Deux cyber-attaques majeures semblent avoir touché l’Elysée, entre le 6 et le 15 mai dernier notamment. Elles mettent en évidence de graves défauts de sécurisation dans les systèmes de défense informatique de l’Etat, et un manque de coopération entre les ministères qui pourrait peser lourd.
Mise à jour : l'Elysée a confirmé à l'AFP avoir été victime d'une attaque informatique, mais d'une seule, et non pas de deux. Une attaque qui semble remonter "à plusieurs mois".
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C’est une information rapportée par Le Télégramme : l’Elysée aurait été récemment victime de deux cyber-attaques, dont la dernière entre le 6 et le 15 mai dernier. A tel point que les services informatiques auraient passé trois jours à tout remettre en ordre, justifiant leur intervention par la transition vers une nouvelle équipe gouvernementale.
Pour le sénateur Jean-Marie Bockel, qui rendra le 18 juillet un rapport d'information sur le sujet (uniquement aux sénateurs de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées), la défense n’est pas adaptée. « La coordination sur le sujet entre les différents ministères est trop faible, quand la porosité des systèmes est trop forte », affirme-t-il. Les procédures devront être améliorées au sein des ministères, continue-t-il.
Attaquants de haut vol «alliés»
Il semble que des « attaquants de haut vol » aient attaqué l’Elysée. Il seraient présentés par ailleurs comme « des alliés », sans plus de précision. Les informations s’arrêtent malheureusement ici, et personne n’est capable d’en dire plus.
Ceci confirme que le gouvernement, quel qu’il soit, et même les plus grandes entreprises, peinent encore à se protéger face aux attaques extérieures. Nous pouvons évoquer les derniers cas comme ceux de l’attaque de Bercy qui a duré des mois, pendant lesquels des hackers piochaient à la volée dans des documents confidentiels. Ou encore, l’attaque contre Areva, fin 2011.
Le message semble toutefois être passé, jusqu’aux élites. En mai 2011, l’ancien Premier ministre François Fillon annonçait le renforcement des moyens de l’Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information) dirigée par Patrick Pailloux. L’agence devait d’ailleurs passer de 170 personnes en 2011 à plus de 250 en 2012.