Pour François Bayrou,"une chanson à un euro, c'est trop !"
par Orianne Vatin, le 30 janvier 2012 08:59 
Le candidat à l'élection présidentielle était l'invité de la radio Le Mouv' le 26 janvier dernier. Il y a fait part de l'avancement de sa réflexion concernant les problématiques du numérique.
En 2011, le président du MoDem s'était exprimé en faveur de la licence globale. Il vient de modifier sa perception de cette solution, tout en critiquant l'Hadopi sous sa forme actuelle : "Il faut protéger les droits d'auteur sur Internet sans passer par ces dispositions irresponsables", a-t-il déclaré.
Sur les ondes, il a commencé par rappeler qu'il avait "voté contre Hadopi", mais aussi qu'à l'époque, il était "défenseur de la licence globale". Sa position a changé, comme il l'explique : "Il se trouve que j'ai étudié, si on pouvait le faire ou pas. J'ai lu attentivement une étude du Parti Pirate qui estime que cela n'est pas possible. Si on doit répartir justement le revenu de cette licence globale, il faut savoir qui télécharge quoi. Sauf qu'aujourd'hui, il y a des gens capables de relier des ordinateurs en réseau pour manipuler les téléchargements".
Pour le développement de l'offre légale
Avant d'ajouter : "Je pense que ce qui débloquera la situation sera le téléchargement légal et pas cher. Pour une chanson, un euro c'est trop. Quand vous êtes un détenteur de droits, il vaut bien mieux avoir cinq téléchargements à vingt centimes, parce que ça se propagera, plutôt que de vendre un seul album plus cher".
Quant au mouvement Anonymous, il le considère "bon enfant", mais avertit : "s'ils font courir des dangers réels, alors il faudra les en empêcher".
Moins radical envers Hadopi
Par rapport à l'Hadopi enfin, il n'affirme plus clairement qu'il faut l'abroger, il préconise plutôt de "discuter de Hadopi", et ajoute : "J'ai voté contre l'état actuel des choses, je préfère Hadopi 2 à Hadopi 1, parce qu'avec Hadopi 1 il n'y avait pas d'intervention du juge, et je pense que l'intervention du juge est très très bien".