La secrétaire d’Etat au Numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, a réuni jeudi les représentants du CSA et les éditeurs sélectionnés pour la TMP (Télévision Mobile Personnelle). Le but : fixer un calendrier pour l’adoption de la technologie.
NKM s’attaque actuellement à un sujet sensible, mais qu’il est nécessaire de prendre par les cornes : la TMP. Longtemps évoquée, elle est surtout chahutée par un nombre de divergences majeur entre les opérateurs, éditeurs de contenus, etc. D’ailleurs, la fronde se mène surtout sur les normes à accepter. En juin dernier, nous publiions d’ailleurs un article sur la confusion générale qui règne en Europe à ce sujet.
NKM s’est donc chargée de réunir représentants du CSA mais aussi opérateurs, éditeurs et chaînes TV autour d’une table. But de la manœuvre : réussir à mettre sur papier un calendrier tangible définissant les différentes étapes du projet. Comme l’avait préconisé un rapport de Cyril Viguier, il devrait donc y avoir création d’une société ad hoc qui assumera les coûts du réseau.
Mais il reste encore de nombreux problèmes à régler, ne serait-ce qu’au niveau du modèle économique. De qui sera composée cette fameuse société ad hoc ? Il parait peu probable que seuls les opérateurs financent le réseau, puisqu’ils reprochent aux éditeurs de contenu de ne pas le financer, mais surtout de dégager des bénéfices dessus ! Toutefois, NKM avait déjà précisé que les éditeurs ne devaient pas contribuer au financement du réseau.
Bref, les choses sont encore floues. Sans compter que TDF, qui doit jouer un rôle majeur dans le développement de la TMP, est en pleine crise, avec un plan de 374 départs volontaires. Ce qui fait enrager les employés du télédiffuseur, qui semble avoir fait preuve d’un certain attentisme.
Mais n’oublions pas non plus que si Free obtient la 4ème licence mobile, ceci pourrait inciter les opérateurs à aller chercher d’autres sources de revenus si le trublion ‘casse’ les prix de la 3G comme il l’a fait avec l’ADSL. Sans compter que l’adoption de la TMP nécessite la mise en place d’un nouveau réseau. Car avec l’utilisation exponentielle des datas sur mobile, la 3G ne supportera pas à elle seule la diffusion de la TMP.
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