vendredi 30 septembre 2016
 

Les Champs-Elysées s'ouvrent aux drones le temps d'un festival

Les drones ont pris d'assaut les Champs-Elysées dimanche dans une grande volière pour le premier festival de drones organisé par la ville de Paris qui se voulait spectaculaire mais aussi très pédagogique.

Un drone sur les Champs-Elysées, le 4 septembre 2016 à Paris

Le long de la célèbre avenue, le public scrute la volière de 140m de long pour tenter de voir ces petits objets à quatre rotors qui s'affrontent dans des courses et virevoltent entre les obstacles.

Des hôtesses placent avec soin les engins volants sur les points de départ, tandis que les pilotes restent concentrés derrière leurs lunettes et leur joysticks, sur fonds de commentaires enthousiastes dignes d'une course de Formule 1.

Les drones s'envolent, passent des arceaux et contournent des obstacles, mais s'écrasent souvent avant d'avoir terminé le premier tour tant les maoeuvres restent délicates.

Le jeune prodige britannique Luke Bannister, 16 ans, concourt face à quatre Français, un Espagnol, une Allemande et un autre Britannique, dans une compétition organisée par l'European Rotor Sport Association, l'Ersa.

"C'est vraiment quelque chose de magique d'être sur un site comme celui des Champs-Élysées, un des endroits les plus connus du monde, c'est différent des courses qu'on voit d'habitude quand on est une vingtaine dans un champ!", explique à l'AFP Dunkan Bossian, 19 ans, d'Aix-en-Provence. 

Pour l'Allemande Julia Muller, 27 ans, l'une des rares femmes de ce sport, "des évènements comme celui-ci sont importants pour montrer aux gens que les drones ne sont pas seulement des objets dangereux, mais qu'on peut s'amuser avec".

Parallèlement à ce festival, la mairie de Paris a annoncé dimanche l'ouverture de deux sites où seront autorisés un dimanche par mois les vols de drones de loisirs.

Alors que 300.000 engins ont été vendus l'an dernier en France, un chiffre qui a triplé en un an, les règles en vigueur, et notamment l'interdiction de faire voler un drone "au-dessus de l'espace public en agglomération", rendaient jusqu'ici cette pratique légalement impossible à Paris.

"Beaucoup d'amateurs ont des drones et ne savent pas où les faire voler", a reconnu la maire de Paris Anne Hidalgo en ouvrant le festival.

- Favoriser l'innovation -

Paris veut favoriser l'innovation dans un secteur économique qui pèse jusqu'à 5.000 emplois tout en faisant de la pédagogie pour rappeler les règles drastiques qui régissent cette pratique.

C'est "très positif". "Les gens vont arrêter de faire n'importe quoi avec les drones qu'ils achètent, ils vont pouvoir être encadrés", estime Dunkan Bossian.

Le "Paris Drone Festival" a aussi permis de voir dimanche après-midi des démonstrations et des stands dédiés à ces engins volants commandés à distance, utilisés à des fins utilitaires et de loisirs, pour la surveillance, la prévention, la photo aérienne, etc.

La Poste a fait voler devant le public son DPDgroup drone, un drone de 3,7 kilos à six rotors, capable de transporter trois kilos sur vingt kilomètres, conçu avec la start-up Atechsys.

Mais le président de la jeune pousse Moustafa Kasbari souligne qu'il ne faut pas s'attendre à ce que La Poste livre demain ses colissimos avec son drone rouge. Il s'agit plutôt d'un engin à réserver "aux zones très isolées, aux situations de crises", explique-t-il.

La SNCF dispose aussi d'un stand pour montrer qu'elle utilise déjà des drones pour faire notamment le diagnostic de plateformes ferroviaires sans avoir besoin d'arrêter les trains.

Etat d'urgence oblige, la Préfecture de police met l'accent sur la pédagogie, en rappelant entre autres qu'il est interdit de survoler des individus et que l'on ne doit pas utiliser des drones à proximité des aéroports ou de nuit.

Source : AFP - Lucie GODEAU

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