PayPal : triste jour pour les luthiers…
par Emilien Ercolani, le 09 janvier 2012 10:15 
Suite à une discorde sur la transaction d’un violon datant des années 30, l’acheteur, qui pensait avoir reçu une copie contrefaite, a détruit l’objet conformément aux règles de PayPal. Malheureusement, le violon était un vrai…
Cette histoire débute lorsqu'un canadien décide de vendre un violon de fabrication française datant des années 1930 pour 2500 dollars. Le violon est identifié, certifié comme un vrai par un luthier professionnel.
Le vendeur utilise PayPal comme moyen de transaction, malheureusement pour lui, il l’apprendra plus tard. Car l’acheteur ne s’y connaît vraisemblablement pas en matière de violon. Quand il reçoit l’objet, il estime que c’est un faux, et lance une procédure de plainte via PayPal.
L’organisme de paiement en ligne lui propose donc de suivre la procédure usuelle, à savoir la destruction de l’objet : « PayPal peut aussi vous demander de détruire l’objet et de fournir la preuve de sa destruction », peut-on lire dans les conditions générales. Pour les vendeurs, si PayPal estime que l’acheteur a raison, et que « vous perdez l’action de plainte parce que l’objet envoyé est contrefait, nous vous demanderons de rembourser intégralement l’acheteur mais vous ne recevrez pas l’objet en retour (il sera détruit) », peut-on lire encore.

C’est donc cette procédure qui a été appliquée à la lettre par PayPal, sans prendre la peine de vérifier qui de l’acheteur ou du vendeur avait raison. L’acheteur a quant à lui fait ce qu’on lui a demandé, à savoir la destruction de l’authentique violon. Il a envoyé cette photo comme preuve de la destruction… mais s’est alors aperçu que l’objet était bel et bien un vrai.
Dommage. Le violon est désormais détruit. Espérons que cette mésaventure fasse évoluer PayPal et ses conditions générales pour éviter que d’autres évènements similaires se produisent.
Via Regretsy