Le groupe informatique américain annonce avoir réduit sa perte nette trimestrielle et avoir augmenté son chiffre d’affaire de 17%.
Sun Microsystems reprend de l'ampleur. Après avoir subi de fortes pertes ces derniers mois, l’entreprise américaine annonce avoir augmenté son CA de 17% grâce notamment à l’intégration du spécialiste du stockage StorageTek, et à la croissance de ses activités de services.
Cependant, l’action perdait 1% dans les transactions hors séance, après avoir fortement augmenté ces 2 dernières semaines.
« La croissance du chiffre d'affaires n'est pas aussi élevée que certains l'espéraient », a commenté Brent Bracelin, analyste de Pacific Crest Securities. « L'élément important, c'est que la société continue de progresser vers son objectif de retour à la rentabilité »
Sun a également augmenté son chiffre d’affaires de 15% dans le secteur informatique, qui inclut les serveurs. Avec ces bonnes performances, la société reprend la 3ème place du marché des serveurs, selon le cabinet d’étude spécialisé IDC. La croissance du CA dans ce secteur est de 15,5%, nettement supérieure à celle de ses concurrents HP, IBM et Dell.
« C'est excellent de croître plus vite que la concurrence, de maintenir des marges brutes élevées et de constater les progrès de l'adoption de Solaris sur des ordinateurs HP, Dell et IBM », a déclaré Jonathan Schwarz, le directeur général de Sun.
Pour rappel, Solaris est une version de l’OS d’Unix développé par Sun. Schwarz a également précisé que 70% des téléchargements de ce logiciel étaient destinés à être accueillis sur des serveurs de marques concurrentes.
Rappelons que l’année dernière, lors de la fin du premier trimestre clos le 1er octobre, Sun annonçait une perte de 123 millions de dollars, contre 56 cette année à la même période. Le CA est aujourd’hui de 3,19 milliards de dollars, contre 2,73 l’année dernière.
La reprise des affaires est caractérisée par un renouvellement complet de la gamme Sun ces 5 dernières années, dont notamment l’adoption des processeurs Opteron d'Advanced Micro Devices pour ses serveurs de catégorie « standard ».