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LA GRANDE MUTATION DES ERP
Un marché en bonne santé
Le marché de l’ERP ne connaît pas les sommets du passage à l’an 2000 mais, portés par une vague de renouvellement des outils, les éditeurs connaissent la croissance. La tendance devrait perdurer jusqu’au début de la prochaine décennie.
L’ERP ou progiciel de gestion intégrée (PGI) est un logiciel autorisant la gestion de différentes fonctions de l’entreprise (production, compta-finances, gestion commerciale, ressources humaines…) autour d’un référentiel et d’une base de données unique. Pour le marché des ERP, les années se suivent et se ressemblent. Après le passage à vide consécutif à l’an 2000, le marché a trouvé ses relais de croissance. La période actuelle est même très favorable. Un ERP est en place, en moyenne, pour 6,4 ans. Les outils mis en place en 2000 arrivent donc au moment fatidique de la réévaluation de leurs bénéfices métier et technologiques.
«Le marché est entré dans une phase de renouvellement. Un dossier sur deux que nous recevons provient d’un client ayant déjà un ERP » Vincent Godard (Qualiac) Vincent Godard, membre du directoire de Qualiac, le confirme : « Le marché est entré dans une phase de renouvellement. Un dossier sur deux que nous recevons provient d’un client ayant déjà un ERP. Les opérations de concentration effectuées dans les années précédentes posent aussi la question de la pérennité des solutions choisies à l’époque. Nous avons ainsi des winbacks sur des comptes qui s’étaient équipés via des entreprises rachetées par Oracle. » Amor Bekrar, le patron France d’IFS opine : « Le premier semestre a été excellent. Ce n’est pas la technologie qui conduit le marché, elle accompagne le mouvement. Les outils du début des années 2000 sont en fin de cycle et ces solutions ont vieilli. Les entreprises ne pouvaient pas rester ad vitam aeternam sans investir. »
Une croissance soutenue
Les chiffres confirment ces appréciations. Pour le Gartner, le marché global des ERP représentait près de 4,5 milliards de dollars en 2005, dont un milliard pour la maintenance. En France, selon IDC, le marché des ERP s’est monté à 1,52 milliard d’euros en 2006, en augmentation de 10 % par rapport à l’année précédente. Le cabinet prévoit une croissance similaire pour cette année (+ 9 %) avec un marché global avoisinant les 1,7 milliard d’euros. Les services représentent la part la plus importante (609 millions d’euros) devant la maintenance (490 millions d’euros) et la vente de licences (422 millions d’euros). Hors services, le cabinet prévoit une croissance régulière du marché jusqu’en 2011, avec une moyenne de 8,6 % d’augmentation par an. De quoi faire bien des envieux dans l’industrie informatique ! Ce chiffre est à comparer à la croissance globale des outils de gestion, qui ne connaîtra qu’une croissance de 6,2 % par an. Dans ce chiffre les ERP comptent pour 40 à 44 % ! Les intentions d’achats pour 2007 sont soutenues particulièrement dans les entreprises de moins de 500 salariés (22 %, le double des intentions d’achats au global). Les secteurs de l’industrie, du commerce et de la distribution sont les plus demandeurs. Le cabinet IDC remarque que si les PME sont équipées en ERP et de logiciels financiers sur des fonctions plus transversales comme le commercial, il reste un large potentiel sur la gestion de la production et les ressources humaines. Les intentions d’achats sont principalement portées par des extensions fonctionnelles de l’ERP existant, une migration vers une nouvelle application ou une augmentation du nombre des utilisateurs internes. Il est à noter que seuls 10 % des entreprises prévoient un changement complet. D’autres sources de chiffres indiquent que sur les 8 % d’entreprises qui souhaitent acquérir ou déployer un ERP au cours de cette année, 5 % sont déjà équipées d’un ERP et seulement 3 % d’un logiciel spécialisé. Cet engouement ne raccourcit cependant pas le cycle de vente des ERP. Vincent Godard indique : « Le cycle de vente reste le même entre 3 mois et 1 an. La conséquence pour les éditeurs est de voir s’envoler les prix en avant-vente pour répondre aux demandes de plus en plus précises des clients qui nécessitent jeux d’essai et maquettes. Dans ce cadre, nous n’hésitons pas à nous associer avec des clients pour co-développer des solutions assez spécifiques. » Les projets se font d’ailleurs plus petits. Les clients choisissent un point d’entrée sur un périmètre précis, puis étendent peu à peu la solution. Seule inconnue : la part que va prendre l’externalisation dans ce marché avec l’arrivée de nouvelles sous forme hébergée.
