|
|
|
|
|
| ..:: Dossiers » Dossiers archivés » Dossiers 2007 » Novembre 2007
::.. |
|
|
p.1p.2p.3
BOOSTER WINDOWS VISTA 10 conseils et astuces pour optimiser et déployer Vista dans l’entreprise Par Loïc Duval - Copyright L'Informaticien, tous droits réservés
Loin des polémiques stériles, et des débats enflammés sur les qualités et tares du nouveau Windows, nous avons exploré les pistes qui facilitent l’intégration de Vista dans l’entreprise. Et nous en avons tiré 10 astuces fondatrices…
Comme anticipé par l’industrie, Vista rencontre des difficultés pour s’introduire dans les entreprises. La crainte des incompatibilités avec le parc existant d’une part, et la difficulté intrinsèque d’une migration (processus évalué à un minimum de 18 mois dans les grandes entreprises) en sont les deux principales raisons. Mais ces raisons sont-elles justifiées ? Pas si sûr. Il existe des outils et des optimisations qui permettent d’accélérer le déploiement de Vista, tout comme son fonctionnement. Voici déjà dix astuces fondamentales à prendre en compte si vous voulez ou avez déjà déployé Vista dans votre entreprise.
Astuce 1 : Adoptez BDD-2007
S’il y a une chose par laquelle tout administrateur devrait commencer, avant de réfléchir au déploiement de Vista, c’est bien la lecture du BDD 2007 (Business Desktop Deployment). Une lecture qui s’avère tout aussi instructive, riche en enseignement et en astuces d’optimisations, même une fois Vista déployé, les outils d’administration actuels rendant relativement aisée la diffusion de paramètres et réglages a posteriori. BDD 2007 est un ensemble de meilleures pratiques – s’appuyant sur de multiples scénarios types – couvrant toutes les phases du déploiement (analyse, préparation, sauvegarde des environnements existants, déploiement, restauration) et d’outils comme l’Application Compatibility Toolkit ou le Waik (Windows Automated Installation Kit). La BDD 2007 est surtout truffée de scripts et d’exemples de code qui permettent d’automatiser la gestion du cycle de vie des postes de travail.
 Point de départ de Vista dans l'entreprise, le BDD 2007
est une lecture indispensable. Astuce 2 : Gardez un contrôle actif du parc
Garder une vue réelle de son parc matériel et applicatif reste l’un des grands challenges des administrateurs et devient crucial dès qu’une migration d’OS doit être abordée. Dès lors, l’arrivée de Vista remet au goût du jour ces problématiques. Or, Microsoft fournit deux outils complémentaires qui sont du pain béni pour les admins.
What (Windows Hardware Assessment Tool) permet à partir de un PC unique (celui de l’admin) de collecter des informations sur tous les PC déclarés dans un domaine, ou un groupe de travail, et de vérifier leur compatibilité Vista. La collecte des informations s’effectue via WMI, afin de n’avoir aucun client à installer sur les postes. What permet ainsi de déterminer directement les ordinateurs prêts pour une migration, de mettre en évidence les ordinateurs qui nécessitent une mise à jour (Bios, mémoire, vidéo…) et d’évaluer la compatibilité des pilotes de périphériques. L’outil est évidemment aussi utile une fois Vista déployé pour suivre l’évolution du parc et garder en bonne vue les machines à faire évoluer en premier. MAIS (Microsoft Asset Inventory Service) est un des outils du Desktop Optimization Pack – ou MDOP. Mieux contrôler le parc de PC, telle est la vocation du MDOP, un ensemble de technologies disponibles à travers la Software Assurance. MAIS permet d’identifier aisément les applications installées sur les différents postes et notamment les applications qui sont installées en dehors de la politique de l‘entreprise. En ce sens, c’est à la fois un outil d’inventaire et un outil de sécurité.
Virtual PC 2007 Le logiciel de virtualisation de Microsoft est gratuit et librement téléchargeable. Certes, faire tourner une machine virtuelle, ne vous exempte pas de payer une licence pleine de Windows pour cette machine virtualisée. Cependant, la Software Assurance vous autorise la virtualisation de quatre OS « Windows » en plus du Host. Virtual PC 2007 est souvent considéré comme une bonne alternative aux problèmes de migration. C’est en effet un moyen élégant de faire fonctionner d’anciennes applications Windows ou OS/2 qui seraient incompatibles Vista et demanderaient (si c’est un logiciel développé en interne) de trop gros efforts de redéveloppement.
