nouvelles capables d’attirer des capitaux de plus en plus imposants. Le pourquoi du comment – et le combien ! – sur ce marché en devenir. Qu’est-ce qui a bien pu pousser Don Rippert, CTO d’Accenture, à devenir après 30 ans de bons et loyaux services le CEO de Basho, petite start-up dans le domaine des bases de données No SQL ?

Si l’intéressé a mis le fun en avant, il a aussi sa petite idée en tête : faire partie de la prochaine révolution des systèmes IT. Dans son rôle de CTO chez Accenture, il traitait quotidiennement pour les clients des sujets en rapport avec le Big Data et les bases No SQL. Quand l’occasion s’est présentée il est monté dans le bateau d’une entreprise du secteur. Il est persuadé que les entreprises vont bientôt adopter ce type de technologie en masse pour faire face à l’explosion des données non structurées qu’elles auront à gérer dans un proche avenir. Pour mémoire, IDC prévoit que ce seront 1,8 Zettaoctet qui seront stockées durant cette année. Don Rippert estime que No SQL est la réponse à environ 40 % des business cases du moment dans les entreprises. 

Autre exemple : 10gen, une société de services spécialisée dans le support de la base MongoDB, une autre...
Par Charlie Braume le 02/09/2011
Après plusieurs années d’errements ou d’échecs dans le domaine du réseau social, Google est revenu sur le devant de la scène à la fin juin avec Google Plus. Cette fois, il semble que la tentative soit la bonne car le réseau social concocté par l’entreprise de Mountain View présente d’indéniables qualités. Cependant, Facebook, fort de ses 700 millions de membres ne va pas rester inactif. Une nouvelle guerre est donc déclarée.

C'est le plus grand chantier de Google depuis plusieurs années. Après diverses tentatives d’arrivée dans le réseau social, le géant de la recherche a remis l’ouvrage sur le métier et le résultat a été présenté voici quelques semaines. Ce réseau social s’appelle Google+ et a attiré plus de 20 millions  d’utilisateurs en moins d’un mois. Les fonctionnalités sont intéressantes, novatrices, nous y reviendrons. Le plus étonnant est que Google affirme haut et fort que ce qui a été présenté n’est qu’une toute petite partie d’un gigantesque iceberg qui sera développé dans les prochains mois.

Un mail fédérateur Toutes les grandes histoires ont leur part de légende et l’avènement de Google+ ne fait pas exception à la règle. À l’instar d’un mail envoyé par Bill Gates en mai 1995 à l’ensemble des employés de l’entreprise, et annonçant la nécessité absolue que Microsoft devienne « Internet-centric », le point de départ est encore un mail, expédié cette fois par Urs Hölze, un très ancien employé de Google, à l’époque en poste comme directeur des opérations. Ce mail tire les conclusions de l’un des échecs les plus retentissants de l’histoire de l’entreprise : Buzz.

