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Bureau Mobile : tout gérer à distance
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p.1p.2p.3
BUREAU MOBILE Les outils de gestion s’ouvrent à la mobilité Par Bertrand Garé - Copyright L'Informaticien, tous droits réservés
L’informatique se fait omniprésente. Elle se niche désormais au fond de toutes les poches et permet de travailler dans de nombreux contextes hors de l’entreprise. Il convient cependant de faire la différence entre nomadisme et mobilité. Outils et besoins sont distincts dans ces deux cas. La question posée est de savoir, aujourd’hui, s’il est véritablement possible de travailler en dehors de l’entreprise en ayant accès aux mêmes outils que dans le cadre d’un travail de bureau sédentaire. Oui ? Non ? La réponse est mitigée du fait des contraintes d’interfaces, de bande passante ou d’applications disponibles. Plus intéressant : les applications mobiles, souvent encore cantonnées dans des secteurs « métier » spécifiques, s’ouvrent désormais sur les outils de gestion et explorent de nouveaux horizons pour leur utilisation.
Sur ce terminal Sun Ray, comme à partir d’un client léger, un utilisateur se connecte par un token ou une Javacard et retrouve son environnement de travail après identification. Si les années 90 du siècle dernier ont vu l’explosion de la téléphonie mobile, le début de ce siècle a vu s’instaurer une convergence entre les appareils de téléphonie mobile et les assistants pour apporter des fonctions de mobilité à des données longtemps cantonnées au périmètre de l’entreprise. Les premiers pas de cette convergence visaient à améliorer la collaboration entre employés d’une même entreprise et d’échanger informations et brefs messages. Une seconde vague, assez récente, a vu la possibilité d’accéder à des informations plus complexes comme des e-mails ou des données stockées dans des bases. Il faut cependant modérer les apports de cette tendance qui se limitait parfois à la possibilité de lire les en-têtes des e-mails ou d’avoir une restitution sous format texte de champs limités d’une base de données (niveau des stocks par exemple). Cette étape marque cependant la séparation entre deux utilisations : les utilisations mobiles et les utilisations nomades. Les outils et terminaux sont souvent bien différents.
Mobilité vs nomadisme ?
Les mots mobilité et nomadisme sont souvent employés comme des synonymes. S’ils sont proches, ils n’ont cependant pas le même sens et représentent des usages différents. Le nomadisme décrit une connexion au réseau au coup par coup, avec un utilisateur qui change d’endroit et se reconnecte. L’outil le plus souvent associé à cette pratique est l’ordinateur portable qui translate en fait le poste de travail complet de l’utilisateur. On range dans cette catégorie les possibilités de retrouver l’ensemble de son environnement de travail par une carte, comme avec les Sun Ray de Sun Microsystems ou certains clients légers.
La mobilité permet une connexion au réseau à tout moment, que ce soit à partir d’un matériel connecté en permanence dans un entrepôt ou d’un équipement mobile se connectant durant un voyage en train. Là, ce sont principalement les équipements de type « machine to machine » ou les PDA, smartphones ou téléphones mobiles qui sont concernés. Les différences entre les matériels employés et les situations d’utilisation permettent de créer une coupure nette entre les deux domaines. D’un côté des équipements plus proches des clients lourds, de l’autre des interfaces légères, qui imposent la brièveté des informations transmises et une multiplicité des possibilités d’accès. Ces différences ont aussi un impact sur les infrastructures sous-jacentes à la mise en œuvre des deux types d’usages.
