jeudi 2 juillet 2015
 

Coup d'arrêt sur les investissements des business angels

Issu du mouvement des Pigeons, l'indicateur FIBAMY établit que l'investissement dans les PME et start-ups a chuté de 30% au 4ème trimestre.

Suite au mouvement des Pigeons et au vote de la Loi de Finances 2013 qui alourdit la taxation des plus-values, il était intéressant de mesurer le niveau des investissements et des levées de fonds dans les start-ups et les PME au cours des dernières semaines.

C'est chose faite avec l'indicateur FIBAMY (French Internet Business Angel Money Yardstick) issu du mouvement des Pigeons et présenté par Jean-David Chamboredon, dirigeant du fond ISAI et membre de France Digitale. Les dégâts paraissent déjà lourds : les investissements auraient chuté de 30 % en valeur et de 39% en volume d'opérations au dernier trimestre 2012.

Plus ennuyeux encore : la tendance s'est brutalement inversée puisque les précédents trimestres avaient été marqués par des évolutions positives. Le FIBAMY ne prétend pas être exhaustif mais prend en compte un nombre significatif de "tours de table" (environ 30% des opérations).

 

La tendance des derniers trimestres est cependant à analyser avec prudence. Il faut en effet tenir compte de l'évolution de la fiscalité depuis 18 mois donc en remontant avant les Présidentielles de 2012. « La comparaison des 3 premiers trimestres de 2012 avec ceux de 2011 doit inclure le fait que la loi de finances 2012 incluait une baisse de l’ISF (annulée depuis) et que la hausse cumulée observée sur la période comprend donc mécaniquement une augmentation du nombre de « business angels » actifs au titre de l’ISF-PME et/ou plus vraisemblablement, au vu de T3, une augmentation de l’activité des investisseurs « hors défiscalisation ». Dans tous les cas, les tendances sous-jacentes sont, à la fin de l’été 2012, très positives pour les startups du secteur. »

Une tendance durable ?

En conclusion, il faut attendre les évolutions des prochaines semaines même si le climat économique est fortement dégradé. « Passé l’effet de stupeur provoqué par le PLF2013 (qui a été légèrement aménagé entre le 28 septembre et le 13 décembre 2012), les comportements des investisseurs devraient se stabiliser au cours du premier semestre 2013. Le FIBAMY permettra alors d’apprécier si le fort coup de frein enregistré est temporaire ou, au contraire, représentatif d’une tendance durable ce qui serait une très mauvaise nouvelle pour les startups du secteur. »

inf108

Lire à ce sujet l'article paru dans L'Informaticien n°108 (accès abonnés).

 

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Communication interne... c'est peut-être la plus simple des fonctions de l’entreprise à caractériser, mais c’est aussi la plus complexe, puisque sa mission suit les évolutions du management. Avec des environnements d’entreprise de plus en plus mobiles, des générations de salariés avides d’autonomie et d’outils numériques, la communication interne de l’entreprise ne peut plus se définir comme la « voix de son maître » et relayer simplement la parole de la direction. Si c’est toujours un peu le cas, elle doit désormais informer en toute transparence pour faire comprendre la stratégie et les plans mis en place pour que les salariés adhèrent à ce plan afin qu’ils agissent dans l’intérêt de l’entreprise.