X

News Partenaire

EasyVista : simplifier le quotidien des collaborateurs en entreprise

En capitalisant sur son expertise en ITSM (Information Technology Service Management), EasyVista a développé une plate-forme en mode Licence ou SaaS qui facilite les processus internes dans les services proposés par les entreprises à leurs collaborateurs.

Le cinéma français demande la VOD à 8 euros, et une taxe "Pop Corn"

Près de 95% des producteurs cinématographiques français (les 3 syndicats SPI, APC et UPF ; ainsi que six grands réalisateurs) se sont réunis afin d'écrire une lettre aux "décideurs français en matière de politique culturelle". Ils font à ces derniers quatre propositions touchant la VOD.

En cette période électorale, les producteurs savent qu'ils peuvent plus facilement se faire entendre de la classe politique. Et donc, faire connaître leurs souhaits, leurs attentes et leurs conseils, pour assurer la pérennité de leur industrie.

Mettant d'abord les choses dans leur contexte (du moins, la vision qu'ils en ont), ils évoquent une France "volontariste et intelligente, [qui] a su préserver un cinéma national alors que tous ses grands voisins européens voyaient disparaître leur industrie cinématographique au seul profit du cinéma américain".  Et, sans ce "soft power, il n’y aurait plus de création cinématographique française depuis bien longtemps".

Mais, ce monde idyllique serait "ébranlé par une révolution numérique qui n’en finit pas de produire ses effets", qui leur fait "craindre purement et simplement la disparition du système de soutien à la création tel qu’on le connaît aujourd’hui". Face à un tel danger, les représentants du cinéma français se mobilisent en faveur d'une "véritable révolution copernicienne (...) pour assurer l’avenir de la création cinématographique française dans un monde ouvert et interconnecté".

Ils poursuivent leur missive en demandant l'application de quatre "réformes fondamentales", que voici :

1- « Nous demandons à ce que soit fixé par décret un prix minimum de reversement aux ayants droit de 4 euros par transaction »

Par là, il est souhaité que soit donné "son juste prix à la VàD transactionnelle". Comme "il y a fort à parier que l’on assiste en 2012 à une très forte dégradation du marché de la vidéo physique (DVD, Blu-Ray) au profit de la vidéo dématérialisée (VàD, SVOD)", les producteurs s'inquiètent de leurs marges, qui sont plus faibles dans le cas de la VOD. "Les entreprises de distribution française ne survivront pas à une perte de valeur d’une telle ampleur et ne seront plus en mesure de financer la création comme elles l’ont fait jusqu’à présent", s'alarment-ils, alors que des études constatent qu'aux Etats-Unis, les ventes en streaming sont sur le point de dépasser celles de supports physiques.

Leur solution pour survivre à ces changements ? Que le prix de la VaD "soit fixé par décret un prix minimum de reversement aux ayants droit de 4 euros par transaction. Cela représente déjà une baisse de marge de près de 50% par rapport à la vidéo physique, correspondant à l’économie réalisée grâce à la dématérialisation. Cette mesure, permise par le code du cinéma et de l’image animée, aurait pour effet de protéger la valeur des œuvres dans un système de diffusion de plus en plus digitalisé. Elle serait pour le cinéma aussi salvatrice qu’a pu l’être la loi Lang pour l’édition littéraire française", préconisent-ils.

Seulement, si les ayants-droit se réservent 4 euros par transaction, le prix de vente du contenu sera de 8,13 euros TTC pour le consommateur (iTunes propose actuellement ses films loués à 3,99 €), comme l'ont calculé nos confrères de ZdNet, et ce, pour "un film en SD, en stéréo, sans bonus, et en location uniquement pour 48 heures".

2- «Mettre en place une obligation légale de préfinancement des œuvres par les opérateurs de service de VàD»

Les producteurs souhaiteraient également que les services de VoD par abonnement participent au préfinancement des films, au même titre que les chaînes de télévision payantes : "La consommation des œuvres en VàD représente des visionnages supplémentaires qui participent à l’accélération de l’usure des œuvres et à la baisse de valeur des négatifs. La montée en puissance de la VàD transactionnelle en France, disponible quatre mois après la sortie en salle des films, explique en partie la baisse des audiences réalisées par le cinéma sur les grandes chaînes de télévision française et laisse craindre dans le futur une révision à la baisse des obligations de préfinancement pesant sur ces chaînes", écrivent-ils. 

