Google pas assez strict avec les pirates, selon les majors
par Orianne Vatin, le 22 décembre 2011 20:44 
Plusieurs grands patrons de l'industrie musicale, par le biais de l'IFPI (International Federation of the Phonographic Industry), ont attaqué Google. Ils estiment que l'entreprise ne s'est pas assez investie dans la lutte contre le piratage d'oeuvres sonores.
Google n'aurait pas tenu ses promesses, d'après l'IFPI. Il y a un an, Kent Walker, un avocat du géant de la recherche, annonçait que son employeur s'employait à trouver de nouveaux moyens de lutte contre la piraterie informatique, notamment en cherchant à renforcer le copyright en ligne.
Douze mois plus tard, les labels musicaux estiment que l'entreprise n'en a pas fait assez. "Alors que Google n'a pris que quelques mesures modestes relatives aux violations de copyright en ligne, ses promesses restent non-tenues. (...) Google continue à (i) recevoir des bénéfices financiers de la part de sites et d'applications engagés dans le piratage et (ii) à placer des bâtons dans les roues des efforts des ayants-droits pour protéger leur contenu en ligne", se plaignent les membres de l'IFPI qui aimeraient que Google censure les liens vers ce type de sites et d'outils de ses résultats de recherche.
La censure de sites de streaming et de téléchargement demandée
L'IFPI méprise d'ailleurs ouvertement les 60 millions de dollars investis par Mountain View en 2010 pour empêcher la violation des conditions d'utilisation de ses services publicitaires, par rapport aux sites et applications illégitimes (n'ayant pas d'accord avec les majors).
Google serait également trop lent à supprimer les logiciels permettant le piratage sur son Android Market.
Enfin, le moteur de recherche serait "trop alarmiste" dans ses réserves concernant le SOPA (Stop Online Piracy Act).
"Google devrait cesser de s'engager dans une rhétorique destructrice, et faire des propositions constructives pour régler le problème", conclut l'IFPI, sans tendresse.