dimanche 11 décembre 2016
 

Les Etats-Unis veulent accélérer l'arrivée des voitures autonomes

L'administration Obama a présenté lundi un guide de bonnes pratiques pour encadrer le développement en toute sécurité des voitures autonomes, accélérer leur déploiement et leur commercialisation.

Une voiture autonome Uber le 13 septembre 2016 à Pittsburgh, en Pennsylvanie

Ce document, qui comprend quinze points principaux, veut centraliser les différentes règlementations portant sur les aspects techniques de ces véhicules pouvant se conduire tout seuls et censés "sauver des vies".

Il concerne l'ensemble des entreprises automobiles et technologiques (Tesla, Uber, Mercedes-benz, Ford, General Motors, Google...) travaillant sur la technologie autonome, a tenu à préciser le département du Transport (DoT).

Il est notamment demandé aux constructeurs de partager avec le ministère les données et les informations sur leurs technologies avant les tests en situation réelle.

Les autorités fédérales jugeront ainsi comment la voiture réagit, comment elle gère les défaillances techniques et les éventuels piratages informatiques ou encore comment elle détecte des objets sur la route.

Washington veut aussi regarder de près les différentes questions "éthiques" que soulève la technologie autonome: comment ces voitures sans chauffeur sont-elles programmées pour réagir en cas de dilemme. Exemple: que ferait une de ces voitures entre entrer dans un bus et éviter un cycliste?

Ces règles prendront effet à compter de mardi. Le ministère des Transports va dans les prochains mois demander aux groupes concernés de lui envoyer les données requises.

En incitant les entreprises à jouer le jeu de la transparence, la Maison Blanche espère apaiser les inquiétudes du grand public après un accident mortel en mai d'un automobiliste au volant d'une berline de luxe, Model S, de Tesla dont le système de pilotage automatique était activé.

- Quid des Etats locaux ? -

L'administration Obama souligne que la technologie autonome pourra limiter le nombre d'accidents sur les routes américaines. L'an dernier 94% des accidents étaient dus à des erreurs humaines, a d'ailleurs répété Jeff Zients, directeur du conseil économique à la Maison Blanche lors d'une conférence téléphonique avec les journalistes.

"Les voitures autonomes vont sauver des vies et permettre aux Américains de gagner du temps et de l'argent. C'est pourquoi nous mettons en place des règles pour ces véhicules afin qu'elles puissent arriver sur les routes le plus rapidement possible et en toute sécurité", a déclaré M. Zients.

Pour ce faire, le gouvernement fédéral va simplifier sa chaîne de prise de décision et réduire les délais de ses procédures.

L'administration Obama va ainsi mettre en place un système dit de "pré-approbation" de la technologie avant les tests. Celui-ci va remplacer la procédure plus fastidieuse de la certification par l'agence de la sécurité routière (NHTSA).

Les constructeurs pourront par ailleurs demander des exemptions pour tester des voitures dont le design ne correspond pas aux normes de base. Une réponse leur sera fournie dans les six mois au lieu de "plusieurs mois" jusqu'ici.

Il n'est pas certain que cet arsenal fédéral soit du goût des Etats locaux, qui n'apprécient généralement pas de voir leurs prérogatives ainsi diminuées.

Consciente de cet écueil, la Maison Blanche a indiqué que les autorités locales garderaient la main sur l'octroi des immatriculations et des permis de conduire, le code de la route (limitations de vitesse notamment) et les types de polices d'assurances et de responsabilité civile nécessaires.

Le potentiel de la voiture autonome, considérée avec l'électrique comme l'avenir de l'automobile, entraîne une course contre la montre entre Detroit, berceau de l'automobile américaine, et la Silicon Valley, temple de la technologie, pour savoir qui sera le premier à l'introduire sur les routes d'ici 2020.

Uber teste depuis quelques jours un service de location de courte durée de voitures autonomes à Pittsburgh (est).

Source : AFP

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