mardi 17 janvier 2017
 

Yahoo! tente de rassurer avec des bénéfices meilleurs que prévu

L'ex-fleuron américain d'internet Yahoo! a annoncé mardi des bénéfices trimestriels meilleurs que prévu, de quoi rassurer un peu les investisseurs alors que le récent cyberpiratage de sa messagerie nourrit des inquiétudes sur son rachat par Verizon. 

Marissa Mayer, PDG de Yahoo!, lors du Consumer Electronic Show à Las Vegas (Nevada) le 7 janvier 2014

Après une perte au deuxième trimestre, le groupe a dégagé au troisième trimestre un bénéfice net de 163 millions de dollars, plus que doublé comparé à un an auparavant. Et le résultat par action hors éléments exceptionnels, la référence à Wall Street, est ressorti à 20 cents quand les analystes n'en espéraient que 14. 

Le chiffre d'affaires du groupe a progressé pour sa part de 6% à 1,3 milliard de dollars, un niveau conforme aux attentes, et le groupe a fait état de prévisions plutôt optimistes. Il table sur un chiffre d'affaires annuel de 5,06 à 5,10 milliards de dollars, dont 1,36 à 1,40 milliard sur le trimestre entamé début octobre, quand les analystes visaient jusqu'ici le bas de ces fourchettes.

Le montant généralement utilisé pour évaluer la croissance de Yahoo! est toutefois celui des revenus qui restent, une fois déduits les montants reversés à des partenaires ("ex-TAC"), et ceux-ci ont encore plongé de 14% sur un an au troisième trimestre, à 858 millions de dollars.

Cela n'a pas empêché la patronne Marissa Mayer de se dire contente des résultats, dans un communiqué.

"En plus de nos efforts continus pour renforcer notre activité, nous sommes occupés à préparer l'intégration avec Verizon. Nous restons très confiants, non seulement dans la valeur de nos activités, mais aussi dans la valeur que les produits de Yahoo! apportent à nos utilisateurs", a-t-elle ajouté.

- Rassurer Verizon -

Yahoo!, qui cherche depuis plusieurs années sans succès de relancer sa croissance, avait finalement accepté fin juillet de vendre son coeur de métier (à commencer par ses services et plateformes en ligne comme Yahoo News ou Yahoo Mail) à l'opérateur de télécoms Verizon pour 4,8 milliards de dollars.

Le groupe internet a toutefois subi depuis une série noire. En septembre, il avait dévoilé que sa messagerie avait subi deux ans auparavant une cyberattaque historique, durant laquelle 500 millions de comptes d'utilisateurs avaient été affectés.

Et en octobre, il a dû se défendre d'accusations dans les médias selon lesquelles il avait scanné les courriels de ses utilisateurs à la demande des services de renseignements américains.

"Yahoo n'a pas augmenté son activité, il a taillé (dans ses coûts) pour augmenter son bénéfice", a estimé Rob Enderle, un analyste spécialiste du secteur technologique.

Mais "quelle que soit la manière dont on regarde (les résultats), ils sont meilleurs que prévu", a-t-il reconnu. "C'est le genre de rapport financier dont ils avaient besoin pour ne pas augmenter la probabilité que Verizon s'enfuie tout courant" ou réclame un rabais sur le prix.

Sans remettre formellement en cause la transaction, le chef du département juridique de Verizon, Craig Silliman, avait évoqué la semaine dernière "des raisons raisonnables de penser aujourd'hui que l'impact (de la cyberattaque) est important".

"Nous attendons de Yahoo qu'ils nous expliquent l'impact plein et entier", avait-il poursuivi. "S'ils pensent que (l'impact n'est pas important), ils doivent nous le montrer."

Marissa Mayer a échappé aux questions épineuses en la matière mardi, Yahoo! ayant renoncé à organiser sa traditionnelle téléconférence avec des analystes en invoquant justement l'intégration en cours avec Verizon.

Elle a toutefois laissé entendre que la cyberattaque n'avait pas provoqué d'exode des utilisateurs, en relevant dans le communiqué: "nous travaillons dur pour conserver leur confiance, et sommes encouragés par leur fidélité ininterrompue".

Dans les échanges électroniques suivant la clôture de la Bourse de New York, l'action Yahoo! s'appréciait de 1,49% à 42,30 dollars mardi soir vers 23H20 GMT.

Source : AFP - Sophie ESTIENNE

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