Le matériel de RIM a été pionnier et a permis aux cols blancs de découvrir les applications mobiles. Étienne Didelot, en charge du business développement des solutions de mobilité chez Telindus, une SSII spécialisée dans les questions de réseaux et de sécurité, explique : « Jusqu’à présent, ce que l’on a vu représentait surtout des extensions des réseaux existants dans l’entreprise avec l’ajout de briques dédiées. Aujourd’hui, ces extensions sont plus intégrées avec le reste du réseau existant, avec le placement d’une gateway en DMZ (zone démilitarisée ou zone tampon ou d’isolation des serveurs du réseau extérieur) spécialisée comme VPN SSL ou IPSEC. En fait, l’infrastructure ne pose plus de problème particulier lors de la mise en œuvre de solutions mobiles. » Un interlocuteur chez Sybase ajoute : « Chez nos clients, nous rencontrons deux cas de figure : les entreprises avec un nouveau projet qui développent une application mobile from scratch, celle-ci hébergée sur un serveur avec des API aux applications du SI existants. Deuxième cas, dans un cadre technologique de plus en plus mature, la solution est une extension mobile du SI qui repose sur les schémas d’architecture trois tiers ou des architectures de services. » De ce fait, les solutions se sont principalement développées dans les grands comptes. Étienne Didelot précise : « La mobilité est ressentie souvent comme un besoin stratégique avec une corrélation entre les besoins et le prix. En revanche, du fait de l’existant, les infrastructures sont complexes. Il faut réaliser de l’intégration et de la sécurisation avec des problèmes annexes comme la refonte de DMZ ou la configuration de firewall. »
Mais quel que soit le cadre, mobile ou nomade, le but est souvent le même d’où parfois une certaine confusion. Ce but est de fournir, quel que soit le réseau ou la technologie, la possibilité de transmettre les informations pertinentes en montant et en descendant, et d’autoriser une collaboration entre différents employés de la société. On voit ainsi se forger deux axes principaux d’usages de la mobilité : le besoin d’information dans un cadre allégé en dehors de l’entreprise et le besoin de transmettre des informations et des données à d’autres personnes de l’entreprise pour des questions de validation d’action à effectuer, de reporting ou de synchronisation d’informations métier. Il est possible de simplifier encore cette typologie d’usage avec une séparation entre application transversale ou horizontale, comme la réception de mails, de rapports, d’alertes et des applications verticales liées à des besoins métier spécifiques et dans des secteurs bien déterminés. La première catégorie, selon Étienne Didelot, représente « la mise en mobilité d’applications métier sur des plates-formes standard ».
Des usages verticaux répandus
Pour François Messager, responsable des solutions de mobilité et de travail collaboratif chez NextiraOne, « Les applications verticales, ou métier, sont en avance dans les utilisations principalement pour tout ce qui concerne la maintenance ou la gestion des forces de vente ou d’équipes sur le terrain. » Les transports, le secteur médical, la logistique et la distribution sont les autres secteurs consommateurs de solutions de mobilité. Étienne Didelot le confirme : « Dans ces secteurs, les utilisations n’ont pas attendu d’avoir les outils pour se lancer dans une utilisations sur des terminaux spécifiques. » Certains constructeurs se sont spécialisés dans la fourniture de ce type de terminaux spécifiques à des secteurs métier. Gotive ou Psion Teklogix en sont des représentants médiatiquement connus. Certaines applications, tel le projet Acelio à la SNCF, sont des projets emblématiques de déploiements larges sur des technologies mobiles dans des secteurs métier. Des sociétés de services se sont d’ailleurs spécialisées dans la mise en œuvre de solutions dans ces secteurs d’activité. Rayonnance Technologies s’est d’ailleurs taillée une réputation flatteuse dans le milieu sur ces dossiers.
Une ouverture vers des publics plus larges
L’ouverture vers des publics plus larges touche surtout une population de managers et apporte de nouvelles applications dans la mobilité. La première étape de l’adoption de ces outils par cette population a été de retrouver le premier outil de communication actuel, le courrier électronique, sur des appareils mobiles. En un sens, Palm, BlackBerry et consorts ont permis aux cadres dirigeants de découvrir les possibilités de la mobilité et de retrouver les éléments pertinents de son environnement de travail en dehors de son bureau. Mais comme le constate François Messager, chez NextiraOne : « La mobilité ne se résume pas à du push mail, un accès à une base de données ou à des petites applications de collaboration. »
Pourquoi des PDA ?
Alors que les ordinateurs portables deviennent quasiment les matériels les plus vendus dans le cadre d’une informatique nomade, les projets de mobilité choisissent le plus souvent d’autres terminaux plus petits comme des PDA, des smartphones ou encore plus simplement des téléphones mobiles avec des connexions de troisième génération.
