mardi 30 juin 2015
 

Google convoqué à l’Elysée pour sponsoriser la presse

Les grands éditeurs de la presse quotidienne font pression. Le gouvernement répond par une convocation de Eric Schmidt à l’Elysée. Google devrait se montrer conciliant.
 
Président exécutif de Google, Eric Schmidt, en pleine inspection de ses antennes européennes, sera reçu à l’Elysée ce lundi. Fleur Pellerin, ministre en charge de l’Economie numérique, a lâché l’info la semaine dernière alors qu’elle était elle-même en tournée de promotion des technologies tricolores sur le côte est des USA. La semaine dernière les grands médias nationaux n’ont pas manqué de relayer l’expérience de la presse brésilienne (qui s’est opposée à Google) ou les demandes convergentes de la presse italienne ou de la presse allemande. Les éditeurs français exigent d’être rémunérés pour le référencement de leurs articles par Google. D'où cette rencontre au plus haut niveau. 

Eric Schmidt devrait rencontrer le président de la République François Hollande à 17h, Fleur Pellerin les rejoignant à 17h30. Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, sera également de la partie. A l’ordre du jour : les différents moyens de faire contribuer Google pour financer la presse quotidienne ou de taxer le groupe américain pour ses revenus publicitaires générés par les internautes français ou mieux pour les deux à la fois ! 

On pourrait s’acheminer vers un compromis. Google jetterait du lest vis-à-vis de la presse comme il l’a fait déjà pour l’AFP (en signant un accord de licence) en échange de quoi le gouvernement français abandonnerait à la fois son projet de légiférer sur les droits voisins de la presse et son projet de taxe Google sur les revenus publicitaires. Ceci ne résoudra en rien la faille fiscale dont profitent les principaux acteurs américains du Web et surtout les pays de l’UE à fiscalité allégée. Ils opèrent en effet d’énormes transferts de chiffre d’affaires et de profits vers l’Irlande ou le Luxembourg (pour Google c’est vers l’Irlande).

Un énorme manque à gagner sur la TVA

En matière de services électroniques, les grandes marques du web peuvent appliquer le taux de TVA de leur siège européen (par exemple le Luxembourg dont le taux de TVA normal de 15% est le plus bas de toute l’UE) plutôt que le taux en vigueur dans le pays de résidence de l’acheteur (19,6% pour la France). Dans le cas d’Apple toutes les ventes d’apps et d’in-apps de l’Apple Store auprès des acheteurs français génèrent 15% de TVA versés par Apple au fisc du Luxembourg. A compter de 2015 ce sera le lieu de résidence de l’internaute qui sera pris en compte.

Mais Philippe Marini, sénateur UMP et principal promoteur de la taxe Google, veut accélérer le processus. Il veut aussi astreindre les régies publicitaires du Web et e-commerçants (dont Google) aux mêmes obligations fiscales qui s’appliquent aux régies publicitaires TV et radio et aux centres commerciaux physiques. Au total, Google qui réalise un CA estimé à 1,4 milliard d’euros en France pourrait ainsi verser au bas mot 15 millions de taxes diverses dans un premier temps auxquelles s’ajoutera la TVA.

Noter cet article (de 1 = Nul à 5 = Excellent) Valider
Autres infos Tendances

Actuellement à la Une...

/// LIVRES BLANCS

Évoluer ou mourir : L’adaptation de la sécurité au monde virtuel, un Livre Blanc Bitdefender. 

Quels sont les défis de la sécurité en environnement virtuel et comment y faire face ?

Ce guide collaboratif, réalisé par un groupe d’experts en sécurité, présente les risques liés à la virtualisation et regroupe des conseils sur comment les appréhender.   


Comment tirer le meilleur parti du Cloud, un Livre Blanc Bitdefender. 

Quels sont les défis de la sécurité en environnement virtuel et comment y faire face ? Les machines virtuelles dans un environnement cloud, avec des données importantes de grande valeur, sont tout autant exposées à une exploitation malveillante que les machines physiques. 


/// DERNIERS MAGAZINES PARUS

HÉBERGEMENT : comment il se fond dans les nuages - Les réseaux agiles avec le SDN - Windows 10 et Azure : toutes les nouveautés décryptées - Gros plan sur le Microsoft Band - PostgreSQL et le NoSQL - 15 jours sans Google... 

Lire l'édition numérique
Acheter ce numér0


OÙ VA L'IA ? : l'intelligence artificielle n'est plus un mythe - SERVEURS : dans l'attente des solutions ARM - Métiers & IT : la mutation sociale de la R&D - Programmer le RASPBERRY PI- Open Source : pourquoi les entreprises l'ont adopté - Implémenter une architecture LAMBDA SOUS AZURE - Bien choisir son imprimante 3D - Rencontre avec... Henri Verdier, M. Open Data...

Lire l'édition numérique
Acheter ce numér0




Derniers commentaires

INF136

/// DOSSIER DU MOIS

Communication interne... c'est peut-être la plus simple des fonctions de l’entreprise à caractériser, mais c’est aussi la plus complexe, puisque sa mission suit les évolutions du management. Avec des environnements d’entreprise de plus en plus mobiles, des générations de salariés avides d’autonomie et d’outils numériques, la communication interne de l’entreprise ne peut plus se définir comme la « voix de son maître » et relayer simplement la parole de la direction. Si c’est toujours un peu le cas, elle doit désormais informer en toute transparence pour faire comprendre la stratégie et les plans mis en place pour que les salariés adhèrent à ce plan afin qu’ils agissent dans l’intérêt de l’entreprise.