mardi 6 décembre 2016
 

Désireux de fidéliser ses membres, Facebook se lance dans le commerce en ligne

Facebook a annoncé lundi lancer une plateforme entièrement consacré à la vente et l'achat d'objets et produits entre ses membres, pour à la fois fidéliser ces derniers et concurrencer les sites de commerce en ligne comme Craigslist, eBay ou Amazon.

Facebook a annoncé lancer un espace entièrement consacré à la vente et l'achat d'objets et produits entre ses membres

Le réseau social va permettre à ses 1,71 milliard d'utilisateurs qui voudront vendre un objet d'en mettre une photo en ligne sur cette plateforme baptisée "Marketplace".

Le service sera accessible dans un premier temps aux utilisateurs âgés de plus de 18 ans résidant aux Etats-Unis, en Australie, au Royaume-Uni et en Nouvelle-Zélande.

Il sera disponible dans l'application mobile Facebook, aussi bien pour les propriétaires d'iPhone que ceux disposant de téléphones équipés du système d'exploitation Android (Google).

Le nouveau service, qui risque de secouer le secteur du commerce en ligne et des petites annonces, sera disponible également sur les ordinateurs fixes et dans d'autres pays dans les prochains jours.

Facebook indique qu'environ 450 millions d'utilisateurs se servent déjà de son réseau pour vendre ou acheter des objets tels que des voitures, des meubles ou encore des vêtements pour bébés, avec des petites annonces publiées dans ses "groupes" réunissant des personnes ayant des centres d'intérêt communs.

"Cette activité (d'achat-vente) a commencé dans des groupes Facebook et s'est considérablement développée. Plus de 450 millions de gens visitent ces groupes chaque mois. Ca va des familles du quartier jusqu'aux collectionneurs du monde entier", explique Mary Ku, responsable produit chez Facebook, dans un message sur le site internet du groupe.

"Ce sera un moyen pratique de découvrir, acheter ou vendre des produits avec les gens de votre communauté", estime-t-elle.

Marketplace diffusera les photos des produits en fonction de la proximité des acheteurs potentiels, et les utilisateurs pourront ajuster leurs paramètres de localisation et de recherche pour des produits particuliers ou selon les catégories.

Acheteurs et vendeurs pourront s'échanger des messages pour se mettre d'accord sur le règlement et la livraison des produits.

Facebook ne fait pas payer ses utilisateurs, mais la nouvelle plateforme pourrait à l'avenir permettre de davantage monétiser sa base d'utilisateurs et donner aux internautes une raison supplémentaire de rester sur le réseau.

- Deuxième tentative -

Facebook avait déjà tenté de mettre en place un espace d'achat et de vente en 2007 mais son initiative n'avait à l'époque pas attiré suffisamment d'utilisateurs.

Depuis, le réseau social a testé ces dernières années un bouton "achat" qui permet à ses utilisateurs d'acheter des produits de ses partenaires en ligne.

Mi-septembre, il avait également dévoilé un nouveau système de paiement en ligne intégré à son service de messagerie Messenger: on peut désormais y faire des achats directement dans une conversation, sans être redirigé vers le site internet du commerçant.

Facebook a déjà servi par ailleurs d'intermédiaire à la vente de produits et accessoires virtuels dans le cadre de jeux en ligne auxquels on pouvait jouer sur son réseau.

Au deuxième trimestre, le bénéfice net de Facebook a bondi de 186% à 2,05 milliards de dollars, et son chiffre d'affaires de 59% à 6,4 milliards.

Ces revenus proviennent essentiellement des publicités, mais Facebook essaye aussi d'augmenter les revenus qu'il tire d'autres services, et sa filiale Oculus a également commencé cette année à vendre un casque de réalité virtuelle.

L'officialisation de Facebook comme plateforme de vente de produits entre particuliers n'est toutefois pas sans risque.

Le groupe avait ainsi déjà dû prendre des mesures plus tôt cette année pour empêcher que son réseau ou son application de photos Instagram soient utilisés pour négocier des ventes d'armes entre particuliers.

Il assure toutefois que le fait que ses utilisateurs s'inscrivent sur son réseau sous leur vrai nom crée un certain contrôle, qui devrait décourager les ventes anonymes de biens illégaux.

