Selon la Commission Européenne, les Etats membres doivent intensifier leurs efforts en matière de lutte contre toute forme de pourriel.
Même si un ensemble de lois contre cette pollution virtuelle a été votée par la Commission Européenne, les Etats membres semblent ne pas s’en servir efficacement. Bruxelles réagit et incite les pays à lutter plus concrètement.
«Il est temps que les préoccupations politiques constantes à propos du pourriel se traduisent par des mesures offensives concrètes» a déclaré Mme Viviane Reding, membre de la Commission chargé de la société de l’information et des médias. «Conformément à la législation de l’UE visant à proscrire le pourriel, les autorités néerlandaises sont parvenues à réduire de 85% leur pourriel national, et je souhaiterais voir d’autres pays obtenir des résultats analogues par une application plus rigoureuse de la loi. Je réétudierai cette question l’année prochaine pour déterminer si d’autres mesures législatives antipourriel s’imposent.»
Toujours selon la CE, l’effervescence des pourriels est en partie liée au laxisme dont font état les pays de l’Union Européenne. Et en sont donc jugés comme responsable de l’ampleur de ces phénomènes.
D’autres mesures pourraient bientôt voire le jour. Et la CE envisage de multiplier les dialogues avec d’autres régions du monde afin de lutter plus efficacement contre le spam, qui est un phénomène répandu dans le monde entier. Les tout derniers chiffres communiqués par Sophos indiquent que 32% des messages non sollicités proviennent d’Europe, l’Asie restant en tête avec 34%.
En 2005, Ferris Research a estimé le coût mondial du pourriel à 39 milliards d’euros tandis que Computer Economics a calculé que, au niveau mondial, les logiciels malveillants coûtaient 11 milliards d’euros, rappelle la Commission.