L’ASP veut se faire sa place !
Même dans le secteur des ERP, la tendance se confirme. Plusieurs acteurs sont déjà présents sur le marché avec des offres hébergées. Et on assiste à la conversion des grands éditeurs à ce modèle sur ce créneau des logiciels de gestion. Retour sur l’existant et sur les prochaines offres dans le domaine.
Oracle avait lancé le bal il y a quelques années déjà avec la possibilité d’externaliser des processus de l’entreprise sous forme ASP. Grosso modo, la formule avait eu du mal à rencontrer son public, comme il est de bon ton de dire d’un échec relatif. Ensuite des entreprises se sont spécialisées dans le domaine. En France, Business@Work propose depuis l’an 2000 des offres en ASP sur les logiciels Oracle et Peoplesoft. Ainsi, le prestataire fournit des solutions pré-packagées pour les entreprises de services. L’hébergement se réalise sur une infrastructure IBM.
Les offres recouvrent ainsi : • la gestion des opérations et le suivi commercial : gestion des devis, suivi des projets et des affaires, suivi des temps et des notes de frais, facturation, suivi des clients ; • la planification des ressources : suivi des compétences et des expériences, planification des missions des collaborateurs, affectation prévisionnelle des ressources aux activités ; • la gestion du back-office : comptabilité générale, comptabilité analytique, comptabilité et suivi clients/fournisseurs.
La conversion des grands du marché
Après ces premiers essais, les grands du marché ont commencé à se pencher sur la formule. Pour Patrick Bertrand, directeur général de Cegid, « L’hébergement d’applications est particulièrement pertinent pour les entreprises multi-sites, quelles que soient leur activité et leur taille. Elle l’est également pour toutes celles, de petite ou moyenne tailles, qui n’ont pas les moyens de financer en interne des équipes informatiques nombreuses. » L’éditeur français s’est lancé dans ce modèle l’année dernière avec l’offre Cegid on Demand, en profitant de l’expérience dans le secteur des ressources humaines hébergées en provenance de CCMX. Pour avoir un ordre d’idée, cette offre représentait l’année dernière 11 millions d’euros de chiffre d’affaires. Toute l’offre de l’éditeur peut être fournie sous cette forme, que ce soit l’ERP, le logiciel de ressources humaines ou les produits verticaux comme Cegid Mode. L’offre est hébergée dans des salles blanches chez Cegid. Encore plus récemment, Microsoft et SAP ont fait part de leur volonté de s’appuyer sur le modèle hébergé pour attaquer le marché des PME. Isabelle Saint-Martin, chef de produit ERP chez Microsoft, explique : « Il est vrai que nous n’avons pas beaucoup communiqué sur le sujet, mais ce n’est pas une nouveauté pour nous. Depuis janvier 2007, nos offres ERP peuvent être proposées sous cette forme. Notre but est de pouvoir mettre à disposition des accès facilités à nos solutions sans la complexité de l’administration de la solution. La facilité compte plus que le coût de la solution. Il nous fallait de plus une tarification adaptée. Ce mode est désormais dans notre liste de prix. » Elle ajoute : « Techniquement, il faut être capable d’apporter la modularité nécessaire. Des entreprises peuvent être intéressées par des fragments de la solution. Cela va émerger avec une maturation de la demande. Si cela explose dans les départements de grands comptes, la maturation risque d’être plus longue sur les PME. » SAP est le dernier éditeur en date à se lancer sur le marché des PME. Connue sous son nom de code A1S, l’offre hébergée de SAP a demandé près de 