lundi 16 janvier 2017
 

Pays-Bas: début du procès de l'homme qui a "failli casser Internet"

Le procès d'un Néerlandais qui a "failli casser Internet" en 2013 en appelant à "détruire" Spamhaus, entreprise européenne recensant les courriels indésirables, provoquant d'importantes pertes financières, s'est ouvert mardi à Dordrecht (sud des Pays-Bas).

Le procès d'un Néerlandais qui a

Sven Kamphuis, 39 ans, est accusé d'avoir mené différentes attaques dites de "déni de service" (DDOS), d'une ampleur inconnue jusque là et qui avaient ralenti le trafic internet à l'échelle mondiale. 

Ces attaques, qui permettent de bloquer un site en envoyant un nombre très élevé de demandes de connexions non sollicitées, avaient pour cibles Spamhaus et certains de ses partenaires aux Etats-Unis, aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne. L'entreprise, basée à Genève, publie des "listes noires" dont se servent les messageries pour filtrer les mails indésirables.

Peu de temps avant l'attaque, qui a duré plusieurs jours, Spamhaus avait placé sur sa liste noire le fournisseur d'accès à internet néerlandais Cyberbunker, qui s'était plaint d'être présenté comme un paradis de la cybercriminalité et des spams. Sven Kamphuis se présentait lui-même sur les réseaux sociaux comme "le ministre des Télécommunications et des Affaires étrangères de la république Cyberbunker".

Selon le parquet, M. Kamphuis, également accusé d'avoir piraté une adresse IP et participé à une organisation criminelle, a donné l'ordre de mener des attaques contre le groupe Spamhaus à un adolescent britannique, connu en ligne sous le surnom de "Narco", en lui envoyant un message lapidaire: "Détruis-le".

Pour l'accusé, Spamhaus est "une organisation qui censure, fait du chantage et, en plus, abuse de son marché", a rapporté son avocat Marcel van Gessel.

Son client n'est pourtant pas l'auteur de l'attaque, a souligné l'avocat, pointant du doigt "Narco", déjà condamné à 240 heures de travail d'intérêt général pour cette affaire.

"Aucun rendez-vous n'a été fixé, il n'y a eu aucune coordination concernant la durée et la portée de l'attaque", a plaidé M. Van Gessel. "Ce qu'ils étaient réellement en train de faire n'a jamais été clair pour mon client."

Extradé à l'époque par l'Espagne vers les Pays-Bas, le prévenu ne s'est pas présenté au tribunal.

Le parquet a requis "la peine totale d'un an d'emprisonnement, dont 310 jours avec sursis pour une durée de deux ans", un chiffre très précis dû à la prise en compte de 55 jours de détention préventive.

Le jugement sera rendu le 14 novembre.

Source : AFP

Noter cet article (de 1 = Nul à 5 = Excellent) Valider
/// Actuellement à la Une...
L’éditeur a présenté un navigateur conceptuel. Baptisé Neon, il propose une interface complètement repensée et intègre surtout des fonctions pratiques et intéressantes au quotidien. 

Un rapport adopté par la commission des affaires juridiques du Parlement européen demande la mise en place d’un cadre légal au niveau européen sur les droits des robots.

Airbnb, Abritel et autres sont visés par une plainte des professionnels de l’hôtellerie et de l’immobilier. Les parties civiles déplorent les inégalités entre ces nouveaux acteurs, moins tenus par les contraintes légales, et eux, souffrant de cette concurrence déséquilibrée.

WhatsApp chiffre de bout en bout les conversations, ce qui est très bien. Il se réserve cependant le droit de forcer la génération de nouvelles clés sans en avertir l’utilisateur, ce qui est moins bien. Faut-il parler de backdoor ? WhatsApp, soutenu par Open Whisper System, soutient qu’il s’agit d’un choix ergonomique, rendant le chiffrement transparent.

Le géant de Redmond a choisi une start-up canadienne spécialisée en deep learning pour sa première acquisition de l’année. Maluuba est spécialisée dans le traitement de requêtes en langage naturel.

La société israélienne spécialisée dans la sécurité et l’analyse forensic mobile a été victime d’un vol de données : 900 Go incluant des informations client, des bases de données ainsi que des informations techniques relatives à ses produits. 

Institution rattachée au premier ministre, France Stratégie propose deux alternatives à l’État dans sa gestion des innovations disruptives : permettre l’expérimentation dans un cadre réglementaire détaillé ou fixer un cadre général souple. 

A en croire le nouveau président des Etats-Unis, la sécurité informatique des institutions américaines est catastrophique. En témoignent les diverses attaques subies ces derniers mois. Donald Trump a donc commandé un rapport aux deux futurs patrons du renseignement américain et a fait de Rudy Giuliani, ancien maire de New York, son conseiller en cybersécurité.

La start-up d’origine française renforce sa solution de marketing mobile sur 2 axes : l’optimisation et les outils d’interaction. 

La société de service bordelaise approfondit son partenariat avec HPE et propose 2 nouvelles offres dans le Cloud sur SAP HANA et un IaaS (Infrastructure as a Service).

Toutes les News
Derniers commentaires