Ce choix s’explique par différents facteurs. Tout d’abord, le coût des terminaux choisis est bien moindre que celui d’ordinateurs portables, a fortiori de tablets PC. À l’usage, ces derniers se révèlent fragiles et demandent donc des fonctions de support beaucoup plus importantes que pour des terminaux plus petits. Par ailleurs, les personnels sur le terrain sont parfois dans des conditions assez extrêmes où les ordinateurs portables se montrent peu pratiques.
Les PDA et autres téléphones mobiles ont aussi l’avantage d’être des matériels connus des employés sur le terrain car souvent utilisés personnellement. Ils font moins peur que des ordinateurs qui peuvent apporter une sorte de blocage psychologique du type « c’est un ordinateur donc c’est compliqué, donc je ne saurais pas m’en servir ». L’autre avantage des PDA est de valoriser l’agent de terrain dans sa mission de terrain. En relation avec le client, l’employé montre ainsi sa technicité et trouve son travail valorisé. En effet, si les ordinateurs portables se banalisent, ce n’est pas encore le cas des terminaux mobiles de ce type !
Ces applications sont cependant les premières visibles dans le domaine. Aujourd’hui, ces fonctions s’élargissent sous la pression de deux éléments. Tout d’abord, on assiste à une convergence des terminaux entre ceux utilisant de la donnée et de la voix. Ainsi, des opérateurs de téléphonie proposent désormais des services conjuguant services de données et de voix. Comme le fait remarquer Étienne Didelot : « C’est souvent l’occasion pour migrer de solutions de collaboration ou de messagerie exotiques vers des solutions plus connues. Lorsque les besoins dépassent ceux-là, les cadres dirigeants s’équipent d’ordinateurs portables avec des liaisons GPRS pour communiquer par un VPN. C’est pour cela que nous ne ressentons pas de gros besoins actuellement sur le secteur. » L’entrée en jeu d’opérateurs et de constructeurs apportant de nouvelles fonctions étoffe cependant les possibilités offertes dans le monde collaboratif ou de la gestion. Microsoft joue par exemple la carte de la collaboration et de la convergence avec une solution prévue pour le premier trimestre de l’année prochaine. Celle-ci s’appuiera sur la prochaine version d’Exchange pour unifier la communication et la messagerie d’un employé, qui pourra accéder à ses différents outils de communication de manière transparente. La solution repose sur une indication de la présence de la personne et du média qu’il utilise. Le transport des informations est alors optimisé pour être reçu sur ce média.
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La sécurisation des solutions mobiles peut recourir à des moyens drastiques comme l’authentification forte, telle que SecurID de RSA. La mobilité vue par l’éditeur de Redmond dépasse de loin ces simples fonctions. Elle vise à reproduire le plus possible l’environnement de travail de l’employé en l’adaptant à l’interface sur laquelle il est présent. Cette possibilité est sous-tendue par l’extension que représente Windows Mobile 5.0 avec l’environnement Windows présent dans l’entreprise. Dans cette logique, il ne s’agit pas d’envoyer tous les éléments de l’application vers le terminal choisi par le collaborateur, mais d’adapter les informations à échanger pour qu’elles soient reçues de la manière la plus pertinente et la plus utile pour celui qui les demande. <br>Dans ce cadre, les opportunités pour de nouvelles applications sont énormes. Les éditeurs, mais aussi les opérateurs n’ont pas manqué de le remarquer. Ainsi, Orange et SAP ont signé un partenariat qui permet aux abonnés de l’opérateur ou aux clients de SAP de disposer d’une solution qui les autorisent à recevoir directement sur leurs terminaux portables des rapports.<br>Par exemple, un contrôleur de gestion reçoit sur son PDA un rapport de vente insatisfaisant : il appelle directement le directeur commercial lui demandant des explications. Ce dernier peut alors décider d’une promotion pour augmenter les ventes. Par la même occasion, il peut pousser une alerte vers les équipes commerciales leur indiquant cette nouvelle promotion sur leur téléphone mobile ou sur leur équipement mobile. Dès les premiers retours de cette campagne, il peut alors renvoyer un rapport vers le contrôleur de gestion lui indiquant les nouvelles données commerciales et les résultats de la campagne. <br><br>On pourrait multiplier les exemples de ces nouveaux types d’applications se mettant en place dans les entreprises. L’arrivée de la vidéo et de l’image sur les équipements mobiles devrait donner lieu à de nouveaux usages encore inconnus dans le domaine.<br><br><br><span class=" dosinter="">
Encore des freins à l’adoption ?
