mercredi 7 décembre 2016
 

Les assistants virtuels, aux avant-postes de l'intelligence artificielle

Les grands groupes technologiques sont lancés dans une course à l'intelligence artificielle. Pour le grand public, elle prend surtout aujourd'hui le visage (ou plutôt la voix) d'un assistant virtuel intégré aux smartphones et à un nombre croissant d'autres produits.

Google a fait de son assistant virtuel à intelligence artificielle un argument de vente pour son smartphone Pixel dévoilé le 4 octobre 2016

- Ils sont partout

Google a fait de son assistant virtuel à intelligence artificielle un argument de vente pour son smartphone Pixel dévoilé mardi. Le "Google Assistant" est aussi au coeur de sa nouvelle messagerie Allo et du hub pour la maison connectée Google Home.

Instiller de l'intelligence artificielle à tous ses appareils, des smartphones aux téléviseurs en passant par les réfrigérateurs et les machines à laver: c'est également l'ambition de Samsung avec le rachat jeudi de la startup américaine Viv Labs.

Viv a conçu un assistant "intelligent" de nouvelle génération, mais ses créateurs étaient déjà derrière Siri, le doyen des assistants vocaux, devenu célèbre en arrivant sur l'iPhone d'Apple en 2011.

Siri a fait beaucoup d'émules, comme Cortana chez Microsoft (intégrée à Windows 10 et à la console de jeux Xbox), Alexa chez Amazon (sur la gamme d'appareils connectés pour la maison Echo), ou M, testé par Facebook sur son application Messenger.

- A quoi ça sert

L'assistant peut servir de super-télécommande vocale: on lui demande d'ouvrir une application spécifique ou un album photo sur un smartphone, de jouer de la musique... Les assistants intégrés à certains appareils, comme Amazon Echo ou Google Home, ont aussi vocation, si ces équipements sont compatibles, à contrôler d'autres objets connectés de la maison, pour allumer le chauffage ou éteindre la lumière par exemple.

La plupart des assistants virtuels répondent, plus ou moins bien, à des questions écrites ou orales sur les prévisions météo, les restaurants à proximité, voire des sujets de culture générale, en allant piocher les réponses dans un moteur de recherche comme Google Search ou Microsoft Bing.

Et ils promettent de réaliser des tâches toujours plus complexes.

Le Google Assistant va ainsi consulter plusieurs services du géant internet (agenda, messagerie Gmail, Maps, Search) pour répondre à une question du genre: "comment s'annonce ma journée?": Google promet un résumé rassemblant les prévisions météo, l'heure des premières réunions et le temps à prévoir pour y arriver.

Cortana alerte en tenant compte des embouteillages du moment où il faut partir à un rendez-vous extérieur rentré dans son agenda électronique.

Et Allo peut même presque répondre à votre place: il suggère des remarques pour réagir au contenu d'un message qui vient d'arriver. 

- Comment ça marche

Pour l'utilisateur, ça paraît simple. Une commande vocale standardisée ("Hey Siri", "OK Google") ou une pression sur un bouton "réveille" l'assistant, censé ensuite comprendre des requêtes exprimées dans un langage normal.

Cela repose toutefois sur des programmes informatiques complexes, permettant au logiciel de "voir", "entendre", et surtout comprendre les signaux reçus.

Le système informatique est nourri au départ avec d'énormes bases de données, à partir desquelles on lui fait reconnaître des choses de plus en plus précises, qu'il s'agisse du contenu d'une photo ou de phrases dans une conversation.

Les programmateurs cherchent surtout à instiller à ces intelligences artificielles la capacité d'apprendre: plus on s'en sert, plus leurs réponses et réactions s'améliorent et s'adaptent aux habitudes et préférences personnelles de l'utilisateur. 

- Et demain ?

On parle beaucoup d'interfaces "conversationnelles": des logiciels et des machines ayant des interactions naturelles, à l'image d'une conversation humaine.

Les acteurs du secteur tentent déjà, avec plus ou moins de succès, de donner à leurs assistants le sens de l'humour, ou la capacité de répondre à des requêtes comme "raconte-moi une blague" ou "raconte-moi une histoire".

Google assure que son assistant apprendra à terme à utiliser les applications préférées de l'utilisateur, pour obéir à des injections du type: "Fais une réservation chez Quartino à 08H30".

Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, avait annoncé en début d'année vouloir créer un système d'intelligence artificielle pour superviser sa maison "un peu comme Jarvis dans Iron Man".

Et c'est aussi l'intelligence artificielle qui fera rouler les voitures "sans chauffeur".

Les assistants actuels sont encore loin de cela. Ils vont régulièrement prendre un mot ou un objet pour un autre, et avoir des réponses parfois surprenantes.

Certains observateurs relèvent toutefois déjà que ces assistants intelligents, toujours à l'écoute et mémorisant une quantité énorme d'informations, risquent d'être un cauchemar pour la protection de la vie privée. 

D'autres ont même mis en garde contre l'éventuel danger pour l'humanité de robots tueurs ou capables d'exécuter quasiment toutes les tâches humaines, menaçant des millions de vies ou d'emplois.

Source : AFP - Sophie ESTIENNE

Noter cet article (de 1 = Nul à 5 = Excellent) Valider
/// Actuellement à la Une...
Après un premier partenariat, le spécialiste des containers annonce qu’il rachète finalement la start-up française Infinit et sa technologie qui permet d’unifier les espaces en créant un disque dur unique.
L’éditeur a livré sa feuille de route pour 2017, avec toujours cette volonté d’améliorer les performances de ses produits de visualisation des données mais aussi de nouveaux outils en dehors de son cœur de métier.
Le Sommet de l’Open Government Partnership s’est ouvert aujourd’hui à Paris. 70 Etats y sont représentés et des centaines d’organisations et d’entreprises y participeront. Mais certaines associations françaises ont choisi de boycotter l’événement, pointant la contradiction entre les principes de l’OGP et les politiques françaises en matière de numérique.
Tous les bureaux et datacenters de Google seront alimentés en énergies vertes (vent et solaire) d’ici la fin de l'année prochaine, ce qui représente environ 2,6 Gigawatts. 
On l’oublie souvent, Parrot ne fait pas que des drones. L’entreprise française conçoit et commercialise également des objets connectés, des casques audio ainsi que des équipements automobiles (kits main libres, autoradio…). C’est cette activité que Parrot est sur le point de vendre à Faurecia.
40 clients des secteurs de la finance, de l’éducation et de la santé vont participer à un programme bêta. Selon IBM, les systèmes cognitifs sont cités comme une nouvelle priorité par quasiment 60% des professionnels de la sécurité. Durant les deux dernières années, IBM a recruté 2000 experts du domaine de la sécurité, développeurs, consultants et chercheurs, dont 600 aux Etats-Unis.
Verizon débute sa stratégie de recentrage sur les réseaux, son cœur de métier, et cède 29 datacenters répartis sur 24 sites aux Etats-Unis et en Amérique Latine. 
C’est un peu une carte Arduino ou Raspberry Pi, en plus simple. Thingz, produit conçu et commercialisé par la start-up toulousaine éponyme – sis à Labège – permet d’imaginer, fabriquer et programmer un objet électronique.
Simultanément, Open AI, une entreprise soutenue notamment par Elon Musk, et DeepMind de Google, viennent de décider de livrer certains éléments de leur plateforme en accès ouvert sur Github.
Dans le cadre du programme « EU Free and Open Source Software Auditing », les logiciels libres bénéficieront du soutien de l’UE pour chasser les bugs de leur code. Après un an d’audit, le programme est en effet maintenu, son budget doublé et sa mission élargie aux bug bounties.
Derniers commentaires
/// DERNIERS MAGAZINES PARUS

RÉALITÉ VIRTUELLE : Ce que vous pouvez en attendre - ESPORT : l'informatique derrière le phénomène planétaire - Windows et Android, les meilleurs ennemis - Les promesses de Java 9 - OpenStack : une plateforme Cloud mature mais ambiguë - Shopping Tech : coups de coeur pour Cubetto, Orbi et Thingz...

 

UN FUTUR SANS WINDOWS ? : Comment les entreprises s'émancipent peu à peu - Vendée Globe : l'informatique hors-normes - Ces SSII et ESN où il ne fait pas bon être informaticien - "Il faut un ministère du Numérique" (Bertrand Diard, président de Tech In France)...

 

SÉCURITÉ DES MOBILES : les menaces qui ciblent les entreprises - VOITURES CONNECTÉES : comment elles carburent à la data, Qwant côté cuisine, Découverte Azure DocumentDB, JBoss le serveur d'applications open source, Rencontre avec Mounir Mahjoubi...