Les grands patrons de la presse quotidienne veulent taxer les FAI
par Emilien Ercolani, le 22 février 2012 12:18 
Les patrons de presse, réunis au sein du Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN), souhaitent proposer une nouvelle taxe sur les FAI et sur les ventes de smartphones et tablettes pour financer leurs activités, en perte de vitesse face à l’essor du Web.
Après la musique et le cinéma, pourquoi pas la presse ? C’est ce que pensent les grands patrons de la presse quotidienne nationale, qui vont proposer aux candidats à l’élection présidentielle une nouvelle taxe sur les FAI et les ventes de smartphones et tablettes. Objectif : financer la presse.
Cette idée avait déjà émergé en 2009, avant d’être présentée dans une lettre à la commission Zelnik, qui avait remis le rapport du même nom. Finalement tombée aux oubliettes, elle refait surface à quelques semaines du premier tour des élections présidentielles.
Le syndicat SPQN soutient donc cette initiative : « Il s'agirait de taxer les acteurs du numérique, tels que les FAI, les portails, les fabricants de matériel, les moteurs de recherche, etc, et de redistribuer les sommes perçues aux éditeurs de presse en ligne », résument simplement Les Echos. Le SPQN propose également que le taux de TVA ultra-réduit de 2,1% dont bénéficie la presse écrite soit étendu à la presse en ligne (au lieu de 19,6% actuellement).
C’est donc un véritable mécanisme de redistribution de la valeur générée par le numérique qui est souhaité, en taxant ces acteurs du numérique. « Un tel mécanisme existe pour l'audiovisuel, le cinéma ou la musique. En tant que créateur de contenus, il serait légitime pour la presse d'en bénéficier », argumente Denis Bouchez, directeur du SPQN, qui espère tirer entre 140 et 150 millions d’euros par an. « Nous représentons un secteur qui contribue fortement à l'émergence de l'économie numérique, et nous sommes peut-être celui qui en bénéficie le moins. Il existe des mécanismes de redistribution pour le cinéma et la musique, mais rien pour la presse. Or, nous sommes un secteur qui relève de l'intérêt général de la démocratie », argumente-t-il encore.
Pour rappel, voici la composition du SPQN :