500 millions d’investissement. Il faudra ajouter quelques centaines de millions pour sa commercialisation. La plate-forme va s’appuyer sur l’architecture orientée services Netweaver de l’éditeur. Elle devrait comporter tous les ingrédients classiques d’un ERP et être proposée sous forme d’externalisation de processus. Une gestion de la production devrait à terme compléter le produit. La solution sera hébergée dans les centres de données de SAP. Walter Lennarduzzi, chez SAP ajoute : « Le client fera un descriptif de l’ensemble de ses processus qui créera un jeu d’essai. Le client voit ainsi son prototype d’application. Si cela lui convient il passe alors à la phase de mise en œuvre. Il paiera selon ses besoins et ce qu’il a prototypé. Ces besoins pourront évoluer à la hausse ou à la baisse. Ainsi, il n’y aura pas de cannibalisation de notre offre et d’erreur de prix de la solution. » Annoncée en septembre, la solution a pris de l’avance sur la sortie prévue – début 2008. Après la gestion de la relation client, le modèle devrait à terme s’imposer dans ce secteur. Il est encore trop tôt pour savoir quel est l’éditeur qui tirera le mieux les marrons du feu sur ce marché émergent. Le constat est attentiste pour Vincent Godard : « Depuis le début de l’année, nous n’avons pas reçu de cahier des charges en ce sens. Mais nous sommes attentifs si le marché décolle. Nous serons présents alors très rapidement. » Amor Bekrar, le patron d’IFS France, ajoute : « Les grands éditeurs sont présents pour répondre à des questions de coût total de possession de leurs solutions et de prix pour permettre l’accès à des entreprises plus petites à leurs solutions. La demande est présente dans les cahiers des charges que nous recevons. Nous constatons cependant peu de passage à cette formule, même si les entreprises ne l’excluent pas dans l’avenir. »
Un secteur ASP qui décolle
Le Gartner estime à 5,1 milliards de dollars le marché des applications en ligne, en progression de 21 % par an. Ce chiffre devrait plus que doubler d’ici 2011. L’adoption à cette forme locative est très diverse selon le secteur logiciel. Dans les conférences Web, le taux atteint 70 %. Suit l’e-learning (60 %). Pour la gestion de contenu, la formule ne fait pas recette. Seulement 1 % des entreprises font appel à l’ASP !
L’étude met aussi en exergue les efforts des éditeurs dans la réécriture de leurs applications et de l’architecture de leur produit pour le proposer sous forme de services.
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Une standardisation technologique
Comme tous les autres secteurs de l’industrie informatique, les ERP suivent des tendances fortes. Pour offrir des ERP en tant que services avec l’explosion attendue de l’ASP, les éditeurs réécrivent leurs logiciels et refondent leurs architectures.
Il y a quelques années, les ERP se refondaient déjà pour devenir modulaire en se convertissant à des langages objets. Aujourd’hui, la refonte est encore plus profonde et s’appuie sur les dernières technologies du moment. Cette refonte se réalise sous la pression de différents événements concomitants. Tout d’abord, le constat a été fait par les éditeurs d’ERP qu’ils n’étaient pas seuls dans le système d’information des entreprises et qu’ils devaient s’intégrer facilement avec les autres briques présentes. De plus, l’arrivée de la tendance de l’ASP demande aux éditeurs de pouvoir proposer leurs offres sous forme de services, avec, là encore, le besoin de s’intégrer facilement avec les autres outils en interne ou en ASP.
Vue du client de Dynamics dans Office.