Mais Virtual PC 2007 n’est pas qu’un logiciel de rétro-compatibilité. Il peut apporter une solution pratique dans d’autres scénarios, comme créer un environnement de navigation Web totalement virtualisé qui limite les problèmes de sécurité du Web.
Virtual PC 2007 est en effet limité à certains niveaux (pas de support de Direct 3D, ni des ports USB) mais il permet d’expérimenter d’ores et déjà toutes sortes de scénarios qui deviendront bien plus courants avec l’adoption probable de Viridian (l’hyperviseur Windows qui sera introduit avec Server 2008) sur les prochaines versions Desktop de Windows.
Astuce 3 : Déployez Vista à l’aide d’images WIM
Si toutes les grandes entreprises ont, depuis plusieurs années déjà, entrepris de déployer leur parc avec des images de machines « master », ce n’est pas encore le cas des petites entreprises. Et pourtant, on peut considérer qu’au-delà de cinq postes, l’utilisation d’images est une pratique indispensable. Surtout sur Vista. Car le système utilise une nouvelle technique d’image disque dénommée WIM. Ce nouveau format présente de très nombreux avantages : il est agnostique au hardware (il n’y a plus besoin d’avoir un master par types de machines), agnostique aux langues (on peut faire un unique master pour couvrir plusieurs pays), et il est dynamiquement modifiable et accepte les enrichissements (ce qui permet d’enrichir directement une image de nouveaux pilotes ou patchs sans pour autant avoir à recréer un master). Enfin, et surtout, son déploiement est non destructeur, car WIM ne s’appuie pas sur une image des secteurs du disque, mais sur une image des fichiers. Il devient donc possible de faire migrer ou de réinstaller une partition système sans détruire de données utilisateur. Dès lors, la pratique des images devient une composante fondamentale de l’administration au quotidien. Au moindre souci majeur, on réinstalle l’image, point barre. Ce qui, pour autant, ne doit pas empêcher, lors de la création du Master, de prévoir de séparer partition système et partition données. En outre, Vista se montre extraordinairement plus consommateur que XP sur la partition système… Prévoyez large, très large (40 Go, si c’est faisable). Deux causes à cela : l’indexation des fichiers par Windows Search (oui, Windows Search est un atout majeur ; et, oui, il faut lui laisser l’espace de vie nécessaire), et le dossier des inter-compatibilités « insxs », qui, sur 64 bits, peut atteindre les 10 Go !). Pour gérer les images WIM, Microsoft propose deux outils dans le Waik : ImageX, programme de création des images, et Windows Image Manager, qui permet de créer les fichiers de réponse, et d’enrichir dynamiquement les masters.
Astuce 4 : Étudiez les performances du Master
Windows Vista est truffé d’outils d’auto-surveillance. Si ces outils ont une utilité évidente dans le quotidien de l’administrateur, ils sont également une source d’information précieuse sur le comportement du master lors de son élaboration. Et, notamment, la fonction « Perfmon /report » qui permet d’avoir une analyse assez complète de votre implémentation de Vista et de ses anomalies. Pour mieux appréhender les consommations de ressources respectives des différentes applications installées, notamment grâce à des compteurs comme UC Moyenne, utilisez la commande « Perfmon /res ». Une autre commande, « Perfmon /rel », mérite également d’être utilisée pour étudier l’évolution de l’indicateur de stabilité au fil du temps, pendant les phases d’assemblage et de tests du master. Enfin, d’autres pistes peuvent être explorées avec les outils donnés dans notre astuce n° 9.
Astuce 5
: Extinction et Hibernation
C’est un classique, les administrateurs ne prêtent généralement pas attention au temps de démarrage et d’extinction du système, auquel l’utilisateur, lui, est bien plus attentif. C’est un tort, d’autant que des temps d’extinction, ou de sortie d’hibernation longs, sont souvent dénonciateurs de pilotes inadaptés. Sous Vista, chaque transition de réveil ou d’endormissement est enregistrée dans le gestionnaire d’événements. Ces événements sont consignés dans la rubrique système et portent le nom « Microsoft Windows Power Troubleshooter ». Ils fournissent une multitude de détails sur les temps d’exécution des différentes phases, sur les temps de lecture/écriture, etc. Microsoft fournit également dans son WDK un outil dénommé PwrTest, qui permet de mesurer précisément le temps de réveil d’un PC. Ils sont d’autant plus utiles que l’administrateur peut en partie intervenir sur les timers au travers de la Registry.

