Comme prévu, Xavier Niel a présenté les offres de Free Mobile. Et comme prévu, les autres opérateurs doivent déjà commencer à trembler… car le tout illimité est proposé à 19,99 euros par mois pour tout le monde et 15,99 pour les freenautes.
Xavier Niel l’avait annoncé à plusieurs reprises : la téléphonie mobile sera révolutionnée. Et le patron de Free tient sa promesse avec des offres 100% illimitées, et à l’international en plus, vers plus de 40 destinations (USA, Canada, DOM, TOM, etc.).
La première bombe est celle-ci : un forfait SMS, MMS et Internet tout illimité à 19,99 euros/mois. Le paiement du mobile sera quant à lui étalé « parce que pour nous c'est ça la liberté ». Vous pourrez le payer en 12, 24 ou 36 mois. Free est d’ailleurs « le premier opérateur à avoir signé avec Apple ». Encore mieux : pour les abonnés Free ADSL (n’importe quelle offre), le prix passe à 15,99 euros/mois. Tout sera maintenant simple, les conditions générales seront contenues sur une seule page, « et pas des dizaines comme chez les autres ».
Un forfait limité à 2 euros et gratuit pour les freenautes
« On vous presse comme des citrons », affirme le patron de Free. C’est pourquoi tout est donc illimité dans les forfaits. Mais Free va plus loin, exaspéré que « l'État a copiné avec les opérateurs pour le forfait RSA ». C’est pourquoi Free lance un forfait à 2 euros/mois, avec 1 heure d’appel et 60 SMS. Pour les abonnés Free ADSL, ce forfait sera… gratuit. Et ce sans conditions de ressources.
A la suite de Xavier Niel, Maxime Lombardini, directeur général d’Iliad a dévoilé quelques précisions logistiques. « Nous prévoyons d'ouvrir rapidement une centaine de boutiques », précisant toutefois que Free « prendra le temps de cibler les bons endroits », car « il ne sert à rien d'ouvrir plein de toutes petites boutiques ».
Sur le fonctionnement, il nous explique encore que Free fonctionne en équipes réduites, avec des gens qui « sont très polyvalents ». On sent que Free n’est pas le géant Orange ou SFR. D’ailleurs, tout est réalisé en interne, c’est une culture qui se pratique autant que possible. « Par exemple, notre SI a été développé par nos soins, sur la base de logiciels libres ».
Pas de produits d'appel
En revanche, Free a fait l’impasse sur les produits d’appel, et ne proposera donc pas d’offres de contenus pour la musique, les films ou autres. « Chacun peut aller les chercher où il veut », estime-t-il encore. Idem pour les interactions entre un mobile Free et une Freebox, qui ne sont pas encore à l’ordre du jour. « On s'est occupé prioritairement du développement de l'infrastructure », explique-t-il encore.
Le déploiement devrait durer encore un bout de temps (horizon 2018) et Maxime Lombardini affirme que Free a déjà dépassé la barre des 30% de couverture ! Plus de 5% au-dessus de ce que demandait l’Arcep donc… Une jolie prouesse, bien que les détails techniques sur le réseau ne soient pas nombreux. Il assure encore que l’itinérance avec le réseau d’Orange ne pose absolument aucun problème.
En parlant de problèmes, pour les résoudre, les abonnés se tourneront vers les centres d’appels. Free dispose de 2 centres d’appels situés… en France ! Plus d’autres à l’étranger, notamment au Maroc.
Enfin, selon diverses sources, les centres d’appel des autres opérateurs seraient actuellement, en ce mardi matin, saturés. On ne sait si c’est par les demandes de résiliation ou si ces mêmes opérateurs ont décidé de bloquer un peu les choses en attendant de proposer une réponse à cette offre. Xavier Niel dans son speech n’a pas manqué de rappeler qu’il était possible de venir chez Free ou de demander aux autres de pratiquer les mêmes tarifs. Notons que la page d’accueil de mobile.free.fr est également saturée.