L’extension du système d’information vers des terminaux mobiles se heurte tout d’abord à l’adaptation des applications à l’interface des équipements. Pour François Messager : « Il existe toujours la limite de l’affichage des applications. » Étienne Didelot renchérit : « Il existe un problème évident d’ergonomie. Les applications mobiles doivent donc répondre à des besoins précis pour des personnes précises. Ce n’est pas un frein véritable sur l’adoption des solutions, mais cela reste un critère important de choix. »
Outre l’ergonomie, la bande passante a été longtemps une limitation à l’adoption des solutions. Il est vrai qu’il n’est guère agréable d’avoir à télécharger des mails en GPRS à moins d’avoir beaucoup de temps devant soi ou d’être nostalgique des débits du RTC des débuts d’Internet. La 3G et EDGE, ainsi que les générations futures, devraient à terme rapidement régler le problème de la bande passante, éliminant du même coup certaines questions concernant la performance des applications mobiles. Les informations à descendre ou à monter doivent être adaptées au débit disponible pour être rendues sur des équipements mobiles. Chez Sybase, on est davantage optimiste encore : « La bande passante est là ! »
Autre question cruciale, celle des coûts de communication induits par ce type de solution. Ce problème est en passe d’être réglé. Les opérateurs proposent aujourd’hui des solutions sur des budgets raisonnables (aux environs de 70 euros par mois et par utilisateurs). Étienne Didelot indique cependant qu’il faut prendre en compte tous les coûts avant de se lancer dans le projet : « Il faut ajouter aux coûts télécoms, le prix des terminaux, la maintenance, le support. »
Et la sécurité ?
Dans les environnements mobiles, et principalement ceux utilisés par les cadres dirigeants, il est crucial que les échanges d’information soient pleinement sécurisés. Les informations peuvent être confidentielles ou revêtir une importance forte pour l’entreprise. L’augmentation de la performance apportée par une augmentation de la bande passante autorise la mise en place de VPN de manière assez facile. Pendant longtemps, cette solution, gourmande en ressources, était dédaignée du fait de performances insuffisantes. Étienne Didelot remarque : « En règle générale, plus on est sûr et moins la solution est pratique ou performante. Il faut placer le curseur au bon endroit. Pour répondre à la question, il existe deux cas de figure : on utilise une mise en mobilité très intégrée, comme celle proposée par Nokia, et c’est l’application qui se charge de la sécurisation, ou on utilise une solution plus ouverte comme un VPN IPSEC ou SSL. » Sybase propose une plate-forme totalement sécurisée. Elle supporte des VPN à plusieurs niveaux sur le terminal lui-même et assure la sécurité de la donnée lors de son transfert et au niveau des applicatifs. Utilisant les ressources de la solution Afaria, la donnée est sécurisée sur le terminal, cryptée pendant son transport. La solution autorise aussi la destruction de la donnée concernée en cas de perte ou de vol. La solution supporte FIP 140 au niveau 2 et peut s’intégrer avec la solution d’identification forte SecurID de RSA. Cet exemple est là pour démontrer qu’il est possible d’être quasiment « ceinture et bretelle » en ce qui concerne la sécurité d’une solution mobile. La plupart des projets ne méritent cependant pas un tel luxe de précaution.
De véritables bénéfices ?