 Le gestionnaire d'événements et ses analyses 'Diagnostics Performances' sont une mine d'informations.
La question ReadyBoost ReadyBoost est probablement l’une des technologies de Vista les plus mal comprises. Contrairement à ce qu’on a pu lire ici ou là, ce n’est ni une extension mémoire, ni un accélérateur de boot. Cette fonctionnalité est intimement liée à deux aspects fondamentaux de Windows : le fichier de pagination et SuperFetch. En outre, la clé elle-même joue un rôle important. Pour un gain sensible il faut impérativement opter pour une clé d’au moins 2 Go, aux performances en écriture et lecture haut de gamme. Contrairement à ce qui a pu être écrit, l’impact de ReadyBoost est très loin d’être négligeable. Mais il n’est absolument pas universel. Seules certaines applications, notamment celles s’appuyant lourdement sur des fichiers d’index, bénéficient réellement d’un gain, gain essentiellement notable lors de leur chargement. ReadyBoost n’apportera rien de concret sur Word ou sur Photoshop. En revanche, sur Media Player, sur la Galerie de photos ou sur Outlook 2007 son impact est particulièrement visible. La présence d’une clé ReadyBoost accélère le chargement de la Galerie ou de Media Player d’environ 20 secondes ! La décision d’installer des clés USB 2.0 sur les postes de l’entreprise doit donc dépendre avant tout des applications qui seront réellement utilisées.
Astuce 6 : L’UAC, faut-il s’en passer ?
La fameuse « alerte de compte utilisateur », ou UAC, a déjà fait couler beaucoup d’encre. Considérée comme inutile et horripilante par certains, ou comme un outil de sécurité par les autres, elle est un peu des deux et aucun des deux. Selon les politiques de sécurité adoptées par l’entreprise, on optera pour la laisser telle quelle, ou la rendre silencieuse soit par acceptation systématique soit par dénégation systématique – en cas d’applications non signées. Il existe une autre voie qui mérite largement d’être explorée. BeyondTrust Privilege Manager de BeyondTrust est le premier outil de gestion intelligente de l’UAC. Avec lui, ce n’est plus le système qui détermine ce qui justifie une élévation de privilège, mais les administrateurs. Il permet à ces derniers de définir de façon plus granulaire que ne le fait Windows les causes d’apparition de l’UAC et de rattacher ces réglages aux politiques de groupe. Une solution élégante… à laquelle Microsoft aurait probablement pu et dû penser dès le début…
Astuce 7 : Au cœur des politiques de groupes
Les « Group Policies » (politiques de groupe) sont au cœur de l’administration des réseaux Windows. Pour les gérer plus efficacement, Microsoft propose dans le MDOP un outil dénommé Microsoft Advanced Policy Group Management (MAPGM). Il offre davantage de contrôle sur les machines installées, grâce à des fonctions de gestion des changements et de retour en arrière (roll back) évoluées. Plus de contrôle, et donc moins de problèmes de sécurité, tel est le leitmotiv de cet outil qui permet notamment de tester offline les conséquences de tel ou tel changement dans les politiques.
Astuce 8 : MS-DRT : MS Diagnostics and Recovery Toolset
Essentiellement basée sur les outils de Sysinternals (société rachetée en 2006 par Microsoft), cette console unifie une boîte à outils essentielle à tous les administrateurs. Elle aussi fait partie des solutions MDOP de la Software Assurance. On y retrouve notamment ERD Commander, Disk Commander, LockSmith (reset du compte administrateur local), Crash Analyzer, HotFix Uninstall ou System and File Restore. C’est la trousse indispensable pour reprendre la main sur les machines devenues impossibles à utiliser ou à redémarrer. Un outil qui permet notamment une intervention rapide sur les postes, donc un temps d’inactivité moindre pour l’utilisateur, et la récupération des fichiers perdus.
