Les projets de Hollande pour Hadopi se dévoilent
par Orianne Vatin, le 31 janvier 2012 09:49 
Dimanche, Aurélie Filippetti, chargée de la Culture auprès du candidat du PS, a répondu aux questions de La Tribune. Elle y évoque entre autres l'avenir d'Hadopi. De quoi en apprendre un peu plus, mais pas encore assez...
Dans le programme de François Hollande, il est simplement dit que l'Hadopi sera remplacée par une loi "qui signera l'acte II de l'exception culturelle française". Quelques précisions viennent d'être données par Aurélie Filippetti.
Pas de licence globale
En premier lieu, elle confirme qu'une licence globale ne sera pas mise en place, au cas où François Hollande devienne le prochain président de la République française. Elle préconise en revanche la baisse des prix de l'offre légale (dont "un dispositif réservé aux étudiants, qui leur permette d'accéder aux oeuvres, légalement mais à moindre coût"), et de taxer "les fournisseurs d'accès Internet, les fabricants de matériels, et les sites comme Google ou Amazon".
Quant à la Hadopi, elle "sera remplacée", car elle "n'a pas fait baisser le téléchargement, mais a juste poussé les internautes vers le streaming et le téléchargement direct". La réponse graduée sera modifiée : "nous arrêterons d'envoyer des emails, c'est inefficace et intrusif". Quid du reste du dispositif en dehors des courriels ? Mystère.
La fin des courriels d'avertissement
Autres piques envers la Haute Autorité : "L'affaire MegaUpload montre bien que Hadopi n'a rien résolu. Et Hadopi n'a guère favorisé la création française : les films et les chansons les plus piratées sont les blockbusters américains. Enfin, Hadopi n'a pas rapporté un euro de plus aux créateurs". Un bilan sévère, mais comment exactement le PS compte-t-il faire mieux ? On ne le sait pas encore.
Enfin, pour améliorer l'offre légale, Aurélie Filippetti propose de raccourcir le délai entre la sortie d'un film en salles et en DVD, développer les formules d'abonnements, créer un portail public recensant l'offre légale et surtout, "la gestion collective des droits devra être développée".