Là encore, nos collègues de ZdNet font un calcul cherchant à montrer le manque de pertinence de la mesure : "En cherchant à modéliser ce mécanisme, une plateforme de SVOD qui réalise 10 M€ de CA par an, contribuerait à hauteur de 3,2% de son CA, soit 320.000 €, pour préfinancer par exemple 10 films sur scénario, soit 32.000 euros par film,  qu’elle ne pourra exploiter en exclusivité que sur une période limitée au minimum 36 mois après sa sortie en salles".

3- «Interdire l’achat groupé de droits par les groupes médias possédant plusieurs chaînes de télévision»

"Les chaînes de télévision historiques ont pris l’habitude d’imposer aux ayants-droit, dans les négociations d’acquisition de droits de diffusion des œuvres sur leurs chaînes principales, des diffusions supplémentaires sur leurs chaînes TNT sans contrepartie financière", écrivent les producteurs. Des "pratiques commerciales" qui "pèsent fortement sur la rentabilité du secteur et entraînent une baisse de la valeur des catalogues sur laquelle est assise la valorisation patrimoniale des entreprises de cinéma", et qui "ne sont plus justifiées aujourd’hui".

La solution ? "Protéger la création française en interdisant l’achat groupé de droits, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur d’une même fenêtre de diffusion, par un groupe possédant plusieurs chaînes de télévision".

4- «Asseoir l’assiette de redistribution des parts distributeurs sur la totalité des recettes réalisées par les exploitants de salles de cinéma»

"Avec plus de 600 films sortis en salles chaque année, soit 11 nouveaux films en moyenne par semaine, les exploitants disposent d’un panel de films qui leur permet d’optimiser leurs recettes dans des conditions inégalées jusqu’alors", explique le collectif des 95%, qui précise ensuite que les distributeurs, eux, "se battent pour leur part au quotidien pour maintenir leurs films dans les salles et leur assurer un temps minimal d’exposition pour commencer à compenser les investissements élevés que représentent le tournage et la sortie d’uneœuvre de cinéma".

Dans ce contexte, les professionnels du cinéma français trouvent qu'il serait légitime que "l’assiette prise en compte pour calculer la part revenant aux ayants-droit comprenne également le chiffre d’affaires confiserie réalisé par les exploitants de salles de cinéma". Autrement dit, les ventes de barres chocolatées et pop-corn seraient d'une certaine façon taxées, pour subvenir aux besoin des producteurs de films français. Un dispositif qui leur parait juste car "c'est l’attractivité du film qui fait venir le spectateur dans les salles et non l’offre annexe".

Faudra-t-il bientôt payer un supplément pour la pizza que l'on dévore sur son canapé, devant un film loué en VoD ?

L'intégralité de la lettre adressée aux décideurs culturels peut-être consultée ici.


Inscription gratuite à la newsletter de L'Informaticien.


Noter cet article (de 1 = Nul à 5 = Excellent) Valider
Autres infos Tendances

Dossier L'1FO

RGPD : serez-vous prêt ? (2)

Comment s'attaquer à cet énorme projet de mise en conformité RGPD autrement qu'en commençant par dresser une cartographie des processus de l'entreprise ? Une première étape indispensable avant de s'astreindre à tenir à jour un registre des traitements des données.  Fin de l'article paru dans le n°157 de L’Informaticien.

Afficher tous les dossiers
Offres d'emploi
RSS
12345678910Last

Lancez votre recherche sur la rubrique Emploi avec notre partenaire



LIVRES BLANCS

Une étude Ponemon sur les coûts liés aux failles de sécurité en France, un Livre Blanc 3M France

IBM et Ponemon Institute ont réalisé une étude en 2016 sur les coûts liés aux brèches de sécurité. L'étude a été accomplie dans de nombreux pays dont la France. Il ressort de cette étude que les coûts ont augmenté en passant de 134 € à 141 € par personne. Et, en moyenne, le coût pour une entreprise s'élève désormais à 3,4 millions d'euros. 