Le principal frein qui demeure semble la faible démonstration de l’apport de valeur de tels projets pour des populations autres que celles de terrain. Les applications actuelles restent encore réservées aux VIP, avec des PDA pour cols blancs. François Messager explique : « Les clients cherchent encore la valeur de tels projets et demandent des proof of concept. Il reste encore une part d’évangélisation à réaliser. » Pour Étienne Didelot, « La technologie est là, mais les demandes sont encore timides. Il est possible que le besoin ne soit pas vraiment là, même si une demande d’améliorer la réactivité se fait jour. » Au final, les technologies sont prêtes et ne représentent plus une contrainte pour retrouver un véritable environnement de travail dans un environnement mobile. Les applications sur le terrain ne manquent pas mais elles restent cantonnées actuellement dans certains secteurs métier bien précis. Des crises possibles, comme une épidémie de grippe aviaire dans les pays occidentaux, pourraient révéler leur véritable valeur dans le monde de l’entreprise. Les contraintes de réglementation et de conformité à des lois peuvent aussi être un moteur d’une évolution plus rapide de la mobilité dans le secteur de la gestion du fait d’une contrainte de traçabilité de plus en plus importantes des informations et des actions effectuées par les employés d’une entreprise. Enfin, la convergence de plus en plus évidente entre l’informatique employée dans le cadre professionnel et dans un cadre personnel devrait aussi jouer pour une extension des projets de mobilité même pour les cadres des fonctions de gestion.
Un exemple d'application trois tiers : Lavance dans la mobilité !
Lavance est une PME spécialisée dans les appareils de lavage de voitures dans les stations services. Une de ces activités principales consiste en la maintenance des portiques de lavage qu’elle vend dans les stations. Jusqu’à présent, les 70 techniciens de l’entreprise consignaient leurs rapports d’intervention sur des formulaires papier et les restituaient par téléphone auprès du service de support qui les ressaisissait pour les placer dans le système informatique. Devant le temps perdu et les erreurs toujours possibles, Pascal Bizouard, le DSI de Lavance, a cherché une solution pour automatiser ce processus. Son choix s’est porté sur une solution de mobilité. « J’avais entendu parler d’une application similaire avec des problématiques proches chez Chronoflex, une entreprise qui distribue des flexibles. Nous sommes allés voir et nous nous sommes lancés ».
Techniquement, la solution se présente comme une application trois tiers : un PDA pour la restitution qui se connecte à un serveur middleware qui attaque l’application. Pour la sécurité et la disponibilité, le serveur est répliqué. Pascal Bizouard précise : « La base est embarquée dans l’application, un logiciel spécifique de SAV qui attaque directement le serveur de mobilité. » L’application a été enrichie pour que le technicien n’ait pas à écrire de texte mais juste à cocher des cases et cliquer sur des boîtes contextuelles. La solution se synchronise à chaque connexion, ou toutes les demi-heures, présentant ainsi une connexion en quasi temps réel vers le système d’information de Lavance. Les commentaires figurent à la fin du formulaire juste avant la signature du client. Ce formatage a été assez simple mais nécessaire. Les commentaires se font à partir d’une liste déroulante avec des clics pour éviter d’avoir à écrire. Ce formatage en arbre provient directement des retours du terrain et des techniciens qui retrouvent ainsi leur manière de travailler dans l’application. Le choix du terminal a eu son importance. Pascal Bizouard précise : « Au départ, nous étions partis sur des tablets PC. Le prix et la casse plus importante nous ont fait reculer pour aller vers des PDA. Mais en durci ou en semi durci, les prix se révélaient tout aussi prohibitifs. Nous sommes donc partis sur des PDA classiques. » La solution fonctionne maintenant sur des SPV M 3000, l’équivalent des Qtek 9100. Le projet a été rendu possible par les offres de prix très agressives de l’opérateur Orange. L’abonnement utilisé est même pour une part surdimensionné et n’est pas totalement utilisé. « Les fichiers transitant par ce réseau sont en XML et ne pèsent pas lourds, au maximum 3 ko », précise le DSI de Lavance. De ce fait, les temps de réponses sont de très bons niveaux. « Au maximum 5 secondes », explique avec fierté Pascal Bizouard. Un rien sur le réseau EDGE utilisé ! L’application et le matériel ont été bien accueillis. « Nos techniciens sont de niveau “Bac + 2”, plutôt jeunes. Ils ont très bien acceptés la solution. Certains avaient d’ailleurs ce type de matériels à titre personnel », précise-t-il encore.
