samedi 4 juillet 2015
 

Europol démantèle un réseau de racket sur Internet

La police espagnole en collaboration avec le centre européen de lutte contre la cybercriminalité vient de démanteler le réseau le plus important et le plus complexe de racket par Internet. Des dizaines de milliers d’ordinateurs ont été touchés et les criminels auraient gagné plus d’un million d’euros par an.

C’est un coup de filet sans précédent en Europe. L’opération Rançon menée par la police a conduit à l’arrestation de 11 personnes dont le leader du groupe, un citoyen russe âgé de 27 ans responsable de la création, du développement et de la distribution internationale du malware de type "ransomware". En effet, l’arnaque mise en place par les cybercriminels consistait à installer un virus sur les ordinateurs attaqués en prétendant faire partie de la police ou de Europol, expliquant ensuite que l’ordinateur contenait du contenu illicite, était bloqué et qu’il fallait s’acquitter d’une amende de 100 € pour en retrouver l’usage. Le directeur d’Europol, Rob Wainwright a ainsi déclaré : « C’est le premier succès majeur contre un phénomène très nouveau que nous avons identifié durant ces deux dernières années. C’est une opération de masse que de distribuer des milliers de « scams » et même si seulement 2 pourcents des destinataires tombent dans le piège, cela reste un excellent taux ». M. Wainwright  estime que 3% des victimes ont payé la rançon. Il n’a pas donné le montant total qui aurait pu être collecté mais pour l’Espagne, le montant serait supérieur à 1 million d’euros, estime le secrétaire d’état à la sécurité Francisco Martinez.

11 arrestations et 48 versions du virus

Outre le chef du réseau russe arrêté au mois de décembre dernier à Dubaï, la police espagnole a arrêté récemment 10 autres personnes, six russes, deux ukrainiens et deux géorgiens qui résidaient en Espagne et d’où il dirigeaient leurs activités.

Le directeur d’Europol a également mis en exergue la complexité du virus développé par les criminels puisque celui-ci a connu 48 mutations différentes et était très personnalisé en utilisant les logos et les idiomes des services de police des différents pays dans lesquels il se destinait. «Mon propre nom et le logo Europol a été utilisé », affirme Rob Wainwright. L’enquête avait débuté au mois de décembre 2011 depuis le centre opérationnel d’Europol à la Haye après que 6 pays aient reporté plus de 20 000 victimes du virus. L’Espagne semble avoir été le pays le plus touché. En effet, après avoir reçu des milliers de plaintes, le ministère de l’Intérieur espagnol a ouvert un site web expliquant comment désinstaller le virus. Celui-ci aurait reçu plus de 750 000 visites et la police espagnole a enregistré plus de 1200 plaintes officielles déposées par des citoyens abusés.

Parmi les personnes appréhendées, 6 d’entre elles ont déjà fait l’objet de condamnations pour fraude, extorsion de fonds, et implication des organisations criminelles. Lors de l’arrestation, la police a également saisi plusieurs ordinateurs, 200 cartes de crédit et plus de 26 000 euros en espèces, lesquelles devaient être rapatriées en Russie le jour de l’arrestation.

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Communication interne... c'est peut-être la plus simple des fonctions de l’entreprise à caractériser, mais c’est aussi la plus complexe, puisque sa mission suit les évolutions du management. Avec des environnements d’entreprise de plus en plus mobiles, des générations de salariés avides d’autonomie et d’outils numériques, la communication interne de l’entreprise ne peut plus se définir comme la « voix de son maître » et relayer simplement la parole de la direction. Si c’est toujours un peu le cas, elle doit désormais informer en toute transparence pour faire comprendre la stratégie et les plans mis en place pour que les salariés adhèrent à ce plan afin qu’ils agissent dans l’intérêt de l’entreprise.