jeudi 24 mai 2012
 
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Par Charlie Braume le 28/03/2009
Déjà adopté par le Sénat fin 2008, le projet de loi « création et Internet » est débattu jusqu’à la mi-avril à l’Assemblée nationale. Lors du premier examen de ce texte antipiratage les débats ont été quelque peu électriques. Mais quels que soient les amendements qui pourraient être retenus, l’institution de l’Hadopi et de la riposte graduée paraît totalement dépassée avant même un début d’application.Si l’on s’en tient aux aspects techniques, les failles qui rendront le projet «création et Internet» inopérant ne manquent pas. Dans le numéro d'avril du magazine L'Informaticien nous en avons sélectionné huit, pour commencer…1/ Le Triple Play ou rien ! Comment restreindre l'accès à l'heure des Box ?2/ Le casse-tête du streaming : Légaux ou pas, les sites pour télécharger de la musique ou des séries télé se multiplient. Comment faire le tri ?3/ Le détour par les tunnels privés. Installer un réseau privé n'est pas si compliqué...4/ Prise de contrôle à distance. Comme pour les tunnels VPN, c'est du crypté.5/ L’échange via pièces jointes d’e-mail. Jusqu'à nouvel ordre ce sont des échanges privés.6/ Le chiffrement, une pratique légale qui risque de connaître un grand essor avec Hadopi.7/ Freenet et ses émules (sans jeu de mot) vont susciter un regain d'intérêt.8/ ...et un nouveau défi pour le P2P. Ces réseaux ont déjà fait la preuve de leur réactivité ! The Pirate Bay a déjà annoncé une offre de tunnel privé.Bref pour ces 8 motifs et beaucoup d'autres, le projet Création et Internet paraît totalement inapplicable. Partagez-vous notre opinion ? Que proposer d'autre pour protéger les auteurs ?...
Par Charlie Braume le 07/03/2009
Crise du subprime, crise financière, crise économique... Les systèmes d'information ont-ils leur part de responsabilité ?

Aujourd'hui, la recherche de boucs émissaires, prend une tournure qui frise l'obsession. Des interrogations suspicieuses, et légitimes, envahissent les esprits. En vrac : Les coupables sont-ils les patrons d’entreprises cotées, pourtant censés répondre au pénal de leurs fausses déclarations ? Doit-on incriminer la cohorte des consultants, auditeurs, commissaires aux comptes, experts-comptables et autres contrôleurs de gestion, pour beaucoup grassement payés, qui n'ont rien vu venir ? Et pourquoi pas les économistes, doués pour les prédictions, pourvu qu’elles ne concernent pas l’avenir ?

Dans les grandes entreprises, les directeurs financiers et les DSI passent des milliers d'heures à mettre en oeuvre, dans leurs domaines de compétence respectifs, la fameuse «compliance». Un terme anglo-saxon fourre-tout, qui mêle à la fois la gouvernance, le pilotage et les bonnes pratiques. Ont-ils été négligeants ?

Dans le numéro de mars de L'Informaticien nous ouvrons le débat avec deux points de vue. Pour Olivier Bomsel, économiste au Cerna, le laboratoire d'économie industrielle et de finance de Mines Paris Tech, la crise est monétaire, pas informatique. Mais Henri Chelli, fondateur du cabinet Synedge Consulting, spécialiste de l’urbanisation de l’entreprise et de son système d’information estime lui que «l’embauche de mathématiciens pour développer des logiciels très sophistiqués d’évaluation des risques aurait dû prévenir toute opération hasardeuse». Mais au-delà de la  recherche, quelque peu stérile de responsabilités, la fonction DSI ne doit-elle pas vivre sa révolution au sein de l'entreprise ?

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