Les députés rétablissent le lien fort de la Carte d’identité numérique
par Emilien Ercolani, le 15 décembre 2011 09:39 
Les députés ont finalement choisi de rétablir le « lien fort » de la carte d’identité numérique, qui avait été repoussé par les sénateurs.
Le 13 décembre, les députés ont adopté en seconde lecture la loi relative à la protection de l’identité. La future carte d’identité numérique contiendra donc deux puces : une puce dite « régalienne » (contenant les données biométriques) et une puce dite « e-services », l'exploitation de cette dernière étant facultative.
Mais l’information principale est que les députés ont rétabli, comme on pouvait s'y attendre, le « lien fort » entre la carte elle-même et la base de données centrale. Le Sénat à majorité socialiste avait quant à lui rejeté cette idée proposée par Claude Guéant, et avait opté pour la technique dite du « lien faible », qui permet d’identifier la quasi-totalité des usurpations (on parle de 99,9%), mais empêche en revanche le rapprochement entre données biométriques (empreinte, visage) et une identification.
Ainsi, avec le lien fort, il sera possible de réaliser le croisement entre une empreinte digitale et une personne physique de la base centralisée TES, exploitable par plusieurs services étatiques sans réquisition judiciaire. Certains dénoncent déjà un fichage généralisé, qui plus est aux yeux de tous, sous couvert de lutter contre les usurpations d’identité, et qui pourrait rapidement dériver.