Hadopi : que souhaite réellement François Hollande ?
par Emilien Ercolani, le 27 janvier 2012 11:39
On sait désormais que François Hollande ne mettra pas en place une licence globale. Voici ce qu’on sait et ce qu’on apprend sur les ambitions du candidat en matière d’Internet et d’Hadopi.
Si François Hollande est président, voici en substance ce qu’il souhaitera pour la France en matière d’Internet et sur la loi Hadopi. Une abolition brutale ? Rien n’est moins certain. En tout cas, rien ne l’indique clairement. Effectivement, dans son document regroupant les 60 propositions (PDF) pour la France, le candidat PS reste très ambigu si l'on examine le paragraphe n°45 sur Internet. « Je remplacerais Hadopi », écrit-il, par une « autre loi » qui « conciliera la défense des droits des créateurs et un accès aux œuvres par Internet facilité et sécurisé ».
Voici ce qu’on savait déjà, et que beaucoup de médias ont interprété comme la proposition de la mise en place d’une licence globale. Mais il n’en est rien, et l’initiative semble plutôt maligne de la part de François Hollande. On sait qu’Hadopi divise le pays, mais la licence globale également. Son idée est donc, jusqu’à aujourd’hui puisqu’on ne connait pas le détail, très simple : elle évoque un juste milieu, entre la répression (pédagogie ?) hadopienne, la liberté totale et la légalisation/dépénalisation du téléchargement.
C’est aussi sur Twitter qu’on récolte quelques informations, sur le compte de Juan Branco, directeur de cabinet d'Aurélie Filipetti. D’abord, il confirme que François Hollande « n’envisage pas la licence globale », avant d’ajouter qu’Aurélie Filipetti « a rencontré 90 représentants d'organisations/acteurs du secteur pour élaborer l'acte 2 de l'exception culturelle, en concertation ».
Il continue lui aussi en précisant les « 3 axes parallèles à la suppression d’Hadopi », mais reste aussi vague que dans le programme du candidat dont les propositions seront toutefois « progressivement dévoilées ».
