dimanche 4 décembre 2016
 
Stockage 100%-Flash : quels bénéfices pour les entreprises ?
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Piratage démocrate : la Russie officiellement accusée

L’Administration Obama vient, pour la première fois, de désigner la Russie comme responsable du piratage informatique du Comité National Démocrate en charge de la préparation de l’investiture puis de l’élection du candidat, en l’espèce l’ancienne Première dame puis secrétaire d’État aux Affaires étrangères de Barack Obama, Hillary Clinton.

Voilà qui ne va pas réchauffer des relations déjà passablement glaciales entre les deux puissances. En effet, l’Administration américaine vient d’accuser officiellement la Russie d’être à l’origine de plusieurs actes de hacking contre le parti démocrate visant à influencer le résultat des élections américaines. Si, jusqu’à maintenant, la Russie était effectivement soupçonnée, c’est la première fois que l’accusation est formulée de manière officielle, et ce par de très hauts représentants de l’Administration Obama.

Vladimir Poutine non cité mais clairement visé

Le communiqué a été publié conjointement par le directeur du renseignement James R. Clapper et par le Département de la Sécurité intérieure. Il précise que les emails volés sont apparus sur une grande variété de sites avec l’objectif d’interférer sur le processus électoral américain. Ces messages ont été postés sur WikiLeaks ainsi que deux nouveaux sites DCLeaks.com et Guccifer 2.0, lesquels ont été associés au renseignement russe par les Américains. Le communiqué est on ne peut plus explicite : « nous croyons, sur la base du côté sensible et de la cible de ces actions, que seules les plus hautes autorités de l’État russe ont pu les autoriser ». Le président Poutine n’est pas spécifiquement nommé mais telle semble bien être l’intention.

Rappelons que le piratage des données du Comité Démocrate pour l’Élection avait conduit à la démission de la présidente Debbie Wasserman Schultz, sur fond de favoritisme du Comité en faveur de Mme Clinton dans son duel l’opposant au sénateur du Vermont Bernie Sanders. Cette démission était intervenue quelques jours seulement avant la convention aboutissant à l’investiture officielle de Mme Clinton.

Russes contre Chinois

Dans le premier débat opposant M. Trump et Mme Clinton, cette dernière avait accusé les Russes d’être derrière cette attaque, ce à quoi M. Trump avait répondu que cela pouvait tout aussi bien être les Chinois ou n’importe qui d’autre. Ce n’est un mystère pour personne que l’Administration russe est largement favorable à l’élection de M. Trump, qui de son côté ne fait pas non plus mystère d’une volonté de rapprochement (certains diront d’alignement) sur les positions russes au Proche et Moyen-Orient.

Au-delà de l’accusation se pose désormais plusieurs questions. La première concerne les preuves que l’Administration américaine va tenter d’apporter à ces accusations, évidemment réfutées par les Russes. La deuxième est la nature des représailles qui pourraient s’exercer : sanctions économiques, diplomatiques, le tout dans un contexte de très grande tension. La troisième est la suite qui pourrait être donnée à ce piratage. En effet, Adam Schiff et Dianne Feinstein, représentants démocrates des commissions de renseignement de la Chambre des Représentants et du Sénat ont affirmé que les leaders russes étaient bien responsables sur la base de réunions classifiées. M. Schiff a donc poussé l’Administration Obama a réagir publiquement car il craint que le piratage puisse se poursuivre de différentes manières à mesure que les élections approchent (dans moins d’un mois). Les craintes sont variées. Cela pourrait entraîner la nouvelle diffusion de messages électroniques dérobés, falsifiés ou pas pour jeter le discrédit sur Mme Clinton. Cela pourrait également aller jusqu’à la manipulation du vote là encore de différentes manières, bien que les spécialistes estiment que le « bidouillage » des machines à voter soit pratiquement impossible dans la mesure où elles ne sont pas connectées à Internet.

Inspecter tous les serveurs

Cependant, l’Administration a proposé son aide afin que les systèmes de vote soient inspectés en détail avant le 8 novembre. L’acceptation est à la discrétion des États. 28 d’entre eux auraient accepté. Les noms de ces États n’ont pas été dévoilés par le Département de la Sécurité Intérieure mais L’Ohio, la Caroline du Nord et la Pennsylvanie ont indiqué y participer. Leur présence dans la liste est d’autant plus importante qu’il s’agit de « swing states », c’est-à-dire des États indécis susceptibles de faire basculer l’élection d’un côté ou de l’autre. C’est encore plus important pour la Pennsylvanie qui ne dispose pas d’une copie papier des votes électroniques à d’éventuelles fins de recomptage.

Sur le plan diplomatique, rappelons que la Russie a opposé son veto à l’ONU à une proposition française de cessez-le-feu autour de la ville d’Alep en Syrie. Depuis 2011, c’est la 5ème fois que le pays oppose son veto (la Russie est l’un des 5 membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU avec les USA, la Chine, la Grande-Bretagne et la France qui disposent d’un droit de veto) à un projet de résolution condamnant le régime de Bachar El Assad. Si l’on ajoute la situation en Géorgie ou en Ukraine, la tension entre la Russie et les autres grandes puissances rappelle la guerre froide. Pour toutes ces raisons, le piratage informatique, s’il est avéré, participe à cette guerre froide 2.0.


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