Les nouvelles possibilités du Service Management, un Livre Blanc easyvista.

La transformation numérique des entreprises offre de nouveaux champs d’actions en matière de services rendus aux utilisateurs et ce afin d’améliorer leur vie quotidienne et leur productivité. 


Infrastructure IT gérée dans le cloud, un Livre Blanc Cisco Meraki et Inmac-WStore.

Ce Livre Blanc traite des tendances informatiques modernes et explique comment les produits Cisco Meraki fonctionnent en synergie pour fournir une solution informatique globale, fiable et complète pour les entreprises.


Comment choisir la solution de surveillance réseau adéquate ?  Un Livre Blanc Paessler.

Pour que son infrastructure informatique lui donne entière satisfaction, toute entreprise doit pouvoir compter sur un réseau haute performance. Pour maintenir la fluidité des procédures, tous les processus doivent fonctionner de manière fluide, y compris les communications internes et externes entre sites de l’entreprise, ainsi qu’avec les clients et partenaires. Les dysfonctionnements et pannes des processus opérationnels provoquent facilement des pertes de temps et surtout d’argent.


Stockage Flash : 1 000 utilisateurs témoignent, un Livre Blanc HPE.

1 000 responsables informatiques ont été interrogés à l'initiative d'HPE afin de relater les "surprises", bonnes et mauvaises qu'ils ont rencontré lors du déploiement puis l'utilisation de solutions de stockage Flash. L'essentiel des configurations et des utilisations ont été passées en revue pour ce qui constitue la plus grande enquête jamais réalisée sur ce thème et qui permet à chacun de préparer au mieux sa propre voie d'évolution, ceci en évitant les écueils qu'ont pu rencontrer les professionnels interrogés. 


Tous les Livres Blancs
Le Kiosque

STOCKAGE CLOUD : un casse-tête pour la DSI ! - RGPD : la parole aux entreprises qui s'y mettent - Microsoft Build : toutes les annonces - Wanacrypt : récit d'une cyberattaque historique - French Tech Brest+ - Nginx, nouveau standard de serveur web - Chatbots : l'interface de demain ?...

 

RGPD : SEREZ-VOUS PRÊT ? : cadre général, par où commencer ?, sécurité et législation - Profession DPO - Station F : gros plan sur la future Silicon Valley française - Services et convergence pour Hortonworks/Hadoop - French Tech Rennes/Saint-Malo - Découverte des Azure Functions - TensorFlow - Moteurs 3D - Laval Virtual...

 

Afficher tous les derniers numéros
Derniers commentaires
Fil AFP
Techno et Internet
La Russie a menacé vendredi de bloquer la messagerie cryptée Telegram, lui reprochant de ne pas lui fournir les informations prévues par la loi, au moment où les autorités cherchent à renforcer leur contrôle sur ces services en ligne de mire de la lutte antiterroriste.La Russie a menacé vendredi de bloquer la messagerie cryptée Telegram, lui reprochant de ne pas lui fournir les informations prévues par la loi, au moment où les autorités cherchent à renforcer leur contrôle sur ces services en ligne de mire de la lutte antiterroriste. [Sommaire]

"Agenre", "Queer" ou "non binaire", les utilisateurs français de l'application de rencontres Tinder peuvent désormais choisir parmi une quarantaine de possibilités pour définir leur genre, une option qui était déjà disponible pour les utilisateurs outre-Atlantique. [Sommaire]

Au marché international du film documentaire de La Rochelle, le 20 juin 2017Images à 360 degrés, écran cylindrique et robots: les nouvelles technologies avaient déjà fait leur entrée au "Sunny side of the doc", mais pour la première fois, le marché international du film documentaire de La Rochelle consacre un espace entier à ces expérimentations. [Sommaire]