Les bénéfices de la solution ont été assez faciles à démontrer. « Les techniciens gagnent désormais près d’un quart d’heure par intervention en n’ayant plus à appeler le support. Les erreurs sont moindres aussi. Multiplier par les 70 techniciens, il n’y a pas “photo”, le gain par rapport au budget investi est immédiat. Celui-ci était de l’ordre de 80 000 euros », poursuit Pascal Bizouard. La solution est en production sur la moitié des techniciens. Pascal Bizouard pense l’étendre à d’autres secteurs de l’entreprise.
Seul point négatif noté, la taille de l’écran qui empêche une véritable customization de l’application et de la signature client. « Nous réfléchissions pour trouver un compromis entre le tablet et le matériel actuel pour agrandir les écrans. Peut être du type Origami ? Certains constructeurs se lancent. Nous regardons. »
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PACA MOBILE CENTER
Éditeurs ou intégrateurs de solutions mobiles, le PACA Mobile Center, implanté au Pôle Media de la « Belle de Mai » à Marseille, est une association qui peut vous faire économiser beaucoup d’argent !
Le 12 octobre dernier, le PMC (PACA Mobile Center) a donc été officiellement inauguré à Marseille. Il s’agit du premier centre européen mettant à disposition de ses membres des centaines de modèles de téléphones mobiles et, plus important, leurs caractéristiques techniques, à des fins de développements ou de tests. Actuellement, cette « mobilethèque » propose plus de 275 téléphones de toutes marques et vise l’objectif des 1 000 téléphones à la fin 2007, soit une quasi exhaustivité pour le parc de mobiles exploités en France. Bien entendu, cette association sert déjà aux entreprises qui sont à la base de l’initiative : Mobile Distillery, Audio Mobile Agency, MobiVillage et Miyowa (voir encadré). Cependant les locaux de la « Belle de Mai » accueillaient lors de l’inauguration plusieurs autres membres du PCM qui utilisent déjà ses services. Ainsi, par exemple, la société parisienne Kaolink (www.kaolink.com), qui développe des jeux à succès sur portables, vient de délocaliser une partie de son équipe de développement à Marseille pour profiter pleinement des services du PMC. Et ViaMichelin, Stonetrip et Paycool Development leur ont emboîté le pas… Le Centre a généré, en fin de phase pilote – septembre 2006 –, 15 000 euros de services pour déjà 22 clients ! Enfin, une petite surprise nous attendait lors de l’inauguration puisque le responsable technique du PACA Mobile Center n’est autre que notre ancien rédacteur en chef adjoint, à l’Informaticien, Alexandre Deloy (lire l’encadré) !
Mutualisation indispensable
Lors du développement d’une application J2ME, celle-ci doit toujours être adaptée à plusieurs modèles de téléphones, plus ou moins selon la finalité du développement. Dans tous les cas, pour un jeu par exemple, il est indispensable que le logiciel puisse fonctionner sur le maximum de machines. Chaque téléphone coûte entre 100 et 800 euros et donc lorsqu’il faut porter et tester un développement sur plusieurs centaines de modèles, il faut compter avec un investissement d’environ 50 000 euros par an… Et voilà, l’utilité indéniable de ce Centre mutualiste démontré ! « Nous réduisons leurs investissements sur l’achat de terminaux mobiles, mais nous accélérons également le “Time to Market” de leur application », déclare Vincent Berge, le président de l’association. Beaucoup plus intéressant encore, pour chacun des téléphones dont il dispose, le PMC met également à disposition de ses membres des outils technologiques et une base d’informations actualisées. Les constructeurs de mobiles sont généralement bien avares d’informations et documents techniques, c’est donc là une véritable aubaine que de pouvoir connaître tous les détails indispensables à un développement sur un modèle spécifique. Sésame de cette base de connaissance unique, un petit développement de Mobile Distillery qui analyse les téléphones, leur configuration hardware et software, pour en extraire la substantifique moelle. Enfin, précisons que si le Centre est le premier de ce type en Europe, ce n’est pas le seul. Wireless Innovation adopte la même démarche en Écosse. Le PCM a donc noué un accord de partenariat avec cette organisation ouvrant ainsi également accès à des modèles utilisés par les opérateurs britanniques. Dans le même esprit, des téléphones utilisés par les opérateurs chinois commencent à être disponibles… Aujourd’hui, PACA Mobile Center est ainsi partenaire d’Orange, Sharp, Samsung, Pantech, ETSI, etc.
