Précisions sur le réseau CDN d’OVH
par Emilien Ercolani, le 03 février 2012 16:18
L’annonce sommaire du lancement de la version bêta du CDN d’OVH nous avait laissé sur notre faim. Voici quelques détails supplémentaires sur le réseau, ainsi que des précisions sur la stratégie de l’hébergeur.
OVH est un hébergeur… de métier. Car l’entreprise se diversifie, et grandit en même temps que ses clients. « On veut les accompagner », affirme Adélaïde Sabin-Moulière, chef de produit cloud. Et pour y parvenir, les moyens semblent être là.
OVH est présent dans plusieurs pays à travers le monde, grâce à ses filiales dispatchées dans 14 pays, principalement en Europe et en Afrique du Nord. Pour cibler « une clientèle désormais internationale », de nouveaux points de présence seront prochainement ajoutés en Asie (Hong-Kong, Tokyo et Singapour). Les Etats-Unis y passent aussi avec l’ouverture du réseau dans 4 villes américaines : Chicago, Dallas, San José et New York.
OVH est principalement présent dans des datacenters, ainsi que dans les plus gros points d’échange en Europe (notamment Francfort, Amsterdam, Paris et Londres), « pas sélectionnés au hasard ». Dans les datacenters, « nous disposons de notre propre matériel que nous avons déployé, testé, etc. On achète aussi du réseau », précise Adélaïde Sabin-Moulière, sans préciser le prestataire. D’ailleurs, OVH a tout réalisé par ses propres moyens, et n’a pas fait appel à d’autres prestataires de service.
Lancement début avril
L’hébergeur travaille depuis environ un an sur son projet CDN, qui a mobilisé 6 personnes en interne à « plus que plein temps ». Environ 1000 entreprises testent actuellement la bêta du service, qui devrait rapidement débarquer en « version finale » (comptez environ fin mars/début avril, sans certitude).
Dès le lancement, des offres commerciales seront proposées, notamment sous forme de bundles avec de l’hébergement. « Pour le moment, les retours clients sont très bons », précise Adélaïde Sabin-Moulière, qui souligne que des améliorations et autres réglages sont encore en cours. « Pour le moment, nous n’avons pas vocation à concurrencer un Akamai par exemple. On n’attaquera pas tout de suite de gros clients comme TF1 par exemple ».