Astuce 9 : Deux autres outils de gestion des pannes
Deux autres outils totalement méconnus méritent une attention particulière. Le premier est directement intégré dans Vista, le second est une composante fondamentale du MDOP. Vista possède une fonction cachée dans les profondeurs du Panneau de configuration (Panneau de configuration\Informations et outils de performance\Outils avancés). Dénommée « Afficher les détails des performances dans le journal des événements », il regroupe en une seule liste toutes les informations sur les différents problèmes qui affectent les performances de Windows sur la machine étudiée. C’est une incroyable mine d’informations pour tous ceux dont l’optimisation du système est une préoccupation majeure. Microsoft System Center Destop Error Monitoring fournit des vues détaillées sur les pannes applicatives et système entraînant plantages et écrans bleus. Ce système de centralisation des pannes permet de mieux identifier les problèmes de votre parc (grâce à des systèmes d’alerte et de filtrage) et d’y apporter des solutions globales.
Astuce 10 : La Sidebar n’est pas un gadget
Trop d’administrateurs ont tendance à se débarrasser du volet Windows sur leur master. Il est vrai que cette fonctionnalité a une image – et un potentiel – très grand public, et que sa consommation en ressources n’est pas négligeable. Il n’en demeure pas moins que limiter le rôle du volet à celui de simple gadget n’est pas forcément une bonne idée. Il a aussi son rôle à jouer dans l’entreprise. Il peut servir à l’élaboration de tableaux de bord économiques, de support CRM, mais aussi d’aide à l’administration et à la diffusion de messages dans l’entreprise. Il est donc de bon ton d’y réfléchir à deux fois avant de s’en débarrasser… Et même les administrateurs y trouveront un usage pour eux-mêmes, notamment au travers de gadgets comme « RDP Gadget 2 », lequel permet de prendre le contrôle à distance des serveurs et des PC à partir de la Sidebar.
Softgrid, tellement séduisant S’il est une technologie qui fait son chemin sans faire de bruit mais d’une façon qui paraît carrément aujourd’hui inéluctable, c’est bien celle de la virtualisation applicative.
Celle-ci est très différente de la virtualisation matérielle façon VMWare, Xen, Parallel ou Virtual PC. La technologie Softgrid transforme les applications du PC en services réseau virtualisés grâce à un mécanisme original de séquençage.
Dès lors les applications du PC n’ont plus à être installées (ou préinstallées au niveau du master), mais livrées dynamiquement. Dès lors, les conflits inter-applicatifs sont supprimés ; dès lors, les tests de déploiements de nouvelles versions sont accélérés.
Avec SoftGrid, les applications sont télédistribuées à la demande, ce qui permet de proposer à l’utilisateur les applications en exécution locale au moment où il en a besoin avec uniquement les fonctionnalités dont il a besoin.
SoftGrid résout certains problèmes complexes de déploiement : par exemple si vous souhaitez déployer Office 2007 tout en conservant une application métier spécifiquement écrite pour Outlook 2003, SoftGrid est capable de virtualiser cette application – avec tous les composants Office 2003 requis – et de la déployer sur le poste de l’utilisateur sans générer de conflits avec le nouvel Office. Toute entreprise qui gère un lourd catalogue applicatif a intérêt à adopter SoftGrid.
Et une migration vers Vista est probablement le bon moment pour adopter une telle technologie. Afin de mieux standardiser le poste de travail et à travers lui le parc informatique, certaines entreprises ont ainsi entrepris de ne déployer sur les postes que Vista et le client SoftGrid, le déploiement applicatif étant, lui, géré à la demande au travers de SoftGrid. Une solution que nous vous invitons vivement à étudier et à envisager. Signalons que SoftGrid n’est pas la seule solution de virtualisation applicative.
D’autres éditeurs proposent des solutions similaires, parfois moins contraignantes en matière de serveurs ou de package virtualisé, à l’instar de la solution Software Virtualization Solution d’Altiris qui, elle aussi, fonctionne sous Vista, et qui s’appuie sur la solution de streaming de AppStream.
|
Petit tour des outils grand public
On commence à voir apparaître sur le marché de nombreux utilitaires dédiés aux paramètrages avancés et à l’optimisation de Windows Vista. En la matière, le meilleur côtoie le pire. En partie parce que certains utilitaires sont de simples adaptations bâclées de produits XP. Dès lors, ils ne conseillent pas toujours les bons paramètres ou, pis, oublient ou endommagent les clés des versions 64 bits de Vista. Cependant les meilleurs d’entre eux ne sont pas totalement inutiles, et ceci même dans le monde de l’entreprise. En effet, ils peuvent vous aider à ajuster quelques paramètres et optimisations sur le master avant de le déployer. Évidemment, aucun de ces outils ne fera de miracle. Vista reste lourd sur les configurations anciennes et demeure un OS pour la machine type de Noël 2007 : 4 Go de Ram, Quad-core, 64 bits, carte DX10 et 500 Go de disque. Sur une telle configuration, Vista tourne définitivement mieux que XP sur cette même configuration.
