Comme cela était fortement pressenti, la Commission Européenne a émis plusieurs réserves sous formes « d’objections préliminaires » concernant l’acquisition de Sun par Oracle. C’est notamment MySQL qui pose problème.
C’était du presque tout cuit. D’ailleurs, le Financial Times s’était (à juste titre) avancé en expliquant récemment que la Commission Européenne ne laisserait pas passer aussi facilement l’acquisition de Sun Microsystems par Oracle.
Et c’est bien le scénario que nous vivons actuellement : la CE vient d’émettre plusieurs réserves sous formes « d’objections préliminaires », affirmant ainsi son scepticisme quant à cette transaction. Toutefois, ce n’est qu’une mince partie qui bloque, puisque le problème n°1 est l’entrée de la base de données MySQL dans le portefeuille du grand Oracle. Ce dernier ne donnerait pas assez de garanties quant au maintient de la base open source.
Oracle affirme quant à lui qu’il ne souhaite pas modifier l’équilibre du marché des bases de données. On veut bien le croire, MySQL ne semble pas être l’objet de tous les désirs.
Pour Oracle, c’est notamment Java (800 millions de PC, et deux milliards de téléphones mobiles) la pierre angulaire du rachat. « L’actif logiciel le plus important » jamais détenu par Oracle selon son PDG, Larry Ellison. Sans oublier les plates-formes Sparc et Solaris.
Sun et Oracle doivent désormais répondre aux objections de la CE. Et présenter des arguments solides, s’ils veulent concrétiser l’opération. Le tout, en mettant de côté ce ton autoritaire qu’emploie parfois Oracle, comme dans ce dernier communiqué, qui explique en somme que Bruxelles ne comprend pas grand-chose au marché des SGBD !
L’attitude de Sun et Oracle devrait donc jouer pour beaucoup dans la suite des évènements.