Des architectures SOA
Pour répondre à ces axes, les éditeurs se sont ralliés aux architectures orientées services et proposent quasiment des plates-formes de ce type. Dans le domaine, SAP et Microsoft ont montré la voie. Oracle a suivi de près avec son programme fusion et son besoin de faire communiquer entre eux les différents produits issus de rachats comme JD Edwards et Peoplesoft, dont les formats de données étaient très différents. Dans cette architecture, le socle applicatif est découplé du socle technologique et permet de faire parler entre elles des applications très différentes en les exposant sous forme de services à l’intérieur d’un processus. Amor Bekrar indique : « Les entreprises travaillent en réseau et dans des environnements multistructures, où elles ont besoin d’accéder à des informations provenant de tiers. Il faut l’architecture qui le permette. Notre solution présentera ainsi près de 800 services publiables. » Jean-Christophe Turlan, directeur de la division SAP chez GFI, estime qu’« environ 20 % de nos clients sont déjà sur ces nouvelles architectures. Les autres regardent et certains prévoient d’évoluer au cours de 2008. C’est un vrai sujet d’actualité ». Vincent Godard, membre du directoire de Qualiac, résume en une phrase les désirs des clients : « Ils souhaitent la synthèse entre le client/serveur et le Web qui cohabitent selon les besoins de l’entreprise. »
Une intégration poussée avec la bureautique
L’autre point commun est la reconnaissance par les éditeurs du besoin d’intégration forte des outils de gestion avec les outils que les utilisateurs utilisent au quotidien. Microsoft est évidemment en pointe sur le sujet avec l’intégration et la synchronisation poussée de ses outils Dynamics avec Outlook, la suite Office et son logiciel collaboratif Sharepoint.
SAP est sur la même ligne avec son partenariat avec Microsoft, mais aussi Adobe pour la restitution des documents de ses suites ERP. Cegid ajoute à cette intégration à Office des liens vers les autres outils bureautiques du marché comme Open Office ou Lotus Notes. Les ERP Open Source font de même comme Tiny ERP ou Compiere. Amor Bekrar ajoute : « En fait, c’est un constat. Dans 90 % des cas dans nos discussions avec des directeurs financiers, Excel revient. Quel que soit l’ERP, la question est d’intégrer de manière transparente cet outil pour que l’interaction soit parfaite pour l’utilisateur. »
Des interfaces clientes 2.0
Dernière axe de standardisation technologique des ERP, les interfaces utilisateurs se rapprochent des « clients riches » du Web. Vincent Godard, poursuit : « Nous voulons concilier le meilleur des mondes clients/serveurs et Web en mettant beaucoup de choses dans le navigateur et apporter des applications riches qui utilisent les outils Web 2.0. »
Cegid pense que cette évolution est très importante et va modifier le travail des utilisateurs. Christian Raymond, directeur technique de Cegid prévoit : « Aux côtés du traditionnel frontal applicatif proprement dit, il sera possible de se connecter à l’ERP via un intranet ou d’un logiciel de traitement de texte ou de messagerie. D’autres se contenteront même d’utiliser les vignettes hébergées dans le système d’exploitation de leur ordinateur. » Cette multiplicité va élargir le spectre des utilisateurs jusqu’au moins formés techniquement. Ils devront trouver alors des interfaces simplifiées leur permettant de tirer profit de l’outil sans suivre une formation trop longue. Amor Bekrar précise que l’« on est plus à l’époque du look and feel par trop cosmétique. Les entreprises ont recherché partout les gisements de productivité. Elles ont découvert qu’il y en avait un gros au niveau de l’utilisateur du fait que son travail n’est pas taylorisé et qu’il a souvent plusieurs casquettes ».
Par ailleurs, les interfaces bénéficient des outils de collaboration des technologies 2.0 comme les blogs, wikis et autres possibilités d’échanges instantanés. Autre must du moment, le temps réel sur l’interface avec Gadgets et l’intégration d’Ajax dans les interfaces.
Des demandes fonctionnelles en renouveau
Depuis l’an 2000, les schémas d’organisation des entreprises ont changé. Leurs demandes sont donc différentes à la fois en termes de fonctions mais aussi en termes de connectivité et d’interaction avec les utilisateurs.
