mercredi 7 décembre 2016
 

Paris, championne des start-up, en passe de devancer Londres

Avec une quarantaine d'incubateurs de start-up, dont le plus important d'Europe, et bientôt du monde grâce à la Station F de Xavier Niel, Paris s'affirme comme un haut lieu d'attractivité pour les jeunes entreprises innovantes, au moins autant que Londres.

Une vue de Paris, le 17 septembre 2015

Témoin de cette explosion: "le Tremplin", dernier né de Paris and Co, l'agence de développement économique et d'innovation de Paris, un incubateur dédié aux jeunes pousses du secteur sportif dont les locaux sont situés au coeur du stade Jean Bouin (XVIe).

La vocation de Paris and Co est d'"accompagner des start-ups, soit de jeunes entreprises innovantes qui ont souvent moins de trois ans d'existence et vont essayer d'arriver sur le marché avec un nouveau produit, un nouveau service, une nouvelle façon de délivrer les choses", explique devant une classe de troisième, Loïc Dosseur, le co-directeur général de l'association.

A l'image du Tremplin avec le sport, une soixantaine de lieux parisiens dédiés à l'innovation ont accueilli jeudi et vendredi des rencontres entre 3.500 collégiens et lycéens et des entrepreneurs et salariés d'entreprises innovantes.

"Projetez-vous. Vous êtes vraiment dans un environnement très décalé", lance M. Dosseur aux collégiens.

"On a envie de transmettre, de faire savoir ce qu'on fait, l'aventure qu'on vit", explique François Decock, co-fondateur et directeur général d'Yppa, une start-up lancée en mai 2016.

Elle propose une plateforme en ligne afin de diffuser des shows lumineux colorés via l'écran de son smartphone pour animer les tribunes des enceintes sportives.

La création de cet "environnement favorable" destiné à accélérer leur croissance a su séduire les entreprises innovantes dans le domaine du sport puisque "on a en moyenne huit fois plus de candidats que de places dans l'incubateur", précise Loïc Dosseur.

Et cette attractivité ne se limite pas au stade Jean Bouin ni même aux 9 incubateurs, totalisant quelque 250 entreprises au total, de Paris and Co, mais englobe la capitale française dans son ensemble.

- "Il n'y a pas que la Californie" -

"Il n'y a pas que la Silicon Valley pour faire émerger des start-ups, Paris est aujourd'hui dans le top trois mondial", détaille M. Dosseur.

"On a ouvert le Cargo cette année qui est le plus gros incubateur d'Europe avec 15.000 mètres carrés et 50 start-ups hébergées", rappelle Jean-Louis Missika, adjoint à la mairie de Paris en charge du développement économique et de l'attractivité.

Le poids lourd de Xavier Niel, la Station F et ses 34.000 mètres carrés situés dans l'ancienne halle Freyssinet (XIIIe), doit voir le jour l'an prochain.

"Un des objectifs que nous nous sommes fixés est d'avoir 30% de start-up d'origine étrangère dans nos incubateurs", poursuit M. Missika. "B. Amsterdam", plus gros acteur de l'incubation à Amsterdam ou LabCentral, premier incubateur de biotechs à Boston, ont déjà approché la Ville Lumière.

Le capital-risque en France a atteint plus d'un milliard d'euros au premier semestre 2016 selon une étude du cabinet EY, ce qui place l'Hexagone juste derrière l'Angleterre en terme de montants levés. "Mais on est passé devant Londres en nombre de start-ups financées", précise Loïc Dosseur.

"La tendance est bonne et le fait de s'installer en première place est intéressant parce que cela nous donne des arguments pour attirer les investisseurs étrangers qui veulent investir en Europe, notamment chinois et américains", assure à l'AFP Jérôme Faul, président de la commission capital-innovation de l'Association française des investisseurs pour la croissance (AFIC).

Un rayonnement à mettre au crédit des nombreux atouts qu'offre la capitale française: des laboratoires de recherche de réputation mondiale, le plus gros centre universitaire d'Europe ou encore le plus grand nombre de sièges sociaux de grandes entreprises.

Or, ajoute M. Missika, "la création de l'écosystème avec les grands groupes est quelque chose qu'on a mieux réussi que Londres".

L'Etat français a également joué son rôle, avec un Fonds d'amorçage de 600 millions pour les start-up, mis en place il y a quelques années. "Ces entreprises qu'on a soutenues en 2012 commencent à croître et ça fait beaucoup de projets pour la suite", estime M. Faul.

Source : AFP - Juliette RABAT, Hélène SEINGIER

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