Facebook a annoncé parallèlement lundi le lancement d'une version allégée de son application de messagerie, "Messenger Lite", pour les utilisateurs disposant d'une connexion internet limitée. Ce service sera d'abord accessible au Kenya, en Tunisie, en Malaysie, au Sri Lanka et au Venezuela.

Source : AFP

Noter cet article (de 1 = Nul à 5 = Excellent) Valider
/// Actuellement à la Une...
La plateforme vidéo aurait été victime d’une intrusion dans ses bases de données. Les assaillants sont repartis avec les informations relatives à 87 millions de comptes, mais très peu de mots de passe, ces derniers étant également fortement sécurisés.
SimpliVity étend la liste de ses partenaires : après Dell, Lenovo et Cisco, Huawei devient désormais un nouvel allié pour attaquer le monde des télécommunications notamment, avec une première appliance musclée ! 
Les géants américains du Web tentent de se mobiliser pour faire face à la propagation des « contenus à caractère terroriste ». Ils annoncent la création d’une base de données commune répertoriant les empreintes numériques des images ou vidéos connues. 
Anciennement appelé Halle Freyssinet, le projet de Xavier Niel « Station F » ouvrira ses portes en avril 2017 et accueillera des centaines de start-up, qui peuvent déposer leur candidature dès aujourd’hui.
Après les taxis, les usagers. Jusqu’à présent, Uber ne géolocalisait l’utilisateur seulement lorsque celui-ci consultait l’application. Désormais, le pistage aura lieu y compris quand le service tournera en arrière plan, dès la commande et après l’arrivée à destination. La nouvelle fonctionnalité n’est guère appréciée. D'autant que l'entreprise se renforce encore dans l'intelligence artificielle en acquérant Geometric.
Que n’a-t-on pas écrit sur son compte ! Chaque semaine elle fait couler beaucoup d’encre à son sujet et se consommer encore plus de kilowatts ! Qui ou quoi ? La génération Y, dite « why » comme en anglais, et non « i-grec »comme pour la plupart de ceux qui ne la connaissent pas, et en parlent sans comprendre.
En juin 2017, nous serons enfin débarrassés des frais d’itinérance. Mais pas les opérateurs, auxquels s’appliqueront toujours des prix de gros, plafonnés par l’UE. C’est justement sur la question de ces plafonds que le Conseil de l’UE et le Parlement s’opposent. De longues discussions sont à prévoir jusqu’en juin.
Avec 128,2 millions noms de domaines en « .com » enregistrés, la croissance se poursuit. Par ailleurs, le cap des 350 millions de noms de domaine de premier niveau sera franchi avant la fin de l’année. 
Les investissements dans l’IT européenne ont atteint un record en 2016 avec 13,6 milliards de dollars soit 5 fois plus qu’il y a 5 ans. Toutefois, les gros tours de table sont encore absents ce qui fait que de nombreuses entreprises sont rachetées par leurs concurrents asiatiques ou américains.
Les autorités chinoises exigent que les éditeurs de logiciels lui livrent leur code source. Microsoft, Intel et IBM ne sont pas d’accord et s’opposent à la mesure, craignant tant pour leur propriété intellectuelle que pour la sécurité de leurs produits.
Derniers commentaires
/// DERNIERS MAGAZINES PARUS

RÉALITÉ VIRTUELLE : Ce que vous pouvez en attendre - ESPORT : l'informatique derrière le phénomène planétaire - Windows et Android, les meilleurs ennemis - Les promesses de Java 9 - OpenStack : une plateforme Cloud mature mais ambiguë - Shopping Tech : coups de coeur pour Cubetto, Orbi et Thingz...

 

UN FUTUR SANS WINDOWS ? : Comment les entreprises s'émancipent peu à peu - Vendée Globe : l'informatique hors-normes - Ces SSII et ESN où il ne fait pas bon être informaticien - "Il faut un ministère du Numérique" (Bertrand Diard, président de Tech In France)...

 

SÉCURITÉ DES MOBILES : les menaces qui ciblent les entreprises - VOITURES CONNECTÉES : comment elles carburent à la data, Qwant côté cuisine, Découverte Azure DocumentDB, JBoss le serveur d'applications open source, Rencontre avec Mounir Mahjoubi...