Suite au Grenelle des Ondes lancé par le ministère de la Santé, l’université Sorbonne Paris III a instauré un moratoire sur les bornes WiFi dans les bibliothèques.
Plusieurs bibliothèques de la Sorbonne Paris III vont subir le même sort, à savoir la suppression des bornes WiFi : Sainte-Geneviève, Sainte-Barbe, celle des Langues Orientales et le centre de documentation de la faculté de Censier. Toutes reviendront donc à un bon vieux système filaire !
Il est clair qu’actuellement, la question de la santé est primordiale en ce qui concerne les ondes quelle qu’elles soient. Personne ne pourra reprocher le moratoire annoncé par l’université, à l’heure où les discours divergent fortement sur leur dangerosité.
Alors que l’AFOM (Association Française des Opérateurs Mobiles) s’insurge contre des éventuels problèmes sanitaires, les cas de démontage d’antennes relais courent un peu partout dans l’hexagone. Car le problème des antennes-relais est le même que pour le WiFi : la dangerosité des ondes propagées n’a d’ailleurs toujours pas été formellement démontrée.
Etudes et réunions
Rappelons que la Mairie de Paris avait lancé une étude sur les risques du WiFi dans plusieurs bibliothèques municipales. Les conclusions rapportaient que les niveaux d’ondes électromagnétiques étaient de 80 à 400 fois inférieurs au niveau de référence le plus faible.
Après un premier atelier le 6 mai, les discussions vont se prolonger les 14 et 15, avec réunion finale le 25 mai. Actuellement, l’association Robin des Toits a proposé un test grandeur nature. Plusieurs villes urbaines et rurales se sont portées volontaires pour ce test grandeur nature pour vérifier le seuil de 0,6 volts par mètre.