Dans la pratique…
En pratique, il est possible d’accéder aux services du PACA Mobile Center grâce à un forfait annuel ou à une tarification à la journée. Ensuite, il faudra utiliser les services de réservations en ligne du site www.PACAmobilecenter.com sur lequel vous pourrez également accéder à la base de connaissance. Les portables peuvent ensuite être utilisés dans les locaux du PMC ou être prêtés pour une courte durée. De nouveaux modèles peuvent être achetés sur demande d’un des membres et plusieurs modèles sont achetés en double en cas de forte utilisation… On comprendra facilement que ces services sont essentiellement utilisés, pour l’instant, par des entreprises peu distantes du site de la Belle de Mai. Mais à dix minutes à pied de la gare TGV de Marseille, il y a des chances pour qu’il attire rapidement une clientèle internationale. Labellisé par le pôle de compétitivité mondial « Solutions communicantes sécurisées », le Centre est significativement soutenu par la Drire et le Conseil régional. Un appui qui lui permet d’accorder des tarifs privilégiés aux entreprises régionales. Ainsi, le forfait annuel pour une libre utilisation passe de 12 000 à 6 000 euros pour une entreprise locale ; la location à la journée étant ramenée de 300 à 150 euros. Et finalement les prix des bureaux et locaux commerciaux sont encore abordables au centre ville de Marseille ! L’initiative devrait donc attirer plus d’une entreprise dans la Cité phocéenne, « carrefour de l’Europe ». Thierry Platon
Les fondateurs de PMC
• Mobile Distillery (www.mobile-distillery.com) est le principal acteur dans la création du PMC. Cette société a développé Celsius, une solution de portage d’applications Java sur mobiles. Il suffit de développer une application en utilisant le framework J2ME de Celsius pour pouvoir bénéficier des services de Mobile Distillery : le portage quasi-immédiat sur plus de 350 téléphones, intégrant une gestion des interruptions, des différentes résolutions, des fonts, des sons, des sprites, du multilangue, de la connectivité http, etc. Le gain de temps sur le portage est très important et le développement coûte de 60 à 80 % moins cher !
• Audio Mobile Agency (www.audiomobileagency.fr) est spécialisée dans la création audio pour mobile, de la musique au marketing.
• MobiVillage (www.mobivillage.com) est un des leaders du multimédia mobile, fournissant des solutions innovantes de développement de sites Internet pour mobiles. Chaque mois, les plates-formes de MobiVillage enregistrent plus de 70 millions de pages vues et 2 millions de téléchargements !
• Miyowa (www.miyowa.fr), créateur de la technologie MoveMessenger, fournit aux opérateurs et aux portails des services de messagerie instantanée compatibles avec les standards en place.
De la presse aux mobiles…
Chef de rubrique pour Programmez, pour 100 % Linux, puis rédacteur en chef adjoint de l’Informaticien des premiers jours, Alexandre Deloy est avant tout un confrère respecté et un ami de la rédaction. Fraîchement installé à Marseille, il ne donnait plus de nouvelles… Le voilà, retrouvé, souriant, au PACA Mobile Center au sein duquel il occupe le poste de Responsable technique. Il regrette probablement que les portables ne fonctionnent pas sous Linux et que les attachées de presse soient moins nombreuses autour d’une association mutualiste. Bien entendu, il s’agit d’un clin d’œil, mais c’est aussi pour nous un gage de qualité des services du PACA Media Center. Alors, bon courage Alex ! Finalement, il n’y a qu’un téléphone mobile de plus au monde tous les deux jours…
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