Des pirates informatiques ont réussi à pénétrer les serveurs du Centre de Recherche sur le Climat de l’Université d’East Anglia, au Royaume-Uni. Ils ont publié sur le web des centaines de documents et de conversations privées, qui lancent une polémique sur l’implication humaine du réchauffement climatique, et de la connivence entre certains chercheurs.
A quelques jours de l’ouverture de la conférence sur le réchauffement climatique qui se tiendra à Copenhague, une polémique commence à enfler sur le web. Des pirates informatiques se sont introduits dans les serveurs du Centre de Recherche sur le Climat de l’Université d’East Anglia, au Royaume-Uni.
Ils ont ensuite publié, sur un serveur hébergé en Russie, des milliers d’e-mails de conversations entre scientifiques anglais et américains, ainsi qu’environ 3.000 documents scientifiques. La police, qui a ouvert une enquête, a expliqué qu’elle ne pouvait pas se prononcer sur l'authenticité des fichiers publiés sur Internet.
Ceci crée donc une polémique puisque certains estiment que ces documents sont la preuve que les scientifiques auraient, en toute conscience, exagéré, manipulé, voire falsifié, les données concernant le réchauffement de la planète. Dans un mail, le directeur du CRU, Phil Jones, écrit clairement qu’il a utilisé une ‘manipulation’, empruntée à un météorologue de l'université d'Etat de Pennsylvanie, Michael Mann, pour « dissimuler le déclin » récent des températures dans le monde.
Ce piratage informatique est d’autant plus important que la conférence de Copenhague approche à grand pas. De nombreuses informations rapportent d’ailleurs que des lobbys tenteraient d’empêcher le bon déroulement de l’évènement, qui doit réunir 170 pays, afin d’arriver à un traité pour succéder au protocole de Kyoto contre les émissions de gaz à effet de serre (GES) en 2012.
Il serait donc de bon ton de savoir qui se cache derrière ce piratage, afin de comprendre quelles sont les réelles motivations. Et d’apporter un éclaircissement sur la soi-disant connivence des scientifiques.
Source : AP