Etait-ce le bon choix ? C’est la question que nous nous posons. Pour HP, cela semble vraiment être le cas. Pour Palm en revanche, nous avons quelques doutes. Voici les raisons.
Le rachat de Palm par HP a surpris tout le monde. On s’attendait à un rachat, mais HP n’était pas donné favori. Voici les raisons qui nous poussent à croire que le constructeur de PC a saisi la une très belle opportunité. Mais pour le fabricant du Palm Pre, il semble que cette acquisition ne soit pas des plus opportunes. Précisons que nous avons actuellement en notre possession les deux derniers modèles de mobiles, les Palm Pre Plus et Pixi Plus.
Vu du côté HP
Pour HP, acheter Palm était du pain béni. Effectivement, le constructeur numéro un mondial de PC a perdu la main dans la mobilité depuis quelques années. S’il a sorti quelques modèles qui ont su séduire les professionnels notamment, son nom n’était plus associé avec technologie, innovation, etc.
Racheter Palm lui apporte tout d’abord le plus important : un OS fiable, solide, intuitif, vraiment bien réussi. Ce dernier est donc à lui tout seul une sorte de « gage de réussite ». En revanche, nous ne pensons pas que HP va le rendre open source.
En second lieu, HP achète les actifs et les équipes de Palm. Rappelons qu’en quelques mois, elles ont su sortir les deux smartphones Pre et Pixi, de très bonne facture tous les deux. Ce qu’il manquait pour la réussite ? De l’argent ! Avec des fonds nécessaires, Palm aurait pu réussir un lancement digne de ce nom, partout dans le monde, et pas uniquement aux Etats-Unis. Notons que les deux mobiles sont disponibles en France depuis cette semaine seulement.
Que reste-t-il à faire pour HP ? Décliner l’OS sur une large gamme de mobiles. Il y a fort à parier que le constructeur va choisir une stratégie sauce Google, c'est-à-dire diffuser largement l’OS. Peut-être même va-t-il proposer webOS sous licence à d’autres constructeurs. Cela va permettre d’attirer les convoitises des développeurs, de développer son « App Catalog » (la boutique d’applications), et d’améliorer l’OS en lui-même grâce aux retours et à l’expertise des équipes HP.
Vu du côté Palm
C’est ici que nous avons le plus de réserves. La première raison étant que Palm perd son nom, sa marque, son empreinte. C’est une page de l’histoire qui se tourne avec ce rachat. Les « fidèles » de la marque, aussi nombreux soient-ils, risquent d’être déçus.
Comme l’avait annoncé le PDG de Palm récemment, le plan à long terme pour sauvegarder l’entreprise aurait pu être réalisé. Tout d’abord, rien ne l’empêchait de proposer webOS sous licence.
Mais surtout, le support de Flash sur l’OS dans les semaines/mois à venir (date annoncée : première moitié 2010) aurait pu être le déclencheur. Toutes les applications Flash étant déjà crées auraient pu être portées sur la plateforme de Palm.
Cet espoir étant désormais déçu, c’est donc HP qui risque d’en profiter.
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