La saisie des iPads en Chine s’intensifie
par Stéphane Larcher, le 16 février 2012 12:33 
Le différend entre Apple et la société chinoise Proview prend de l’ampleur et de plus en plus de villes chinoises ont décidé de procéder à la saisie des tablettes Apple en attendant une décision de justice.
L’entreprise Shenzhen Proview Technology vient d’indiquer avoir demandé aux douanes chinoises de stopper les importations et les exportations des tablettes iPads, une démarche qui pourrait avoir de fortes conséquences, non seulement sur le marché local mais aussi dans le monde sachant que les tablettes Apple sont produites dans ce pays.
Après des première anicroches, l’affaire prend désormais de l’ampleur avec la saisie des tablettes dans la ville du centre du pays ZhengZhou et dans le port de Qingdao, selon le site China Business News. Les villes de Shijiazhuang et Xuzhou ont également été concernées, rapporte l’Associated Press. Au total, Proview aurait demandé l’inspection et la saisie des matériels dans plus de 40 villes chinoises.
Baroud d'honneur avant la faillite ?
Les medias chinois indiquent que la société Proview est lourdement endettée et que cette action aurait pour but de renflouer ses caisses et de négocier avec ses créanciers. Shenzhen Proview Technology est une filiale du fabricant d’écrans LCD Proview International Holdings, basé à Hong Kong.
Proview a effectivement enregistré la marque iPad pour la Chine en 2001. Apple a acquis les droits pour le nom à une entreprise taïwanaise affiliée à Proview mais cette dernière dit toujours posséder le nom pour la Chine. Un tribunal chinois a donné raison à Proview en rejetant la demande d’Apple d’utiliser le nom en Chine et Apple a fait appel de la décision.
Dans sa défense, l’entreprise californienne indique qu’elle possède bien le nom et accuse Proview de ne pas honorer ses engagements. Elle s’appuie également sur une décision du tribunal de Hong-Kong qui mentionne que la société Proview de Hong Kong et l’entreprise taïwanaise avec laquelle elle a négocié appartiennent au même homme, Yang Lon-san. Et que le juge aurait indiqué que les deux entreprises auraient agi avec l’intention commune de causer des dommages à Apple.