jeudi 29 septembre 2016
 

Bruxelles va lancer un plan de réformes pour préparer l'UE à la 5G

La Commission européenne s'apprête à présenter mi-septembre un projet de réformes destiné à relancer l'investissement dans les télécoms au sein de l'Union, pour rester compétitif face aux Etats-Unis et à l'Asie avec l'arrivée de la 5G.

La Corée du Sud et le Japon promettent de faire une démonstration à grande échelle de la 5G respectivement aux JO d'hiver en 2018 et d'été en 2020 à Tokyo

La 5e génération de la téléphonie mobile, dont le lancement commercial mondial aura lieu en 2020, va consacrer l'avènement de "l'internet des objets" dans divers domaines.

Elle sera l'outil de communication d'un monde de la connexion généralisée qui va révolutionner le quotidien, non seulement pour les smartphones, tablettes, ordinateurs, mais aussi pour les thermostats, voitures, camions, immeubles, machines industrielles, compteurs électriques, interventions médicales.

Or, pour parvenir à ce saut qualitatif, l'UE a besoin de s'équiper davantage en réseaux très haut débit, comme la fibre optique. Des investissements très onéreux que les opérateurs historiques - les anciens tenants de monopoles nationaux - rechignent à entreprendre.

En effet, au moment de la libéralisation des télécoms à la fin des années 1990 dans l'UE, ces derniers s'étaient vu obligés d'ouvrir leurs réseaux aux nouveaux venus, au nom d'une concurrence élargie, censée faire le bonheur du consommateur qui paierait moins cher ses communications.  
Près de vingt ans après, la guerre des prix a eu lieu mais les opérateurs historiques hésitent à investir: pourquoi sortir son porte-monnaie, puisque des rivaux vont aussi en profiter ?

- Règles du jeu -

L'idée est désormais d'inciter à la dépense les nouveaux venus et les anciens tenants du monopole en améliorant le cadre réglementaire sur les conditions d'accès au réseau, selon une source proche de la Commission européenne.

"Un premier pan de notre démarche est de déréglementer si on peut, quand le marché fonctionne", explique cette source.

Un projet auquel le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) promet d'être attentif: "L'enjeu de cette réforme, c'est le prix à l'avenir pour le consommateur. Pour éviter les hausses de tarifs, nous avons besoin de concurrence entre les opérateurs".

L'exécutif européen compte aussi faire des propositions pour réduire les écarts de réglementation européenne entre les opérateurs de télécommunications traditionnels et les services concurrents sur internet, comme Skype ou WhatsApp.

Les opérateurs traditionnels se plaignent en effet d'être soumis à une réglementation plus contraignante que celle imposée à leurs concurrents.

Ainsi, par exemple, les règles de sécurité des réseaux applicables à ces nouveaux services (Skype, WhatsApp) dits "over the top" (OTT) ne sont actuellement "pas comparables avec celles qui s'appliquent aux opérateurs traditionnels".

"Il faut stimuler l'innovation des nouveaux +players+ (acteurs), mais créer en même temps des règles du jeu équitables pour tout le monde", selon une source à la Commission européenne. "Mais adapter les règles, ça ne veut pas forcément dire en ajouter."

L'exécutif européen compte également inciter à mieux coordonner au niveau européen l'allocation du spectre radioéléctrique, cette bande ultra-haute fréquence (UHF) de 470 MHz à 790 MHz.

Ces fréquences, considérées comme "des fréquences en or", à l'origine utilisées par la télévision numérique terrestre, permettraient aux opérateurs télécoms d'améliorer l'accès à la 4G des téléphones et tablettes, notamment à l'intérieur des bâtiments, et de préparer le terrain pour la 5G.

Certains pays, comme la France et l'Allemagne, ont déjà autorisé l'usage de leur bande des 700 MHz pour les services mobiles, d'autres en revanche traînent des pieds.

Outre ces réformes, la Commission européenne voudrait lancer des défis ambitieux à tous les pays de l'Union avec un certain nombre de buts chiffrés, non contraignants toutefois.

Ainsi, un objectif phare pour la 5G serait d'avoir en 2020 au moins une ville dans chaque pays d'Europe équipée de cette dernière génération du mobile. Et en 2025, elle devrait être présente dans tous les centres urbains, les autoroutes et voies ferrées à grande vitesse.

Une manière de répondre aux annonces de la Corée du Sud et du Japon qui promettent de faire une démonstration à grande échelle de la 5G respectivement aux JO d'hiver en 2018 et d'été en 2020 à Tokyo.

Source : AFP - Céline LE PRIOUX

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