Sur cette vaste panoplie d’outils nous en avons retenu quatre :
TweakVista 1.0 de Stardock (20 $)
Il fut l’un des premiers – même si la version finale 1.0 date seulement d’août – et demeure l’un des meilleurs. Compatible 32 et 64 bits. On apprécie les conseils fournis, les réglages proposés et quelques options utiles comme l’outil de calcul de la consommation, en watts, la fonction qui détaille précisément les résultats des tests de l’indice de performance (au lieu de juste donner la note finale comme le fait Vista) ou la fonction SMARTGuard, qui gère les alertes SMART des disques durs. Mais sa version d’évaluation est assez limitée. http://www.tweakvista.com/tweakvistautility/
Tweak Vi de Totalidea (gratuit à 50 $) Le logiciel est décliné en trois versions : la première est gratuite et sert de fondation aux deux autres versions basées sur un système d’abonnement. L’abonnement Premium (35 $) donne accès à huit modules supplémentaires et un an de mise à jour des plug-in. L’abonnement Ultimate (50 $) est de loin le plus intéressant avec ses quinze modules supplémentaires, dont un de réparation des disques, un de gestion de disques virtuels et un de contrôle de l’UAC. Il possède l’interface la plus évoluée et des réglages qui sont absents des autres logiciels. http://www.totalidea.com
Vista Manager 1.2.4 de Yamicsoft (40 $) Plutôt similaire au précédent dans l’esprit, son interface est plus classique et moins sexy. Il existe en versions 32 et 64 bits. Il se démarque par son onglet d’optimisation, permettant d’ajuster les paramètres qui ralentissent le démarrage et la gestion du cache L1 du processeur que Vista exploite fort mal par défaut, par son « Process Manager » très réussi et par ses outils de nettoyage et de défragmentation de la base de registres, suffisamment intelligents pour ne pas mettre la pagaille dans la Registry x64. La version d’évaluation limitée à 15 jours, n’est pas bridée en fonctionnalité, ce qui est bien sympathique. http://www.yamicsoft.com/vistamanager
DTweak 3.2.1 de Daoisoft (30 $) C’est certainement le moins connu du lot. Son interface est plus originale que les outils proposés qui sont essentiellement ceux du système repa-ckagés au sein d’une unique interface. Mais force est de reconnaître que la liste des réglages disponibles est l’une des plus complètes, si ce n’est la plus complète… N’hésitez pas à y jeter un œil, la version d’évaluation est complète. http://www.daoisoft.com/
|
DIXON WILSON Un déploiement méthodique de Vista
Dixon Wilson est un cabinet comptable international. Il est donc inutile de préciser que les postes informatiques sont le cœur de l’activité quotidienne des employés de ce cabinet. Pour déployer Vista, la direction informatique a suivi une démarche méthodique très en amont de l’installation.
Avec des bureaux à Londres et à Paris, le cabinet Dixon Wilson se spécialise dans le traitement comptable auprès d’une clientèle privée de haut niveau. Le cabinet prodigue aussi ses conseils sur les législations fiscales des deux pays. Pour les employés, l’outil informatique est au centre de l’activité et se place comme l’outil de production principal. L’entreprise a développé une philosophie spécifique par rapport à cet outil. Le fondement est la gestion du cycle de vie des postes de travail en faisant coïncider le cycle de vie des systèmes d’exploitation et des outils bureautiques, et le remplacement ou la migration des machines vers une génération supérieure. Fondamentalement, cette politique permet de suivre les nouveautés tout en permettant d’opérer sur une pile système et applicative stable pendant 4 ou 5 ans. L’entreprise en tire une grande stabilité, mais aussi des profits sur la maintenance et le support des applications, des machines et des systèmes. Ainsi, quand le cabinet a décidé de migrer vers Vista, elle gérait un parc à 80 % homogène sur Windows 2000 et XP avec seulement six masters à gérer pour les utilisateurs. Avec Vista, ce nombre est encore descendu à deux. Il faut ajouter que la pile applicative sur les postes comprend les outils bureautiques classiques, mais aussi des applications métier spécifiques.
 Les différentes étapes d’un déploiement idéal sous Vista.