En 2009, Google, conscient de l’importance croissante des réseaux sociaux, a lancé un produit intégrant des morceaux de Facebook, de Twitter le tout intégré dans la messagerie Gmail. Le problème survient quelques jours après le lancement. En pleine polémique sur le respect de la vie privée, Buzz commet l’irréparable en récupérant les comptes Gmail des membres et en les publiant. Le tollé est incroyable. Google ne prend pas suffisamment tôt la mesure de l’événement avant de corriger, et le produit est ainsi pénalisé dès son lancement. Il ne s’en relèvera pas ! Pas plus que Wave en 2007, bâti autour d’une norme baptisée Open Social que l’éditeur souhaitait populariser. Wave était sans doute trop en avance sur son temps et le produit...
Par Charlie Braume le 01/12/2010
INF086mid.jpgPointé du doigt depuis une dizaine d’années, l’omniprésent logiciel de Microsoft, PowerPoint, abêtit-t-il son demi-milliard d’utilisateurs dans le monde ? Enquête sur un programme qui, au-delà de toutes ses fonctionnalités, impose également un vocabulaire, voire une manière d’être, et un formatage de la présentation d’un projet. Mais existe-t-il une alternative crédible et efficace à la rhétorique des petits points ?Dans la lueur d’un show PowerPoint, le monde est condensé, simplifié et plus lisse – brillant et hyperréel – comme ces villes en arrière-plan dans les courses automobiles de Playstation. Ceci est un extrait de l’article « Comment un logiciel édite nos pensées », paru en 2001 dans le respecté magazine américain The New Yorker. Il conclut : « PowerPoint est étrangement habile à dissimuler la fragilité d’une proposition, la vacuité d’un “ business plan ”, devant un public toujours respectueux ; grâce à la distraction visuelle, l’orateur peut rapidement occulter toutes les failles ridicules de son argumentation. »Récemment, la polémique a été relancée à l’occasion de la sortie d’un nouveau livre consacré au plus fameux des logiciels de présentation. Intitulé « La pensée PowerPoint – Enquête sur ce logiciel qui rend stupide », écrit par Franck Frommer, l’ouvrage pointe un à un les nombreux griefs que l’on peut adresser à l’encontre de l’outil de Microsoft. Son omniprésence, tout d’abord : PowerPoint, ses 500 millions d’utilisateurs, ses 30 millions de présentations par jour (source de l’éditeur), son milliard de dollars de revenus en 2003.Au final, que reproche-t-on à PowerPoint ? Si toutefois on pouvait reprocher quelque chose à un logiciel devenu le réfrigérateur ou le caddie de la présentation ? S’il est utilisé à outrance, c’est tout de même en premier lieu sans doute parce qu’il répond parfaitement à des besoins : de présentation, de mobilité, de création rapide, d’accessibilité à la mise en forme, à la simplicité – pas besoin d’être bac+5 pour créer un .ppt –, etc. Tout cela, quand même, fait du logiciel un outil incontournable, car « l’annonce, la présentation, la mise sur le marché, la promotion ne peuvent déjà plus s’envisager sans mise en scène », écrit Franck Frommer. Mais qui dit mise en scène, dit également synthèse, ou la « rhétorique des petits points », comme écrit l’auteur de La...
Par Charlie Braume le 08/03/2010
INF078mid.jpgPourquoi Dieu a réussi la création du monde ? Parce qu’il n’avait pas de base installée. Chez Microsoft, cette vieille plaisanterie n’en est pas une. C’est une question qui a un certain prix. Au bas mot 15 milliards de dollars ; par an et uniquement pour Windows. Aussi, lorsqu’il s’agit de changer radicalement l’informatique personnelle, ce qui pourrait être le cas avec Windows 8, l’éditeur se montre d’une prudence de sioux, y compris et surtout dans sa communication ou, devrions-nous écrire, dans sa non communication.La scène se déroule au Palais des festivals de Cannes au début des années 90 à l’occasion de la conférence européenne de l’association des éditeurs de logiciels.Sur l’estrade, Steve Jobs effectue une présentation du Next devant deux trois centaines de personnes. Dans l’assistance se trouve à nos côtés un jeune trentenaire qui sera nommé quelques semaines plus tard directeur général adjoint de Microsoft France et poursuivra ensuite une splendide ascension au sein de l’entreprise (Jean-Philippe Courtois est aujourd’hui Président de Microsoft International. A ce titre, il fait partie des 18 seniors leaders de l’entreprise). La présentation nous a presque tous subjugués. Lui semble beaucoup plus circonspect. Nous lui demandons : « Microsoft va se mettre à développer des logiciels pour le Next ? ». « Peut-être, on verra. Cela dépendra de la base installée », répond-il.La suite est connue. Le Next n’a jamais réussi à décoller, peut-être par manque d’applications innovantes et Microsoft est l’entreprise que l’on sait. Mais cette anecdote montre que la notion de base installée fi gure dans les gênes de Microsoft, de très longue date. A une époque où la plupart des éditeurs de logiciels se préoccupaient de séduire telle ou telle frange d’utilisateurs, Microsoft avait déjà incorporé la notion de volume, de marché de masse, de base sur laquelle on s’appuie pour lancer de nouveaux produits, de nouveaux services et se rendre incontournable. C’était il y a vingt ans et rien n’a changé, bien au contraire. Toutefois, avant de détailler pourquoi cette notion de base installée demeure si importante pour les futurs Windows, il convient de présenter les protagonistes en charge de ces affaires.Une affaire d’hommesLe premier d’entre eux est l’homme...
