Si virtualisation sera le mot de 2009, HPC ne devrait pas être loin comme le démontre le sondage réalisé pour Platform Computing auprès des intervenants du secteur bancaire. La virtualisation va être la priorité d’investissement dans ce secteur pour 54 % des entreprises interrogées. En second vient le HPC avec 17 % qui devance le cloud computing (14 %) et les architectures orientées services (SOA).
Pour la première fois dans ce secteur, ô combien conservateur que celui de la banque, le HPC entre dans le podium des idées d’investissements. Cela dénote un changement important des mentalités dans ce secteur industriel souvent enclin à s’appuyer sur la puissance de ses mainframes plutôt que d’utiliser des clusters ou des machines spécialisées dans le calcul intensif. C’est d’ailleurs peut être là que la bât blesse !
La première raison invoquée pour passer à des machines HPC est la réduction des coûts pour 54 % des directeurs informatiques des 35 plus grandes banques dans le monde. Les charges d’administration, de maintenance et de support des plates-formes deviennent trop lourdes en ces temps de crise et comme toujours, les idées de migration reviennent. Pour combien de temps ?
La deuxième raison invoquée est la montée en puissance des outils de gestion des risques. Il est bien temps de s’en occuper alors que la tempête est passée et que le système financier mondial est à peine debout. Vu la manière dont ces risques ont été calculés précédemment est-il nécessaire de faire tourner plus vite des algorithmes ou des programmes ayant donné les résultats que l’on sait ?
Qui osera dire il vaut mieux tard que jamais. On rappellera surtout que l’on se bat toujours pour ce qu’on a pas !