mercredi 7 décembre 2016
 

Samsung tire un trait sur son Galaxy Note 7

Samsung a décidé mardi d'arrêter les frais face au fiasco du Galaxy Note 7 et de cesser définitivement la production de ce smartphone dernier cri englué dans une opération désastreuse de rappel pour cause de batteries explosives.

Un vendeur dans une boutique Samsung à Hong Kong le 11 octobre 2016

Le géant sud-coréen tente de contenir les répercussions sur son image de marque et sur ses autres secteurs d'activités de l'affaire du Note 7 défectueux, l'un de ses plus grands échecs commerciaux, à l'heure où il doit composer avec une concurrence exacerbée.

Le conglomérat sud-coréen a annoncé dans un premier temps avoir cessé les ventes et les échanges de l'appareil, suite à des informations selon lesquelles des Note 7 de remplacement avaient eux aussi pris feu.

Ces annonces ont été sévèrement sanctionnée en Bourse, où le titre Samsung a perdu 8% mardi. 

Et une fois la place financière fermée, le groupe a annoncé qu'il renonçait complètement à sa "phablette", comme se nomment les modèles intermédiaires entre smartphones et tablettes.

"En faisant de la sécurité du consommateur notre préoccupation numéro un, nous sommes parvenus à la décision finale d'arrêter la production du Galaxy Note 7", a dit Samsung dans un communiqué.

Un porte-parole a confirmé qu'il s'agissait d'un abandon "définitif".

De nombreux analystes avait prévu la mort prématurée du smartphone mais il s'agit néanmoins d'une décision spectaculaire pour un groupe qui se targue d'être le champion de l'innovation et de la qualité.

- Humiliation -

Elle conclut plus d'un mois de débâcle complète pour le Galaxy Note 7 qui avait été lancé par anticipation en août pour damer le pion au grand rival Apple dans le segment haut de gamme.

Samsung avait été contraint le 2 septembre d'ordonner le rappel planétaire de 2,5 millions d'exemplaires du Note 7 après que certains spécimens eurent pris feu du fait de l'explosion de leur batterie lithium-ion pendant leur chargement.

Les images de téléphones carbonisés qui ont inondé les réseaux sociaux ont représenté une humiliation suprême. 

L'image du groupe a pris un coup supplémentaire quand Samsung a reconnu implicitement pour la première fois mardi que les appareils distribués en remplacement des premiers millions de Note 7 vendus posaient aussi problème.

"La première fois, cela peut être interprété comme une erreur. Mais la même chose s'est produite deux fois sur le même modèle, et cela générera une perte considérable de confiance des consommateurs", a observé Greg Roh, de HMC Investment Securities.

"La raison pour laquelle les consommateurs préfèrent Apple ou Samsung, c'est la fiabilité du produit. Ici, les dégâts en terme d'image seront inévitables et Samsung aura fort à faire pour inverser la tendance".

Les clients pourront échanger leur Note 7 contre un autre modèle Samsung ou être remboursés.

Samsung a demandé à ses distributeurs dans le monde entier de cesser les ventes et les échanges. Ce qu'avaient déjà décidé unilatéralement de faire dès dimanche la compagnie de télécommunications américaine AT&T et son concurrent allemand T-Mobile.

- Dégâts sur la marque? -

Le groupe a également invité ses clients à éteindre leur appareil et à cesser de l'utiliser, décision saluée par Elliot Kaye, patron de l'agence américaine de sécurité des consommateurs (CPSC).

"Personne ne devrait avoir à s'inquiéter du fait qu'un téléphone peut mettre en danger des personnes ou des biens", a-t-il indiqué.

De son côté, l'autorité américaine de l'aviation civile (FAA) a émis de nouvelles recommandations, demandant à tous les passagers dotés d'un Note 7 de ne pas l'allumer ni le recharger en vol, et de ne pas le ranger non plus dans leur bagage en soute.

Certains analystes ont estimé que Samsung, prêt à tout pour rester à flot dans un marché ultra-concurrentiel, avait peut-être bâclé la production du Note 7, au moment où Apple faisait monter les attentes avec son iPhone7.

Cette "phablette" était pourtant cette année cruciale dans le plan de croissance de la branche "smartphones" du sud-coréen, également menacé par d'ambitieux nouveaux venus chinois.

