samedi 1 août 2015
 

Anne Lauvergeon présidente de Sigfox : introduction en bourse en vue

Ce qui n’était en 2009 qu’une jeune start-up toulousaine est en passe de devenir un acteur mondial de l’Internet des objets. Sigfox renforce son développement en recrutant l’ancienne dirigeante d’Areva, Anne Lauvergeon, qui prend la tête du conseil d’administration de l’entreprise. 


Sigfox fait mentir les prévisions qui attendaient son hypothétique rachat. Ludovic Le Moan a décidé de faire cavalier seul pour porter son entreprise au sommet. Fondée en 2009 dans la région toulousaine, cette entreprise est spécialisée dans les réseaux cellulaires bas débit et est le numéro un des réseaux pour objets connectés (hors réseaux cellulaires traditionnels).

Aujourd’hui, l'entreprise est présente des Etats-Unis (pour l'anecdote, l’antenne se trouve à Mountain View, à deux pas du QG de Google) à la Russie, en passant par l’Espagne et quadrille ces pays de son réseau. Fort de ses 1300 antennes pour plus de 200 000 objets connectés (panneaux publicitaires, automobiles, alarmes…), Sigfox compte désormais se déployer sur d'autres marchés européens, mais aussi asiatiques et américains. 

Pour accélérer sa croissance, Ludovic Le Moan a recruté Anne Lauvergeon. A 54 ans, celle qui dirigea Alcatel Telecom (directrice générale adjoint entre 1997 et 1998)
puis Areva a été élue présidente du Conseil d’administration de Sigfox. Certains la pressentaient pourtant à la tête du groupe Orange ou encore au gouvernement Valls. Elle a toutefois choisi une PME en plein essor. « SIGFOX a su développer une infrastructure innovante en anticipant l’accélération de l’usage des objets connectés » explique-t-elle dans un communiqué. Le CEO de Sigfox renchérit : « Dès nos premiers échanges, j’ai perçu qu’elle serait un atout déterminant pour SIGFOX et que, passionnée par l’innovation, elle pourrait nous aider à accélérer notre développement industriel et international ».

Sa plus importante levée de fonds

L’entreprise toulousaine a pour ambition de mettre au point un réseau mondial afin de connecter ensemble tous les objets « à moindre coût ». L’enjeu à présent est d’accroître son potentiel en se développant. Or, pour grandir, des ressources financières sont nécessaires. C’est pourquoi Sigfox a réalisé sa plus importante levée de fonds depuis sa création : 15 millions d’euros sont entrés dans les caisses de l’entreprise cette année. A cette occasion, de nouveaux investisseurs sont entrés au capital de la société, tels Idinvest Partners et la BPI via le Fonds Ambition Numérique. Ils viennent rejoindre ses actionnaires historiques Intel Capital, Partech ou encore IXO, pour un total (depuis ses débuts) de 27 millions d’euros. 

Cet accent mis sur le développement devrait permettre à l’entreprise toulousaine de tripler son chiffre d’affaires cette année (3 millions d’euros en 2013, estimé à 8 millions pour 2014). Une entrée en bourse est envisagée, d’autant que Sigfox bénéficie désormais de l’expérience d’une pointure dans le domaine de l’industrie technologique.

Pour connecter les périphériques, Sigfox utilise une technologie radio UNB (Ultra Narrow Band). L’utilisation de la bande étroite permet la constitution d’un réseau en étoile de grande capacité pour un coût énergétique moindre. L’infrastructure de ce réseau cellulaire permet de faciliter son déploiement, via des antennes simples et peu onéreuses utilisées par les appareils connectés. Il n’existe encore aucun standard quant au réseau utilisé pour l’Internet des objets : l’entreprise qui fera de sa structure la norme mondiale dominera le marché. Sigfox le sait et a l’intention d’exploiter ce créneau afin de s’imposer en tant que leader dans ce secteur.  

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/// DOSSIER DU MOIS

Communication interne... c'est peut-être la plus simple des fonctions de l’entreprise à caractériser, mais c’est aussi la plus complexe, puisque sa mission suit les évolutions du management. Avec des environnements d’entreprise de plus en plus mobiles, des générations de salariés avides d’autonomie et d’outils numériques, la communication interne de l’entreprise ne peut plus se définir comme la « voix de son maître » et relayer simplement la parole de la direction. Si c’est toujours un peu le cas, elle doit désormais informer en toute transparence pour faire comprendre la stratégie et les plans mis en place pour que les salariés adhèrent à ce plan afin qu’ils agissent dans l’intérêt de l’entreprise.