Un choix très en amont
Le choix de migrer ne tenait pas seulement au cycle de vie des machines ou des systèmes. Dixon Wilson était aussi intéressé par de nouvelles fonctionnalités présentes dans le système : l’outil de recherche sur les disques locaux, ou en réseau, avec le partage de documents Sharepoint et Virtual Folder. L’amélioration des fonctions de partage de fichiers avec XPS est d’ailleurs entrée en compte dans le choix de la migration. Pour se préparer, l’entreprise s’est affiliée au programme de Beta Test. Ce programme a duré près de dix-huit mois et a permis à l‘entreprise de se préparer ou d’évangéliser pour préparer les utilisateurs à la migration. D’ailleurs, dès la sortie commerciale de Vista, l’entreprise était prête à migrer.
Ainsi, dès novembre 2006, des postes étaient en production pour que les utilisateurs se familiarisent avec les nouveaux outils. Ces postes fonctionnaient sous la release candidate. Cela a permis de savoir comment réagissait la pile applicative hors tests standard. De plus, la version était assez attendue en interne. Les fonctions de sécurisation présentes dans Vista furent aussi un élément moteur du choix de la migration. Le projet ne se faisait pas dans l’urgence. Aucune date limite n’avait été spécifiée sur ce projet.
Des tests intensifs
Cette phase de tests a été intensive. Tout a été testé de fond en comble, et ce, avec l’aide d’un partenaire spécialisé, ABC Systèmes, qui est devenu d’ailleurs prestataire sur d’autres projets pour le cabinet comptable.
Les tests ont été réalisés par de vrais utilisateurs. Le directeur informatique de Dixon Wilson fait ainsi remarquer qu’il est plus difficile de le faire ensuite, lorsque la migration a été mise en production. Cette phase de test s’est aussi accompagnée d’une remise à niveau des machines pour supporter Aero, la nouvelle interface graphique de Vista, et le double affichage, fonctionnalité très prisée des utilisateurs. Le fait de ne pas naviguer d’application en application par la barre de tâches, mais en ayant les applications ouvertes sur deux écrans différents est un plus pour peu de dépenses supplémentaires. Les postes s’appuient sur des environnements le plus standard possibles avec des architectures Intel et des mémoires de marque.
Un déploiement en 15 mn
Au moment fatidique de migrer, l’entreprise a d’abord choisi de réaliser un pilote sur le site de Paris – qui compte 30 postes. La rationalisation de la pile applicative a permis de ne conserver que deux masters stables et trois petits pour les différents rôles utilisateurs. La principale méthode utilisée a été la copie de disque à disque. Cette méthode permet un déploiement en un quart d’heure environ suivant la pile applicative. Certains postes ont été déployés manuellement – de 45 mn à 1 h 30 mn).
Selon la direction informatique de l’entreprise, la même méthode devrait être employée pour le déploiement dans les bureaux londoniens.
Office 2007 plus perturbant que Vista
Lors des tests, les utilisateurs ont rencontré des problèmes avec certains pilotes vers des matériels. La plupart du temps, les soucis ont été réglés lors de la sortie de la version commerciale. En quelques semaines, tous les drivers nécessaires ont été disponibles. Le retard pris dans la compatibilité de certains outils applicatifs a aussi un peu ralenti la démarche de migration. Ce problème peut être réglé en utilisant les fonctions de Softricity, l’outil de virtualisation de Microsoft permettant de faire tourner des applications sur des environnements plus anciens. C’est pour cette raison qu’il n’a pas semblé nécessaire d’attendre le pack 1 pour entamer la migration. Le point le plus complexe dans la migration semble être la mise au point des nouveaux processus autorisés par Vista avec les outils comme SharePoint ou les interactions entre les différentes applications présentes dans la pile applicative. Une phase de réflexion poussée avant la migration semble nécessaire pour ne pas entraver le projet. La présence d’Office 2007 a aussi provoqué un certain choc avec des utilisateurs qui avaient, au début, quelque difficultés à s’y retrouver avec les nouvelles fonctions et la nouvelle interface. Le fait d’avoir permis de tester très en amont la solution a permis d’éviter une lourde conduite du changement. L’ensemble de l’opération s’est déroulé cependant sans difficultés particulières. Presque un projet de routine s’il est mené ave méthode !
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| DotNetNuke® is copyright 2002-2010 by Perpetual Motion Interactive Systems Inc. |
|