Par Charlie Braume le 30/12/2009
INF076mid.jpgDepuis quelque temps, l’image de Google se brouille. Inquiets devant la puissance gigantesque et toujours croissante du moteur de recherche, de plus en plus d’observateurs commencent à dresser un portrait peu flatteur du géant de Mountain View. On voit même fleurir ces jours derniers des propos qui s’apparentent à des appels au boycott. A l’instar de Microsoft voici une dizaine d’années, Google est aujourd’hui pris dans la tourmente.« Comment cela ? Vous plaisantez,j’espère ! Vous pétâtes les plombs ? Vous fumâtes la moquette ? Pas une entreprise de technologies ? Mais c’est le contraire. Google est le Graal du bit, l’Everest de l’algorithme, l’alpha et l’omega de l’IT ». « Non ! Je persiste et n’y voyez nulle trace de tabac qui fait rire ou d’eau de feu. IBM, Microsoft, HP, Oracle et quelques milliers d’autres sont des entreprises de technologie, d’IT. Pas Google. Il s’agit d’une boîte de pub, certainement la plus puissante qui soit et qui, pour le devenir, s’est appuyée et s’appuie encore sur des technologies exceptionnelles, assurément parmi les meilleures qu’elle a développées en interne. A l’instar d’Amazon, Google tend à devenir une boîte techno, au travers de ses appliances ou du cloud computing mais pour le moment 90 % de son chiffre d’affaires est réalisé au travers de la “réclame”, comme on disait jadis, pas au travers de ses technologies. »Cette conversation imaginaire illustre la dichotomie qui existe entre deux visions du géant de la recherche sur Internet. Jusqu’à présent, l’image de Google était celle d’une entreprise résolument high-tech, où les salariés, recrutés parmi la crème de la crème, bénéficient de conditions de travail idylliques même s’ils sont soumis à une forte pression. Mais derrière cette image d’entreprise généreuse, branchée, hype qui met gratuitement à disposition du monde entier des outils exceptionnels par leur conception et par les services qu’ils rendent, d’autres commencent à s’inquiéter des dérives potentielles, des atteintes à la vie privée, du monopole sur l’information, les médias. Plus récemment, d’autres vont encore plus loin et affirment que le système économique proposé par Google fonctionne à son profit quasi-exclusif et qu’il s’agirait d’une sublime martingale, aussi intelligente que ses algorithmes;...
Par Charlie Braume le 29/11/2009
INF075mid.jpgIl ne faut pas s’y tromper : la prolifération d’informations sur Internet et la dépendance des individus comme des entreprises font que le réseau est devenu LE point crucial à contrôler lorsque l’on souhaite dominer un État. Depuis 2007, la cyber-guerre n’est plus un sujet de prospective mais bien une réalité, protéiforme.Dans le monde, et en particulier dans les pays émergents,vous trouvez 10 informaticiens pour un poste de travail. En conséquence, il y a de la matière grise, jeune, compétente, née avec l’Internet. C’est une main d’oeuvre naturelle pour les cyber-criminels », prévient Jean-Philippe Bichard, directeur de la communication de Kaspersky Labs.« La frontière entre cyber-criminalité et cyberguerre est parfois très floue », estime quant à lui Nicolas Arpagian, journaliste et auteur d’un livre très fouillé sur la cyber-guerre. « J’altère les tuyaux en surveillant ou en détruisant, j’altère les conditions d’exercice ou j’interviens sur les contenus par une prise de contrôle de l’information à distance ou une guerre de l’information sous forme de dénigrement, ce que l’on appelle le “cyber-hacktivisme”. C’est une première forme de cyber-guerre. »Ce type d’actions peut être mené contre une entreprise, un groupe d’entreprises ou un État. C’est par exemple ce qui s’est passé au printemps 2008 contre les entreprises françaises par des populations chinoises appelant au boycott. C’est ce qui se passe en permanence entre différents pays d’Afrique et du Moyen-Orient qui mobilisent des cyber-hacktivistes pour déverser des torrents de haine contre des voisins et ainsi stimuler la fierté nationale, par exemple à l’occasion d’un match de football comme nous avons pu le voir très récemment entre l’Algérie et l’Egypte. De même, la guerre entre Israël et la Palestine ne s’arrête jamais sur Internet où les actions de dénigrement mutuel sont systématiques. Ce type de cyber-guerre qui ne veut souvent pas dire son nom, devient un enjeu pour de nombreux États comme nous allons le découvrir. Car, si la guerre traditionnelle appelle certaines « règles », cela n’est pas vrai pour la guerre électronique. De plus, dans un confl it traditionnel, on sait parfaitement quand des troupes ou des matériels ont franchi une frontière. Dans le cas d’une cyber-attaque,...
Par Charlie Braume le 23/06/2009
INF071mid.jpgLeur arrivée rappelle en bien des points les débuts de la micro-informatique à la maison. De quoi laisser penser que la robotique domestique pourrait connaître un énorme développement dans les années à venir. Déjà dans l’Hexagone, des entreprises innovantes se regroupent pour créer un bloc qui permettra la France, puis à l’Europe, de jouer un rôle primordial dans ce domaine.

