L’April accuse le Premier ministre François Fillon, qui a signé l’arrêté validant la dernière version du RGI, de faire un cadeau à Microsoft, et « d'hypothéquer l'interopérabilité dans les administrations publiques ».
En signant l’arrêté validant la dernière version du RGI (Référentiel Général d’Interopérabilité), le Premier ministre s’est attiré les foudres des défenseurs du logiciel libre en France. Plusieurs fois par le passé, l’April avait dénoncé « une rédaction contraire aux objectifs d'interopérabilité et d'accessibilité de l'administration électronique par tous les citoyens ».
L’April estime que le RGI, en l’état, entretient la confusion sur les formats de bureautique. En effet, celui-ci préconise deux formats concurrents : Open Document (ODF) et OOXML. « Loin de favoriser l'interopérabilité, cela engendrera des discriminations entre les citoyens pour l'accès à l'administration électronique », estime encore l’association.
Ainsi, l’April demande une clarification du RGI, et de la position de l’Etat français sur le cadre européen d’interopérabilité.
Rappelons également que la standardisation du format OOXML de Microsoft par l’ISO avait suscité de vives controverses dans de nombreux pays.