Après l’évocation de questions soulevées dans la mesure de l’audience Internet, l’institut de mesure du trafic Internet a décidé de créer une commission d’autorégulation.
L’organisme Médiamétrie a pour but de mesurer l’audience des sites inscrits à son programme. Cependant, il existe de nombreuses manières de détourner le calcul de l’institut. C’est pourquoi Médiamétrie a mis en place un système d’autorégulation.
Dorénavant, l’organisme luttera contre les « sites-under éditoriaux à usage publicitaire », ou plus clairement les pages qui s’ouvrent en arrière plan quand on quitte le site en question, ou que l’on arrive sur un autre.
De plus, l’institut veut lutter contre « la non adéquation flagrante entre le contenu d’un site et son URL », qui affectent l’audience d’un site à un autre site, ce qui a pour conséquence de fausser toutes les mesures.
D’après ce constat, Médiamétrie a décidé de former une commission d’autorégulation, composée de 14 membres appartenant tous au Comité Internet de Médiamétrie (Carat, DDB, Les Echos, France Télécom, France Télévisions, le Geste, l’IAB, Publicis, Media Contacts (Groupe MPG), MSN, le SRI, l’UDA, Skyrock, TF1) Elle sera donc chargée du contrôle des nouvelles applications.
« Ces décisions, qui prennent effet aujourd’hui, témoignent de la volonté des acteurs du marché de l’Internet, réunis au sein du Comité Internet de Médiamétrie, de définir et de valider ensemble la mesure de l’audience de l’Internet, de tenir compte de ses évolutions par rapport au marché, et de fixer des règles déontologiques d’utilisation et de communication des résultats », apprend-t-on dans un communiqué de Médiamétrie.
Ainsi, les sites devront identifier clairement leurs URLs en y intégrant une chaîne de caractères spécifique, appelée « adsite-under », visible après le 1er slash de l’adresse.
En cas de non-respect de cette règle, les sites accusés se verront remettre à 0 leur audience dans les fichiers de médiaplanning.