Amor Bekrar, le patron d’IFS France, nous fait partager ses constats devant ses entreprises clientes : « Dans le monde des PME/PMI, les entreprises comme les grands comptes auparavant s’inscrivent dans un contexte de globalisation. Toutes ont des sites distribués sur des pays parfois différents avec une chaîne logistique à l’avenant. Ce mode d’organisation leur demande le plus souvent de travailler en mode projet. Avec le mode MRP, on ne survit plus dans le monde d’aujourd’hui. Cette organisation demande une gestion rigoureuse des contrats et des risques afférents. Le marché les pousse vers une gestion de services au client. À l’avenir, il faudra être capable de proposer du temps de mise à disposition d’une machine-outil pour un temps donné, donc de vendre du temps de machine-outil pas la machine-outil ». Ces changements dans le monde de l’entreprise se retrouvent dans les fonctions demandées aux ERP.
Des demandes fonctionnelles nombreuses
Pour la problématique multisite, les questions de traçabilité et son corollaire de qualité sont des moteurs d’achat important de solutions. Isabelle Saint-Martin, chef de produit Dynamics chez Microsoft, indique : « C’est un vrai problème pour les entreprises et elles sont capables de changer d’outil pour le résoudre surtout dans le contexte d’un renforcement des contraintes réglementaires. Les questions de la relation client et de l’aide à la décision sont aussi des catalyseurs de choix de solutions. La logistique reste importante pour les secteurs du commerce, de la distribution et de l’industrie. » Vincent Godard, chez Qualiac, confirme : « La traçabilité fait partie des premières demandes. Nous sommes spécialisés dans les industries de process. Dans le domaine nous avons ajouté 170 nouvelles fonctions pour aller plus loin dans la flexibilité de notre solution. » Dans tous les cas, il s’agit pour les éditeurs ou les partenaires de proposer connaissance métier, réglementaire et technologique pour répondre aux besoins des clients. Jean-Christophe Turlan, patron de la division SAP chez GFI, ajoute : « Habituellement, les demandes se font autour de l’optimisation de la chaîne logistique et de gains de productivité dans la chaîne de valeur et ce jusqu’à la facturation. »
Des besoins spécifiques métier
L’autre axe est la spécialisation des éditeurs dans certains secteurs d’activité. En fait, si les grands éditeurs ont arrêté de développer des solutions spécifiques pour certains métiers, ils laissent bien souvent des partenaires éditeurs se charger de cette verticalisation pour proposer des solutions étendant leurs ERP pour certains métiers. Entre add-ons et modules complémentaires, l’offre est de plus en plus riche. Dans le domaine, tout dépend où se place le curseur dans la personnalisation de l’ERP. Isabelle Saint-Martin, chez Microsoft, rappelle que « bien souvent, les 2 % de fonctions qui manquent coûtent cher ! ». Ne parlons pas d’une personnalisation complète.
Vers la mobilité
La solution de Microsoft pour la mobilité des commerciaux. Dernière tendance forte du marché, les éditeurs étendent leurs solutions vers des publics autrefois écartés de l’utilisation d’un ERP. Par la mobilité, des utilisateurs en entrepôt ou en extérieur comme des commerciaux utilisent aujourd’hui les ERP. Microsoft va rapidement montrer des solutions comme Dynamics AIX Mobile Sales et de nombreuses applications pour mobiles dans le contexte de l’ERP. La solution sera complétée par une plate-forme de développement d’applications mobiles. Cette tendance vers une universalisation des usages de l’ERP se retrouve aussi avec le développement de modules spécifiques pour les employés dans des entrepôts ou ateliers comme celui de Qualiac sur Windows CE. Ces solutions s’ouvrent aussi aux cols blancs de l’entreprise avec l’arrivée des outils d’aide à la décision des ERP sur les PDA des cadres dirigeants. Microsoft est évidemment dans le coup, mais également SAP qui a développé avec Orange Business Services une solution spécifique pour la transmission des tableaux de bords issus de BW, le module analytique de SAP, vers les PDA des dirigeants.
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