Dans une interview accordée vendredi au quotidien Le Figaro, tous les propos de NKM n’ont pas été retranscrits. Voici les passages manquants…
Vendredi dernier, Le Figaro publiait dans ses colonnes une interview de la secrétaire d’Etat à l’économie numérique. Dans celle-ci, Nathalie Kosciusko-Morizet revenait sur l’affaire avec DailyMotion, puis évidemment, sur le projet de loi Création et Internet.
Seulement, le site Electron Libre publie la vraie interview, non-coupée, de NKM, dans laquelle les propos tenus par la secrétaire d’Etat prennent une toute autre valeur. Morceaux choisis.
« Il faut comprendre que les arbitrages de la loi ont lieu dans des réunions auxquelles je ne suis pas invitée », commence par se défendre NKM, précisant toutefois qu’elle ne se désintéresse pas du débat. Si on l’a déjà entendu s’exprimer du bout des lèvres sur l’Hadopi, elle estime que «la discussion à l’Assemblée ne se fait pas dans de bonnes conditions ».
Mais le plus étonnant est la réponse à la question sur l’efficacité de la loi. « Comme dans toute loi, et en particulier dans toute loi qui a sa complexité technique, il y a des gens qui passeront aux travers des mailles du filet », assure-t-elle. « Pour l’essentiel, c’est la partie pédagogique de la loi qui s’appliquera. Beaucoup de gens s’arrêteront de télécharger après avoir reçu un premier avertissement par mail. Cela étant, il y aura évidemment des gens assez forts pour masquer leur adresse IP et échapper aux contrôles. Moi-même je sais comment faire ! ».
Ainsi, elle explique que sa responsabilité est désormais de préparer les suites de cette loi, « qui ne résout pas la question du modèle économique de la création sur Internet ».
« Je suis déjà dans l’après-Hadopi. Dès le début du mois d’avril, nous allons réunir tous les acteurs de l’après, tous ceux qui financent la musique sur le web, pour les faire réfléchir à de nouveaux modèles. La France a un rôle à jouer au niveau mondial sur ce sujet », conclut-elle enfin.