Pour l’opérateur Telia Sonera, l’équipementier suédois Ericsson a mis sur pied le premier réseau mobile LTE, la génération suivant les technologies HSUPA et HSPA+. Toutefois, les technologies 3G ne sont pas encore vouées à disparaître, et l’écosystème matériel est encore loin d’être concret.
Certains veulent aller plus vite que la musique. Mais l’opérateur nordique Telia Sonera avait déjà annoncé la couleur, souhaitant devenir l’un des premiers à proposer des réseaux de nouvelles générations.
De la 3G à la LTE
Aujourd’hui, il semble que le passage vers la LTE (Long Term Evolution) soit viable, économiquement comme techniquement. La standardisation est d’ores et déjà établie, mais la transition ne se fera pas en quelques semaines ou quelques mois. Bien au contraire !
Car selon plusieurs constructeurs-équipementiers, l’évolution des technologies doit se faire dans un cadre bien précis : 3G (UMTS), 3G+ (HSDPA), 3,75G (HSUPA). Puis devraient suivre les technologies dérivées de l’HSPA+ (release 7, 8…), avec des débits toujours plus importants.
Notez que la 4G n’est qu’une somme d’améliorations de toutes les technologies mobiles précédentes. En théorie, la LTE devrait permettre d’atteindre des débits de l’ordre de 40 à 50 Mbps en upload, et théoriquement, 143 Mbps en download ! La LTE tire notamment parti de bandes passantes beaucoup plus larges, jusqu’à 20 MHz, contre 10 MHz au maximum pour le HSPA+.
Toutefois, la LTE n’a pas pour vocation de remplacer les technologies 3G. Celles-ci devraient cohabiter un long moment, jusqu’à ce que l’écosystème économique, logiciel et matériel soit définitivement mis en place. Selon le directeur France de Qualcomm, le grand public ne s’appropriera la LTE qu’à partir de… 2017 ! Une date qui pourrait d’ailleurs être repoussée, puisque la crise a diffféré les investissements.
La Suède en avance
Rien n’empêchait donc aujourd’hui l’équipementier Ericsson de développer son premier réseau, avec l’aide de Huawei, à la demande de l’opérateur Telia Sonera. Celui-ci est donc sur pied, uniquement dans le centre de Stockholm pour le moment.
Mais aujourd’hui, ce sont les terminaux qui manquent à l’appel. Les premiers modèles devraient d’ailleurs pointer le bout de leur nez dès 2010, sans annonce officielle pour le moment.
En France, un réseau pilote a été inauguré en novembre avec Ericsson. L’Arcep a également lancé une consultation publique en ce qui concerne l’attribution des fréquences.