Fin mai 2009, des dirigeants d’entreprises étaient réunis, avec la presse, dans le sud de Paris, pour célébrer le lancement de Cap Robotique, une nouvelle section du pôle de compétitivité Cap Digital. Humeur bon enfant, sourires radieux sur les lèvres des participants qui semblent comprendre que le secteur de la robotique est enfin pris au sérieux.

Depuis une vingtaine d’années, la robotique a envahi les chaînes de production
dans l’industrie. Aujourd’hui, tous les facteurs clés semblent  réunis pour qu’enfin la robotique et ses premiers modèles humanoïdes partent à la conquête du marché grand public !...

neo2.jpg

- Le robot domestique va-t-il arriver enfin dans nos maisons ?

- Et pour quoi faire au juste : tâches ménagères, aide à la personne ?

- Quelles règles éthiques doit-on fixer aux constructeurs et développeurs ?


- Une nouvelle ère s'ouvre-t-elle pour l'informatique familiale avec un immense champ d'applications pour les amateurs de programmation ?

Partagez avec nous votre avis sur la "robolution" annoncée dans nos colonnes ce mois-ci par Bruno Bonnell, l'ancien patron d'Infogrammes.



Par Charlie Braume le 28/03/2009
INF068mid.jpgDéjà adopté par le Sénat fin 2008, le projet de loi « création et Internet » est débattu jusqu’à la mi-avril à l’Assemblée nationale. Lors du premier examen de ce texte antipiratage les débats ont été quelque peu électriques. Mais quels que soient les amendements qui pourraient être retenus, l’institution de l’Hadopi et de la riposte graduée paraît totalement dépassée avant même un début d’application.

Si l’on s’en tient aux aspects techniques, les failles qui rendront le projet «création et Internet» inopérant ne manquent pas. Dans le numéro d'avril du magazine L'Informaticien nous en avons sélectionné huit, pour commencer…

1/ Le Triple Play ou rien ! Comment restreindre l'accès à l'heure des Box ?

2/ Le casse-tête du streaming : Légaux ou pas, les sites pour télécharger de la musique ou des séries télé se multiplient. Comment faire le tri ?

3/ Le détour par les tunnels privés. Installer un réseau privé n'est pas si compliqué...

4/ Prise de contrôle à distance. Comme pour les tunnels VPN, c'est du crypté.

5/ L’échange via pièces jointes d’e-mail. Jusqu'à nouvel ordre ce sont des échanges privés.

6/ Le chiffrement, une pratique légale qui risque de connaître un grand essor avec Hadopi.

7/ Freenet et ses émules (sans jeu de mot) vont susciter un regain d'intérêt.

8/ ...et un nouveau défi pour le P2P. Ces réseaux ont déjà fait la preuve de leur réactivité ! The Pirate Bay a déjà annoncé une offre de tunnel privé.

Bref pour ces 8 motifs et beaucoup d'autres, le projet Création et Internet paraît totalement inapplicable. Partagez-vous notre opinion ? Que proposer d'autre pour protéger les auteurs ?