Les affaires de stock options anti-datées commencent à devenir banales aux Etats-Unis ; une menace pénale plane au-dessus de 170 d’entre elles, dont Apple, Broadcom et KLA-Tencorp.
Ce sont de bien sombres histoires dont se fait l’écho Reuters. Bien que les affaires des stock options anti-datées ne soient pas toutes récentes, le fait que 170 sociétés soient dans le collimateur de la justice est plutôt étonnant. Nous apprenons donc que les procureurs en charge de ces affaires envisagent de sérieuses poursuites pénales envers les dirigeants des entreprises incriminées, dont ceux d’Apple, Broadcom et KLA-Tencorp, et McAfee.
Les 170 sociétés en question ont toutes été étudiées par les autorités américaines, ce qui a conduit à des enquêtes internes au sujet de la manipulation des stock options. Les entreprises sont accusées d’avoir antidaté des stock options quand le cour de l’action était en baisse. Et ainsi pouvoir bénéficier de profits supplémentaires.
Jeudi dernier, les premiers résultats se sont fait sentir puisque le responsable juridique du site de placement Monster Worldwide a plaidé coupable devant la justice pour une affaire similaire.
Apple quant à lui n’a pas souhaité commenter l’article, mais un porte-parole a quand même notifié que la société à la pomme avait déjà fourni à la SEC (Securities and Exchange Commission) tous les documents relatifs à l’affaire.
Au sujet de McAfee, Broadcom et KLA-Tencorp, aucune réaction n’est encore parvenue à l’oreille des journalistes…