Claude Guéant veut interdire les sites CopWatch en France
par Emilien Ercolani, le 07 octobre 2011 10:31 
Le ministre de l’Intérieur souhaite faire interdire l’accès au site du mouvement CopWatch, qui consiste en une surveillance et un contrôle public des citoyens envers les actions menées par la police. Claude Guéant exige le blocage de ces « pages diffamatoires et injurieuses ».
Le mouvement CopWatch, né aux Etats-Unis, est arrivé récemment en France. Il consiste en la surveillance étroite, dès que possible, des actions menées sur le terrain par la police nationale. Mais comme on pouvait s’y attendre, celui-ci n’est guère apprécié par le gouvernement et notamment par le ministre de l’Intérieur, qui demande le blocage de ces « pages diffamatoires et injurieuses ».
Suite à une plainte de Claude Guéant contre le site CopWatch en France, le porte-parole du ministère de l’Intérieur Pierre-Henry Brandet estimait que ces commentaires « portent gravement atteinte à l'honneur et à la réputation de fonctionnaires de police et de militaires de la gendarmerie ». Les fameux « commentaires » sont visibles dans des vidéos (ci-dessous) où les forces de police montrent un visage pas réellement… professionnel. « Au-delà, c'est toute l'institution qui est salie, raison pour laquelle ce genre de dérive doit cesser au plus vite », expliquait-il encore. Deux plaintes ont été déposées, l'une pour « diffamation publique envers un fonctionnaire de police », l'autre pour « diffamation publique de l'administration ».
« J’te préviens, si je vois ma tête sur Internet, t’es morte »
L’affaire s’envenime encore un peu plus aujourd’hui, puisque La place Beauvau demande « d'interdire l'accès aux pages diffamatoires et injurieuses et qui mettent en péril la sécurité des fonctionnaires de police et des militaires de la gendarmerie ».
En France, CopWatch se décrit comme un « collectif de citoyens souhaitant lutter par la transparence et l'information contre les violences policières ». Pour cela, certains policiers sont « fichés », raison pour laquelle une dizaine d’entre eux a porté plainte contre le site. Filmés, certains policiers se montrent violents, injurieux voire sexistes. « J’te préviens, si je vois ma tête sur Internet, t’es morte », lance un policier dans une des vidéos.