Crise du subprime, crise financière, crise économique... Les systèmes d'information ont-ils leur part de responsabilité ?
Aujourd'hui, la recherche de boucs émissaires, prend une tournure qui frise l'obsession. Des interrogations suspicieuses, et légitimes, envahissent les esprits. En vrac : Les coupables sont-ils les patrons d’entreprises cotées, pourtant censés répondre au pénal de leurs fausses déclarations ? Doit-on incriminer la cohorte des consultants, auditeurs, commissaires aux comptes, experts-comptables et autres contrôleurs de gestion, pour beaucoup grassement payés, qui n'ont rien vu venir ? Et pourquoi pas les économistes, doués pour les prédictions, pourvu qu’elles ne concernent pas l’avenir ?
Dans les grandes entreprises, les directeurs financiers et les DSI passent des milliers d'heures à mettre en oeuvre, dans leurs domaines de compétence respectifs, la fameuse «compliance». Un terme anglo-saxon fourre-tout, qui mêle à la fois la gouvernance, le pilotage et les bonnes pratiques. Ont-ils été négligeants ?
Dans le numéro de mars de L'Informaticien nous ouvrons le débat avec deux points de vue. Pour Olivier Bomsel, économiste au Cerna, le laboratoire d'économie industrielle et de finance de Mines Paris Tech, la crise est monétaire, pas informatique. Mais Henri Chelli, fondateur du cabinet Synedge Consulting, spécialiste de l’urbanisation de l’entreprise et de son système d’information estime lui que «l’embauche de mathématiciens pour développer des logiciels très sophistiqués d’évaluation des risques aurait dû prévenir toute opération hasardeuse». Mais au-delà de la recherche, quelque peu stérile de responsabilités, la fonction DSI ne doit-elle pas vivre sa révolution au sein de l'entreprise ?
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