Linda Sui, analyste chez Strategy Analytics, estime que cette affaire pourrait coûter "10 milliards de dollars ou plus" à Samsung.

"L'impact sur l'image de marque et la confiance des consommateurs pourrait être bien pire", poursuit-elle.

L'échec du Note 7 survient à un moment critique pour le groupe, embarqué dans une transition générationnelle compliquée au sommet.

Le fonds américain Elliott Management vient de mettre du sel dans la plaie en proposant de scinder le groupe en deux sociétés indépendantes, de distribuer un dividende exceptionnel à ses actionnaires et d'envisager une cotation à Wall Street.

Source : AFP - Giles HEWITT

Noter cet article (de 1 = Nul à 5 = Excellent) Valider
/// Actuellement à la Une...
Après un premier partenariat, le spécialiste des containers annonce qu’il rachète finalement la start-up française Infinit et sa technologie qui permet d’unifier les espaces en créant un disque dur unique.
L’éditeur a livré sa feuille de route pour 2017, avec toujours cette volonté d’améliorer les performances de ses produits de visualisation des données mais aussi de nouveaux outils en dehors de son cœur de métier.
Le Sommet de l’Open Government Partnership s’est ouvert aujourd’hui à Paris. 70 Etats y sont représentés et des centaines d’organisations et d’entreprises y participeront. Mais certaines associations françaises ont choisi de boycotter l’événement, pointant la contradiction entre les principes de l’OGP et les politiques françaises en matière de numérique.
Tous les bureaux et datacenters de Google seront alimentés en énergies vertes (vent et solaire) d’ici la fin de l'année prochaine, ce qui représente environ 2,6 Gigawatts. 
On l’oublie souvent, Parrot ne fait pas que des drones. L’entreprise française conçoit et commercialise également des objets connectés, des casques audio ainsi que des équipements automobiles (kits main libres, autoradio…). C’est cette activité que Parrot est sur le point de vendre à Faurecia.
40 clients des secteurs de la finance, de l’éducation et de la santé vont participer à un programme bêta. Selon IBM, les systèmes cognitifs sont cités comme une nouvelle priorité par quasiment 60% des professionnels de la sécurité. Durant les deux dernières années, IBM a recruté 2000 experts du domaine de la sécurité, développeurs, consultants et chercheurs, dont 600 aux Etats-Unis.
Verizon débute sa stratégie de recentrage sur les réseaux, son cœur de métier, et cède 29 datacenters répartis sur 24 sites aux Etats-Unis et en Amérique Latine. 
C’est un peu une carte Arduino ou Raspberry Pi, en plus simple. Thingz, produit conçu et commercialisé par la start-up toulousaine éponyme – sis à Labège – permet d’imaginer, fabriquer et programmer un objet électronique.
Simultanément, Open AI, une entreprise soutenue notamment par Elon Musk, et DeepMind de Google, viennent de décider de livrer certains éléments de leur plateforme en accès ouvert sur Github.
Dans le cadre du programme « EU Free and Open Source Software Auditing », les logiciels libres bénéficieront du soutien de l’UE pour chasser les bugs de leur code. Après un an d’audit, le programme est en effet maintenu, son budget doublé et sa mission élargie aux bug bounties.
Derniers commentaires
/// DERNIERS MAGAZINES PARUS

RÉALITÉ VIRTUELLE : Ce que vous pouvez en attendre - ESPORT : l'informatique derrière le phénomène planétaire - Windows et Android, les meilleurs ennemis - Les promesses de Java 9 - OpenStack : une plateforme Cloud mature mais ambiguë - Shopping Tech : coups de coeur pour Cubetto, Orbi et Thingz...

 

UN FUTUR SANS WINDOWS ? : Comment les entreprises s'émancipent peu à peu - Vendée Globe : l'informatique hors-normes - Ces SSII et ESN où il ne fait pas bon être informaticien - "Il faut un ministère du Numérique" (Bertrand Diard, président de Tech In France)...

 

SÉCURITÉ DES MOBILES : les menaces qui ciblent les entreprises - VOITURES CONNECTÉES : comment elles carburent à la data, Qwant côté cuisine, Découverte Azure DocumentDB, JBoss le serveur d'applications open source, Rencontre avec Mounir Mahjoubi...