lundi 16 janvier 2017
 

Le "ransomware", fléau de l'année de la piraterie informatique

Un virus s'introduit dans votre ordinateur, qui vous empêchera d'accéder à vos fichiers tant que vous n'aurez pas payé une rançon: les attaques de "ransomwares" ont explosé cette année, et touchent de plus en plus les entreprises.

Un virus s'introduit dans votre ordinateur, qui vous empêchera d'accéder à vos fichiers tant que vous n'aurez pas payé une rançon: les attaques de

"Les ransomwares dominent actuellement le marché des malwares", les logiciels malveillants que les pirates informatiques envoient dans les machines de leurs victimes, constate le spécialiste des réseaux Cisco dans son dernier rapport semestriel. 

"Bien qu'ils existent depuis un certain temps, leur récente évolution les a érigés au rang des malwares les plus rentables de l'histoire de la cybercriminalité", ajoute le groupe américain.

Evolution des fenêtres qui surgissaient il y a quelques années pour vous inviter à acheter un antivirus après la détection d'un hypothétique virus, les ransomwares --ou rançongiciels, en français-- bloquent l'ordinateur ou en cryptent les données. 

Et pour pouvoir récupérer ses travaux personnels ou ses photos de vacances, l'internaute est invité à verser quelques bitcoins. La rançon exigée n'est en général pas très élevée.

Depuis quelques mois, les virus Petya, Locky, TeslaCrypt, Zepto ou Cerber se répandent aussi, et de plus en plus, dans le monde du travail.

"Selon notre dernier rapport, 43% des ransomwares visent des entreprises. Il y a un glissement très important, puisque 99% visaient le grand public il y a un an", constate Laurent Heslault, directeur des stratégies de sécurité chez Symantec, l'éditeur américain de l'antivirus Norton.

Les victimes françaises ne s'en vantent généralement pas. Un cabinet d'avocat d'Orléans a choisi de parler cette semaine, alors que des hackers --domiciliés en Russie selon les premiers éléments de l'enquête-- réclamaient une rançon de 8.000 dollars pour décrypter ses fichiers.

Parmi les cas connus d'institutions qui ont payé, on trouve des hôpitaux américains, une université canadienne, de très nombreuses PME...

Avec parfois une variante: la menace de tout bloquer, sans forcément passer à l'acte.

"J'ai vu des grandes banques françaises qui ont été menacées pendant plusieurs jours", raconte David Sportes, directeur général de la société de services françaises Harmonie Technologies. "Ca peut être très, très long..."

- Ne pas payer -

Reste une question d'importance: faut-il payer? Assurément non, selon les autorités et les spécialistes de la cybersécurité. C'est le choix qu'ont fait l'an dernier les exploitants d'une hydrolienne au large d'Ouessant, en Bretagne, à qui des pirates demandaient 4.000 dollars. Résultat: la machine a été paralysée pendant deux semaines.

Il est donc souvent tentant de verser la rançon demandée. A ses risques et périls!

"En général, les pirates ont tendance à tenir parole, et quand vous payez, vous récupérez vos données", assure Thierry Karsenti, directeur technique pour l'Europe de l'éditeur israélien de logiciels Check Point.

Selon une étude du spécialiste japonais de la cybersécurité Trend Micro, toutefois, 50% des entreprises françaises infectées paient la rançon, sans pour autant récupérer leurs données. 

"La récupération des données est loin d'être garantie et les organisations se retrouvent souvent dans une position très difficile, privées d'accès à leurs fichiers avec des pertes financières qui peuvent s'avérer conséquentes. Il est crucial de prendre conscience que nous avons avant tout affaire à des criminels, à qui il ne faut jamais faire confiance", souligne Loïc Guézo, responsable de la stratégie de l'éditeur japonais de solutions de sécurité Trend Micro pour l'Europe du Sud.

Seules 32% des entreprises qui ont cédé au chantage ont récupéré leurs billes, selon l'étude... qui constate aussi que 16% des responsables de la sécurité informatique interrogés n'ont jamais entendu parler de ransomwares!

La rançon a coûté en moyenne 638 euros, un montant supérieur à 1.000 euros pour le quart des répondants.

Mieux vaut donc faire en sorte de ne pas être infecté!

"La menace ransomware de base, en ayant une hygiène informatique correcte, on est quand même capable de l'éviter, ou du moins d'en limiter les impacts", juge Gérôme Billois, consultant chez Wavestone.

Comme ses confrères, il rappelle les précautions à prendre: avoir un système à jour, se méfier des e-mails suspects, ne pas cliquer sur n'importe quel lien...

Il faut se préparer au pire, et penser à sauvegarder ses fichiers régulièrement. En faisant attention à ne pas se faire crypter les sauvegardes.

Source : AFP - Jean LIOU

Noter cet article (de 1 = Nul à 5 = Excellent) Valider
/// Actuellement à la Une...
L’éditeur a présenté un navigateur conceptuel. Baptisé Neon, il propose une interface complètement repensée et intègre surtout des fonctions pratiques et intéressantes au quotidien. 

Un rapport adopté par la commission des affaires juridiques du Parlement européen demande la mise en place d’un cadre légal au niveau européen sur les droits des robots.

Airbnb, Abritel et autres sont visés par une plainte des professionnels de l’hôtellerie et de l’immobilier. Les parties civiles déplorent les inégalités entre ces nouveaux acteurs, moins tenus par les contraintes légales, et eux, souffrant de cette concurrence déséquilibrée.

WhatsApp chiffre de bout en bout les conversations, ce qui est très bien. Il se réserve cependant le droit de forcer la génération de nouvelles clés sans en avertir l’utilisateur, ce qui est moins bien. Faut-il parler de backdoor ? WhatsApp, soutenu par Open Whisper System, soutient qu’il s’agit d’un choix ergonomique, rendant le chiffrement transparent.

Le géant de Redmond a choisi une start-up canadienne spécialisée en deep learning pour sa première acquisition de l’année. Maluuba est spécialisée dans le traitement de requêtes en langage naturel.

La société israélienne spécialisée dans la sécurité et l’analyse forensic mobile a été victime d’un vol de données : 900 Go incluant des informations client, des bases de données ainsi que des informations techniques relatives à ses produits. 

Institution rattachée au premier ministre, France Stratégie propose deux alternatives à l’État dans sa gestion des innovations disruptives : permettre l’expérimentation dans un cadre réglementaire détaillé ou fixer un cadre général souple. 

A en croire le nouveau président des Etats-Unis, la sécurité informatique des institutions américaines est catastrophique. En témoignent les diverses attaques subies ces derniers mois. Donald Trump a donc commandé un rapport aux deux futurs patrons du renseignement américain et a fait de Rudy Giuliani, ancien maire de New York, son conseiller en cybersécurité.

La start-up d’origine française renforce sa solution de marketing mobile sur 2 axes : l’optimisation et les outils d’interaction. 

La société de service bordelaise approfondit son partenariat avec HPE et propose 2 nouvelles offres dans le Cloud sur SAP HANA et un IaaS (Infrastructure as a Service).

Toutes les News
Derniers commentaires