Le stand Tesla au Salon de l'automobile de Paris, le 30 septembre 2016Le constructeur californien des voitures électriques de luxe Tesla envisage de se lancer dans la musique, a-t-il indiqué jeudi à l'AFP confirmant des spéculations dans la presse américaine. [Sommaire]

Facebook veut protéger les Indiennes du harcèlementFacebook a présenté de nouvelles mesures de sécurité pour les utilisateurs indiens du réseau social, qui visent à protéger les femmes du harcèlement. [Sommaire]

Vue de la tour du Kremlin, à Moscou, le 17 mars 2017Le Kremlin investit la Toile et se rapproche des Youtubeurs pour contrer l'opposition et ses appels à manifester lancés sur les blogs et réseaux sociaux, qui séduisent et mobilisent la "génération internet". [Sommaire]

Le PDG d'Uber, Travis Kalanick, le 16 décembre 2016 à New DelhiTravis Kalanick, l'emblématique et controversé PDG d'Uber, a démissionné mercredi sous la pression d'investisseurs soucieux de redorer l'image, ternie par des polémiques, du groupe devenu en moins de dix ans un acteur majeur dans les transports. [Sommaire]

Une montre connectée est présentée à Bâle en Suisse lors du Salon Mondial de l'Horlogerie et de la Bijouterie, Baselworld, le 16 mars 2016Un casque virtuel pour éviter les accidents de chantier, une ceinture intelligente pour les travailleurs isolés ou un gyropode tactile pour se déplacer: en matière de santé et de sécurité au travail, réalité virtuelle et objets connectés ont le vent en poupe. [Sommaire]

Et si le médecin de demain était un programme informatique: le marché de l'intelligence artificielle dans le secteur de la santé est en plein boom, porté par les géants de la Silicon Valley mais aussi des startups.Et si le médecin de demain était un programme informatique: le marché de l'intelligence artificielle dans le secteur de la santé est en plein boom, porté par les géants de la Silicon Valley mais aussi des startups. [Sommaire]

Logo d'Apple dans une boutique de Sydney, le 6 avril 2017 en AustralieApple a porté de nouvelles attaques contre le fournisseur informatique Qualcomm, l'accusant de faire payer pour des brevets qui ne sont pas valables, ont indiqué les groupes mardi, marquant une nouvelle étape dans la bataille qui les oppose. [Sommaire]

Toutes les dépêches AFP

AgendaIT

HACK IN PARIS

Pour sa 7ème édition la conférence Hack In Paris sur la sécurité IT se tient du 19 au 23 juin 2017 à l'hôtel Newport Bay de Disneyland Paris. Organisée par Sysdream.

CLOUD WEEK

Ensemble de manifestations - conférence au format TED, trophées, ateliers, présentations, etc... - autour du Cloud Computing à Paris (Maison de la Chimie et Salons Hoche) du 3 au 7 juillet 2017. Organisé par EuroCloud France.

SALONS SOLUTIONS

Les Salons Solutions - ERP, CRM, BI et Big Data, E-Achats, Demat'Expo, Serveurs & Applications - se tiennent du 26 au 28 septembre 2017 à Paris, Porte de Versailles. Organisés par Infopromotions.

MICROSOFT EXPERIENCES'17

Deux jours de conférences et 10000 m2 d'espaces d'échange pour s'immerger dans les innovations du numérique les 3 et 4 octobre 2017 à Paris, Palais des Congrès de la Porte Maillot. Organisé par Microsoft.

LES ASSISES

Grand rendez-vous annuel des RSSI, les Assises de la sécurité des systèmes d'information se tiennent à Monaco (Grimaldi Forum) du 11 au 14 octobre 2017. Organisées par DG Consultants.

MOBILITY FOR BUSINESS

7ème édition de Mobility for Business, le salon des solutions mobiles pour une meilleure transformation digitale des entreprises, les 17 et 18 octobre 2017 à Paris Porte de Versailles (Hall 5.1). Organisé par Infopromotions.

NEXT

Google Cloud Next Paris, l'événement développeurs Google et IT en France sur le futur du Cloud, a lieu le 19 octobre 2017 au palais des Congrès de la Porte Maillot. Organisé par Google.
Voir tout l'AgendaIT