Oracle aurait pris des mesures en France, et prévu de supprimer 250 postes dans l’hexagone, soit environ 16% des effectifs. L’intégration de Sun prendrait-elle de l’avance ?
C’est ce qu’on appelle se faire couper l’herbe sous le pied. Les salariés d’Oracle France sont tombés de haut en apprenant la nouvelle : un plan de restructuration prévoit la suppression de 250 postes dans l’hexagone, sur les 1.600 que la filiale compte actuellement.
Une décision tombée d’on ne sait où, alors que les derniers résultats financiers de l’éditeur de progiciels sont supérieurs aux attentes. Les arguments mis en avant par Oracle sont, d’une la prévision de croissance légèrement inférieure à ce qui était attendu, de deux la préservation de la marge opérationnelle pour pouvoir maintenir la stratégie à long terme Oracle, indique-t-on sur le blog de la CFDT Oracle.
D’ailleurs, les employés notent bien qu’ils ont déjà exprimé « leur surprise et leur colère ». Selon eux, cette décision n’est pas justifiable « au regard de la santé financière d’Oracle et des efforts concédés par les salariés depuis de nombreuses années au sein d’Oracle France ».
Visiblement excédés, ils expliquent encore que « Nous ne pouvons pas accepter que les salariés soient considérés comme une simple variable d’ajustement au profit d’une politique purement financière ».