Une étude du cabinet McKinsey relate que l’ensemble des activités liées à Internet (qui comprend donc l’e-commerce, les FAI, les équipements informatiques, etc.) représente 3,7% du PIB français, et contribue à hauteur de 25% à la croissance française.
S’il fallait une preuve formelle qu’Internet est bel et bien un moteur de l’économie, la voici. Elle est livrée par le cabinet d’études McKinsey, qui démontre comment l’ensemble des tentacules du web participent activement à la croissance de la France. Il est à souligner avant tout que l’étude a été cofinancée par McKinsey et quelques acteurs du web tels que Google.
Les chiffres de l’étude parlent d’eux-mêmes. En 2009, Internet a généré 60 milliards d’euros de valeur ajoutée, soit 3,2% du PIB. Selon les estimations, en 2010, ce chiffre devrait grimper à 72 milliards d’euros, ou 3,7% du PIB, et contribue à hauteur de 25% à la croissance française (contre 10% au cours des 15 dernières années, et environ 20% sur la période 2005-2009). Pour 2015, les chiffres sont encore plus étonnants : 129 milliards d’euros par an, ou 5,5% du PIB. Mais avec le potentiel français, nous pourrions même grimper à 160 milliards !
L’étude a analysé 4 grands types d’activités : le e-commerce et la pub, les FAI/télécommunications, fabrication et maintenance de matériel informatique (y compris les PC, les smartphones, etc.), et les activités de services informatiques avec une connexion web. En revanche, l’étude ne prend pas en compte la destruction de valeur, dans les cas où le web contribue par exemple à dévaluer les réseaux de distribution physiques. Toutefois, McKinsey estime à 28 milliards d’euros (en 2009) les achats réalisés dans un réseau physique, mais préparés à l’avance par les internautes sur le web.
L’étude chiffre aussi à 15% les gains de rentabilité générés par l’intégration d’Internet, grâce aux apports comme de nouveaux secteurs d’activité ou de nouvelles zones géographiques par exemple, voire la réduction de certains coûts.
Investissement insuffisant
L’étude pointe encore du doigt les investissements insuffisants de l’Etat dans le secteur du web. La contribution des dépenses publiques à la filière Internet était deux fois plus faible que la contribution des dépenses publiques à l’ensemble de l’économie en 2009.
McKinsey rappelle que « seules » 47% des PME françaises possèdent un site web, contre 80% chez nos voisins d’outre-manche. Le cabinet souligne plusieurs modèles qu’il serait bon de suivre, et notamment les exemples de la Suède et d’Israël.
Les résultats de cette étude nous confortent également dans les conclusions que nous avions tirées fin 2009, suite au grand emprunt. Nous estimions que les TIC en sortaient grands perdants,
récoltant « seulement » 4 milliards d’euros sur les 35 milliards alloués.
Source : Les Echos